Image_scandale_des_tournantes.jpg En 2001et 2002, un thème a brutalement envahi les médias : les viols collectifs, rebaptisés "tournantes". A l'instar d'autres manifestations de "l'insécurité", qui dominait alors tous les débats, ces comportements ont été présentés comme un phénomène nouveau, en pleine expansion et imputable aux seuls "jeunes issus de l'immigration" habitant les "quartiers sensibles". La dénonciation de ces "nouveaux barbares" a fait alors l'objet d'un consensus médiatico-politique d'autant plus fort que le lien a rapidement été fait avec les thèmes de l'oppression des femmes et de l'Islam.
Au terme d'une contre-enquête mobilisant toutes les données empiriques disponibles, l'auteur fait la lumière sur ces comportements délinquants. Il en conteste la nouveauté autant que l'aggravation et réfute, preuves à l'appui, la liaison fondamentale faite entre viols collectifs, origine maghrébine et religion musulmane. Ce livre est donc autant une contribution à la sociologie de la délinquance qu'une analyse des nouveaux habits de la xénophobie.