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jeudi, février 10 2011

Policiers, gendarmes, réservistes et miliciens : l'article 37 quater de la LOPPSI 2

Image_citoyen_volontaire.jpgPour compenser la baisse des effectifs dans la police nationale – conséquence de la réforme générale des politiques publiques (RGPP) – la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite LOPPSI 2, en cours d’adoption au parlement, prévoit d’étendre aux citoyens volontaires la réserve civile créée en 2003 pour les retraités de la police nationale. Pour être candidat, il suffira d’être majeur, de nationalité française, et de posséder un casier judiciaire vierge, la sélection se faisant sur dossier. Après une formation sur le tas, ces “réservistes” d’un nouveau type pourront posséder une arme et dresser des PV.
Le syndicat Unité SGP Police-FO se déclare opposé à cette évolution : « ce n’est pas en créant des “miliciens” et en démantelant les CRS que l’on résoudra le problème de la sécurité dans notre pays ». La CGT Police parle également de « milices à l'américaine ».
D’autre part, la LOPPSI 2 étend à la gendarmerie nationale le « service volontaire citoyen » qui existait déjà pour la police nationale. Les “volontaires citoyens” effectueront un travail social.La préfecture de l’Eure en 2010, qui a expérimenté le projet, indique : « Ils seront ainsi amenés à mener des opérations de soutien et de renforcement de l’autorité parentale, à participer à l’accueil et au suivi des victimes, ou à mener des opérations de prévention, de médiation et de pédagogie de la loi dans le cadre de structures scolaires, par exemple. »

mardi, février 1 2011

L'association des petites villes dénonce le désengagement de l'Etat sur la police

Image_police_municipale.jpg « Alors que le Ministre de l’Intérieur (Brice Hortefeux) vient d’annoncer et de commenter les chiffres de la délinquance de 2010, l’Association des Petites Villes de France, que préside Martin Malvy (Président du Conseil régional Midi-Pyrénées), a publié les résultats d’une consultation des maires des petites villes sur la présence et la mission des polices municipales dans les petites villes. Cette étude permet de mieux connaître l’évolution des effectifs de police nationale ou de gendarmerie dans les territoires ainsi que ceux de la police municipale. Alors que plus de quatre cents élus ont répondu à cette enquête, les résultats démontrent une forte corrélation entre la réduction des effectifs de sécurité de l’Etat et le recrutement des policiers municipaux. Il s’agit là d’un nouvel exemple de transfert de charges insidieux de l’Etat vers les communes, alors même que les attentes de la population en matière de sécurité n’ont pas diminué. Dans ces conditions, l’APVF appelle une nouvelle fois l’Etat à ne pas se défausser de ses compétences régaliennes sur les collectivités en matière de sécurité. Elle demande à l’Etat de mieux assurer l’intégralité des missions que la loi lui confie dans ce domaine. La « coproduction » souhaitable et nécessaire en matière de lutte contre la délinquance et l’insécurité ne doit pas aboutir à la confusion des moyens sur le terrain » (communiqué).