Logo_Gazette.png Le 16 décembre dernier, lors de l’examen en deuxième lecture du projet de la LOPPSI, les députés ont créé un nouveau dispositif : les « cellules de citoyenneté et de tranquillité publique » (CCTP), dans toutes les communes de plus de 10 000 habitants. Présenté sous la forme d’un amendement défendu par le député-maire (UMP) de Chateaurenard (Bouches-du-Rhône), Bernard Reynès, ce dispositif est en réalité la mesure phare d’un rapport remis à la fin décembre au Premier ministre par le même député et rendu public le 3 janvier. Mais tandis que la proposition du rapport consistait en une expérimentation dans trois départements pilote, les députés ont voté pour sa création immédiate dans toutes les communes qui ne seraient pas doté d’un « conseil pour les droits et devoir des familles » (CDDF). Par ailleurs, les députés ont adopté une disposition prévoyant de réserver les financements du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) aux seules communes ayant mis en place, d’une part, un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) et d’autre part, un conseil des droits et devoirs des familles (CDDF) ou telle une cellule de citoyenneté et de tranquillité publique. Il s'agit donc avant tout d'imposer aux maires le rôle d'admonestation des parents en difficulté.