Police_LBD_manifestation_gilets_jaunes.jpgLa blessure à l’œil du leader des gilets jaunes, Jérôme Rodriguez, a mis en exergue le rôle des armes dites « non létales » telles que les lanceurs de balles en caoutchouc et les grenades utilisées pour le contrôle de la foule. À travers elles se pose la question de la notion même d’armes non létales. Un concept apparu dans le domaine militaire au début des années 1990 et qui a donné une nouvelle jeunesse aux munitions en caoutchouc.
D’abord réticentes à l’utilisation de ce type d’armes en France, les forces de l’ordre vont se convertir à leur usage sous l’impulsion des hommes politiques. En 1995, Claude Guéant les introduit au sein de la police nationale. Nicolas Sarkozy prône leur usage en 2002 pour « impressionner les voyous ». A partir des émeutes de 2005, leur utilisation se répand.

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