Photo_Jean-Louis_Zimmermann_sur_flickr.jpgCinq ans après la publication controversée de l’expertise collective de l’INSERM sur les troubles de conduite chez l’enfant et l’adolescent, quel bilan peut-on tirer des actions visant à prévenir de façon précoce les risques de vulnérabilité sociale et psychologique ? Certaines études, essentiellement anglo-saxonnes, indiquent que la mise en place de politiques de prévention dès le plus jeune âge, avant que ne surviennent des risques identifiés, serait efficace sur le long terme du point de vue de la santé, de la réussite scolaire, voire des incivilités. Ces politiques permettraient d’éviter des interventions curatives plus coûteuses pour la collectivité et aux résultats parfois incertains. Elles viendraient s’ajouter aux dispositifs de prévention à vocation universaliste (accueil de tous les publics), moins efficients pour les publics les plus fragiles. De nombreux professionnels invitent toutefois à aborder avec précaution la question d’un plus grand ciblage des dispositifs de prévention précoce, voire émettent des réserves sur leur principe même.