Photo_ADDROX_flickr.jpgLa connaissance scientifique de la maltraitance envers les enfants en France est quasi inexistante, tant dans sa dimension épidémiologique que dans celle du contexte psycho-affectif et socio-économique de vie des enfants. De ce fait, la fréquence de ce qui est en réalité un véritable problème de santé publique, reste inconnue, qu’il s’agisse de sa forme extrême (la maltraitance mortelle), de la maltraitance en général ou des situations de danger.
Un récent rapport de recherche dirigé par Anne Tursz (INSERM-CNRS) permet de combler quelques lacunes de la connaissance. Il comporte : 1) une description quantitative des caractéristiques des enfants victimes ; du lieu de survenue du décès ; des investigations pratiquées et des conclusions de la procédure judiciaire ; 2) une analyse des durées de la procédure judiciaire et des parcours des cas ; 3) une analyse critique, à partir d’études de cas, de l’apport de l’expertise médico-légale à la décision judiciaire ; enfin, 4) une analyse détaillée des cas de néonaticides (population des enfants, caractéristiques des familles, trajectoires, expertises psychiatriques).