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mardi, mai 3 2011

La France pillée : lobbies, conflits d'intérêt et corruption

Logo_Anticor_2.jpgSous ce titre ("la France pillée"), l’association Anticor dresse une analyse de l’enchevêtrement des réseaux d’intérêts entre le monde politique et les puissances de l'argent. Fruit d'auditions de personnalités, syndicats, journalistes, victimes de la corruption réalisés par le pôle économique d’Anticor au doux nom de Cleanstream, le rapport reprend et décrypte des rapports publics, décisions de justice, données officielles, enquêtes concernant des affaires emblématiques.
Le rapport, publié en cinq épisodes sur le site des Inrocks, donne successivement des coups de projecteur sur : la politique fiscale (chapitre 1), la question des grands contrats publics avec le privé (chapitre 2), les conflits d'intérêts (chapitre 3), l'indépendance du contrôle public exercé sur les prises de décisions, (chapitre 4), les errements des politiques décentralisées, avec le cas des délégations de service public du chauffage urbain dans des communes de gauche de la région parisienne (chapitre 5) et enfin sur la dépénalisation des « affaires », et l'inexécution des peines.
Dans sa première livraison, le rapport traite de l’influence des lobbyistes dans la vie publique, des cadeaux fiscaux à l’exemple du crédit impôt recherche, des emprunts toxiques placées par les banques auprès des collectivités locales.

jeudi, mars 24 2011

Une démocratie corruptible et des Français ambivalents

Image_livre_pierre_lascoumes.jpg Des scandales politico-financiers défraient régulièrement la chronique. Malgré leur réputation de légalisme, les élites françaises ont du mal à faire face aux situations problématiques : cumul de mandats, financement de la vie politique, conflits d’intérêts, etc. De leur côté, les citoyens font preuve d’ambivalence. Ils utilisent de nombreuses justifications pour excuser les comportements déviants de leurs élus. Dès lors, tout se passe comme si la corruption était perçue à la fois comme un scandale et une fatalité. Pourquoi corruption et démocratie font-elles si bon ménage ? Pourquoi les citoyens continuent-ils d’accorder leur confiance à des acteurs politiques condamnés pour abus de fonction ? Avec une rigueur implacable, Pierre Lascoumes explore la « zone grise » de notre démocratie et donne des clés pour comprendre la défiance des citoyens vis-à-vis des institutions ? préalable indispensable à une réforme de la vie publique.

jeudi, mars 10 2011

La crise, la finance et la politique : conflits d'intérêt au coeur de Wall Street

Image_13_bankers.jpgLa crise financière a beaucoup coûté aux pays qu’elle a touchés. Dans une récente étude du Fonds Monétaire International, les économistes Luc Laeven et Fabian Valencia estiment qu’en France et aux États-Unis, le PIB est 25% plus faible, et la dette publique 25% plus élevée, qu’ils n’auraient été sans la crise. Pour d’autres pays le choc négatif a été bien plus fort encore : ainsi l’Irlande et l’Islande ont été entraînées dans la chute de leurs banques en tentant de les sauver. Aujourd’hui le contraste est fort dans les pays occidentaux entre l’économie réelle, dont la reprise tarde à s’amorcer, et les banques d’investissement que les gouvernements ont sauvées, et qui ont presque retrouvé leurs niveaux de profits (et de bonus) d’avant-crise. Cela appelle à se poser la question : pourquoi les réformes n’ont-elles pas eu plus d’ampleur ? Par exemple, pourquoi n’a-t-on pas imposé aux banques des ratios de fonds propres plus contraignants ? À cause du conflit d’intérêts extrêmement fort existant entre les technocrates de Washington et (treize) grandes banques d’investissement américaines, répondent Simon Johnson et James Kwak dans leur livre.

lundi, janvier 31 2011

Les conflits d'intérêts minent la République

Photo_billets_1suisse_flickr.jpgHistorien, ancien ministre, Jean-Noël Jeanneney réagit à l'annonce d'une loi destinée à lutter contre les conflits d'intérêts dans le droit-fil des mesures proposées par le rapport Sauvé, rendu mercredi 26 janvier. Il espère que cette annonce ne restera pas lettre morte.. Dans un entretien au Monde, il ne mâche pas ses mots, déclarant par exemple : "Je ne suis pas choqué qu'un avocat ait exercé son métier naguère en défendant tel ou tel ; ce qui me heurte, c'est que Nicolas Sarkozy, devenu président, ait décoré son ancien client Jacques Servier avec tant d'éclat. La grand-croix ! Je songe à Pierre Laval disant un jour à Bertrand de Jouvenel, vers 1935 : Voyez-vous, mon petit, ces deux tiroirs, ça joue un grand rôle dans notre République : décorations et fonds secrets."