Image_expo_quartiers_sans_cible.jpgLe constat n’est pas nouveau : les Français préfèrent les jeunes qu’ils connaissent à ceux qu’ils ne connaissent pas et se montrent plus sévères à l’égard de ceux issus des quartiers populaires qu’à l’égard de la jeunesse en général. Pour autant, l’ampleur du fossé, sur ce dernier point, atteint une dimension particulièrement préoccupante : si trois Français sur quatre ont une image positive des jeunes en général, ils ne sont plus que deux sur cinq à porter sur les jeunes issus des quartiers populaires un regard positif.
Interrogées sur la raison d’une telle défiance, les personnes sondées soulignent principalement l’image négative de ces jeunes véhiculée par les médias - qui constituent, pour ceux d’entre eux résidant à distance confortable desdits quartiers, la seule source d’information sur le sujet -, ou l’impression selon laquelle ils seraient « tous des délinquants », des drogués, des troubles à l’ordre public.