Photo_Julie70_flickr.jpgAlors que la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) publie vendredi 29 avril 2011 son dernier rapport annuel, un groupe de juristes de cette instance dénonce une récente délibération proposant d'étendre le principe de neutralité aux salariés des services publics gérés par des structures privées, tels que les crèches. Selon eux, cette décision « amorce le déclin de la lutte contre certaines discriminations en France ». Ces juristes travaillant au sein de la Halde critiquent un « recul du droit », un « recul des libertés fondamentales » et un « mélange des rôles (entre la Halde et l'action du gouvernement voire la direction de l'UMP) pour le moins troublant et en rien conforme aux missions de la Halde et à son indépendance ».
De fait, tandis que la Défenseur des enfants (voir ici), la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (voir ici) et le Médiateur de la République (voir ici) ont tous les trois rendu un dernier rapport assumant de fortes critiques à l'égard du pouvoir politique, la quatrième autorité administrative qui sera fondue dans le nouveau Défenseur des droits n'a pas fait ce baroud d'honneur.