heures_sup.jpgUn rapport de la Cour des comptes, en date du 18 mars 2013, critique la gestion des dépenses du ministère de l'intérieur, la tendance au dépassement des crédits alloués et l'accumulation de mesures catégorielles néfastes accordées, suite à la réforme des corps et carrières instaurée dans la police en 2004 et au plan similaire mis en place dans la gendarmerie en 2005.
Déjà en 2011, dans un précédent rapport intitulé L'organisation de la gestion des forces de sécurité publique, la cour des comptes pointait du doigt « l'organisation coûteuse du temps de travail des policiers » et prévenait qu'il faudrait prendre des mesures drastiques pour y remédier. Cette fois, les magistrats rappellent que l'objectif fixé par la loi de programmation des finances publiques était de stabiliser les dépenses de l’État et, bien que les services de police et de gendarmerie ont une mission de service particulière, avec leur 240 000 fonctionnaires représentant 11,6% du total des dépenses de rémunération des agents de l’État, ils ne peuvent être exonérés de cette contrainte. Or, de 2006 à 2011, la Cour constate une hausse de plus de 10% des dépenses pour la police et de plus de 5% pour la gendarmerie alors que, dans le même temps, l'ensemble des dépenses de la fonction publique d’État augmentait de « seulement » 4,2%.