Photo_Toni_Blay_flickr.jpgLa loi n° 2010-121 du 8 février 2010 tendant à inscrire l’inceste commis sur les mineurs dans le Code pénal et à améliorer la détection et la prise en charge des victimes d’actes incestueux n’a, en réalité, atteint qu’une partie des objectifs affichés : si elle inscrit l’inceste dans le Code pénal, elle reste en effet silencieuse sur l’amélioration de la détection et de la prise en charge des victimes. Il était certes indispensable de nommer l’inceste dans les textes, et on ne peut que se réjouir de cet aspect de la réforme législative. Mais, en même temps, celle-ci est sans doute un exemple des plus parlants de ce que le législateur moderne peut faire de pire : donner l’illusion à des victimes de traumatismes particulièrement graves que l’on a reconnu leurs souffrances alors que, en réalité, on a seulement fait semblant…

Illustration : Toni Blay - flickr - licence cc