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mardi, novembre 23 2010

L'évolution de la population carcérale de 2000 à 2010

Old Prison Window Au 1er janvier 2010, la population détenue dans les établissements de métropole et d’outre-mer s’élève à 60 978. À cette date, 4 489 personnes sont sous surveillance électronique et 622 en placement à l’extérieur sans hébergement dans un établissement pénitentiaire. Le total des personnes écrouées atteint donc 66 089 au 1er janvier 2010, soit une augmentation de 36 % depuis le 1er janvier 2002.
Les années 2000 sont marquées d’une part par un recours important à l’incarcération pour des condamnés à de courtes et moyennes peines concernant notamment des faits de violence à personne. D’autre part, les effets des lois de 2005 et 2007 concernant la lutte contre la récidive et l’absence de décret de grâces collectives depuis 2007 ont été des vecteurs supplémentaires de croissance de la population mais d’autres facteurs sont à l’oeuvre puisque la population demeure malgré tout stable depuis deux ans.
Enfin, ajoutons que près de 170 000 personnes étaient par ailleurs prises en charge en milieu ouvert par les services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) au 1er janvier 2010. Entre 2005 et 2010, cette population a également augmenté de 30 % soit en cinq ans près de 40 000 personnes de plus.
Au total, ceci porte à 234 760 le nombre de personnes sous contrôle pénitentiaire.

mardi, juillet 1 2008

La frénésie sécuritaire

Image_La_frenesie_securitaire.gif Les années 1997-2002 furent celles du «tournant sécuritaire», marqué par la surenchère électorale sur ce thème de l’«insécurité». Mais, depuis 2002, la France est engagée dans une véritable «frénésie sécuritaire », qui n’a fait que s’aggraver depuis l’élection présidentielle de 2007. Chasse aux étrangers sans-papiers, internement prolongé d’adultes et d’enfants en zones de rétention, multiplication des infractions et des sanctions, remise en cause de la justice des mineurs, atteinte à certaines libertés au nom de la lutte antiterroriste, pression croissante du pouvoir politique sur les magistrats, explosion de la population carcérale, mais aussi abandon de la police de proximité, recours croissant au fichage, à la vidéosurveillance et à la biométrie, montée en puissance des technologies et des doctrines d’origine militaire.
Les auteurs de ce livre, spécialistes reconnus dans leurs domaines, décryptent les facettes de cette frénésie, ses origines idéologiques et sa mise en scène médiatique. À partir de leurs recherches, études et enquêtes, ils montrent qu’elle ne répond pas à la demande de sécurité des populations et alertent sur l’avènement possible d’une nouvelle « société sécuritaire ».