Logo_Gazette_des_communes.pngSous la forme d’une « recommandation » adressée le 20 janvier 2011 à son président, le Premier ministre François Fillon, le Conseil national des villes (CNV) dresse un bilan très critique de l’actuel plan national de prévention de la délinquance.
S’appuyant sur une enquête conduite à l’automne auprès des coordonnateurs locaux de la prévention de la délinquance (voir une précédente chronique), les élus et professionnels de la politique de la ville, réunis au sein du CNV, pointent notamment une « régression dans la gouvernance » et une forte «confusion dans les responsabilités» de l’Etat et des collectivités locales. Les auteurs du document déplorent l’inadéquation du plan gouvernemental aux réalités locales. Autre « sujet de préoccupation » : l’insuffisance des financements alloués aux politiques de prévention.
Parmi ses recommandations, le CNV appelle tout d’abord à une « nécessaire clarification des fondamentaux de la prévention de la délinquance », le plan étant jugé trop centré sur « le traitement de la délinquance » et pas suffisamment sur « la personne même du délinquant dans son contexte et sa globalité ». Le CNV propose ainsi de soutenir les actions de prévention précoce aux « effets bénéfiques » et de favoriser les « sanctions innovantes, simples, compréhensibles et efficaces : rappel à l’ordre, mesure éducative, réparation pénale, indemnisation rapide, ou même des mesures extra-judiciaires, alternatives à la justice ».