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jeudi, octobre 25 2018

Faut-il avouer pour sortir de détention provisoire ?

Ce rapport, réalisé en collaboration avec des cabinets d’avocats sur le ressort de Marseille-Aix, analyse, à partir d’un corpus de décisions relatives à la détention provisoire, la trajectoire de 117 mis en examen placés en détention provisoire et tente d’établir les critères qui permettent de prédire leur sortie, via l’obtention d’un contrôle judiciaire, avant le procès.
Après analysé les critères employés par les acteurs pour « motiver » (c’est-à-dire justifier formellement) leurs décisions, nous tentons d’éclairer le rôle que joue la coopération du mis en examen avec les enquêteurs dans sa libération. L’aveu, qui joue un double rôle de « concession » fait au juge d’instruction et de « signal de bon profil » envoyé au juge des libertés et de la détention est alors un élément étonnamment déterminant pour expliquer qui est libéré et qui reste en détention.

samedi, mars 12 2011

Un regard sur l’état calamiteux du système carcéral italien

Photo_prison_par_Tim_Pearce__Los_Gatos_sur_flickr.jpgDans quel état se trouve actuellement le système carcéral italien ? De quelle histoire, partiellement singulière et partiellement partagée, est-il le produit ? Dans quelle mesure, à quelles occasions et de quelle manière les prisons, du moins certaines d’entre elles, y accèdent-elles momentanément à une certaine visibilité publique ? Pour le non italianiste, les ressources sont rares, surtout hors généralités juridiques et statistiques. En guise de sensibilisation, on lira avec intérêt le récit de Dario Stefano Dell’aquila intitulé « Kafka à Naples », sur la prison de Poggioreale, texte récemment traduit et publié par le site (et depuis peu la revue) Article XI. Malheureusement trop court, mais saisissant : « À Naples, la prison de Poggioreale – 1 300 places et le double de détenus – est une ville dans la ville. Son imposante porte de tôle sépare des milliers de femmes et d’hommes de la rumeur de la rue. Dans des pavillons qui portent le nom de villes, choisis en fonction d’une improbable géographie de la peine – Naples, Salerne, Avellino, Turin, Milan, Rome –, les cellules reçoivent jusqu’à quatorze personnes. Deux mille cinq cents prisonniers y purgent une peine, tous n’ont pourtant pas été jugés : 88 % des détenus sont en attente d’une sentence définitive, n’ayant pas encore été "techniquement" condamnés. ».

Pour aller plus loin :