Il conseille des présidents français et dispose d'importants réseaux en politique et dans la police, mais pas seulement : Alain Bauer, à part ses habits de franc-maçon assumé (il a été grand maître du Grand Orient de France), se dit aussi consultant pour des dizaines de grosses sociétés, principalement appartenant au CAC 40. Appelé en 2011 à la rescousse par Carlos Ghosn, alors tout-puissant patron du numéro un mondial de l'automobile, après l'affaire dite des "faux espions" (une manipulation basée sur des infos bidon visant trois hauts cadres du constructeur), Alain Bauer avait accepté la mission de revoir de fond en comble la direction de la sécurité et de la protection du patrimoine de l'entreprise.
Pour ses conseils à Renault, Alain Bauer était donc payé par l'alliance Renault-Nissan, via une société logée à Amsterdam.