vendredi, mars 26 2021

L’épidémie de Covid-19 a eu un impact relativement faible sur la mortalité en France

26 03 2021

Nous comparons la surmortalité de l’épidémie de Covid-19 aux autres épisodes habituels de surmortalité saisonnière (maladies infectieuses et canicules) et à leurs effets de moisson (« harvesting »). Ces estimations obligent à tenir compte de l’évolution de la structure de la population française marquée par un vieillissement et donc une augmentation tendancielle de la mortalité.
Les résultats indiquent que l’année 2020 n’a connu aucune surmortalité chez les personnes âgées de moins de 65 ans (qui représentent environ 80% de la population totale). Seuls les âges les plus avancés ont connu une surmortalité, cette dernière étant la plus forte après 80 ans. Au passage de l’épidémie de Covid-19, pour la population française dans son ensemble, les auteurs estiment à 3,66 %, l’excès par rapport à la mortalité attendue en 2020.

jeudi, mars 25 2021

Essais cliniques en France : la recherche publique reste assez opaque

25 03 2021

Dans un domaine aussi essentiel que celui des essais cliniques, la transparence est encore loin d’être une réalité concrète en France, alors même qu’il s’agit d’une obligation légale. C’est ce que démontre avec méthode le présent rapport de l’association TranspariMED, auquel Transparency International France et Mélanome France se sont associés. Cette étude rigoureuse révèle que les lacunes en matière de publication des principaux résultats des essais cliniques médicamenteux ne sont pas également réparties entre les acteurs publics et privés, que certains acteurs sont plus en avance que d’autres. Cela prouve que des marges de progrès existent. L’objectif de ce rapport n’est en effet pas de pratiquer un « name and shame » stérile, mais bien d’initier une prise de conscience des parties-prenantes, promoteurs d’essais cliniques, investigateurs, autorités de régulation (HAS, ANSM), centres de pharmacovigilance, enseignants-chercheurs. Cela permettra d’engager un dialogue constructif avec la société civile afin d’aboutir à plus de transparence.

mercredi, mars 24 2021

Rétablir la confiance entre la police et la population : l'avis de la CNCDH

24 03 2021

La France se situe depuis plusieurs années dans le tiers inférieur des États de l’Union européenne pour le niveau de confiance exprimé par la population à l’égard de sa police. Parfaitement consciente des difficultés auxquelles sont confrontés les policiers dans l’exercice de leur mission, la la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) invite les pouvoirs publics, dans plus d’une vingtaine de recommandations, à mettre en place des réformes structurelles (cadre d’intervention, formation, encadrement, services d’enquête et d’inspection, etc.) afin de promouvoir une police républicaine, au service de la population et garante des droits et libertés fondamentaux. En se donnant les moyens de poursuivre cet objectif, les autorités contribueront ainsi non seulement à restaurer la confiance entre les citoyens et la police, mais également à revaloriser et faciliter le travail de cette dernière.

mardi, mars 23 2021

Les résultats toujours très décevants de la reconnaissance faciale

23 03 2021

Alors que les autorités policières présentent la reconnaissance faciale comme un outil révolutionnaire pour lutter contre la délinquance, les essais sur le terrain sont bien moins concluants. Ainsi, la police de Londres a expérimenté à trois reprises cette technologie en 2020 selon un protocole comparant les visages d'une liste de plusieurs milliers de délinquants recherchés (6 000 à 7 000 en moyenne) avec ceux filmés en temps réel dans la foule. La première tentative n'a conduit à aucune identification par le dispositif sur les 4 600 passants filmés, la seconde a été interrompue par une panne du système, la dernière a conduit à l'identification d'une personne recherchée parmi les 8 600 passants scannés. La difficulté est que ce dernier essai a également fait remonter sept autres alertes qui se sont révélées erronées.

lundi, mars 22 2021

Que restera-t-il de l’épidémiologie à la fin de la crise Covid-19 ?

22 03 2021

Cet article rappelle quelques erreurs systématiques portés par les épidémiologues les plus visibles, comme la croyance que leur modèle est plus vrai que la réalité ou bien la nécessité d’exprimer des vues pessimistes pour soutenir des formes de gouvernement par l’acceptabilité sociale. On ne devrait pas laisser à cette discipline le monopole de l’expertise pour la décision publique.

dimanche, mars 21 2021

Reconfinement : j’accuse

21 03 2021

Le reconfinement aurait sans doute pu être évité, on avait tout ce qu’il fallait. Le traitement préventif du Covid existe, testé et efficace à plus de 90 %. Aucune étude ne le contredit. Il n’a pas été utilisé, car bloqué par certaines personnes qui se reconnaîtront, et qui auront sans doute un jour des comptes à rendre.
Les résultats de la première observation en EHPAD ont été présentés au comité REACTing à l’INSERM le 4 mai 2020. Une demande a été faite pour pouvoir faire une étude dans plusieurs Ehpads afin de vérifier cette efficacité, sous contrôle des autorités. Des fonds avaient été trouvés, et une grosse chaîne d’Ehpads, déjà fortement touchée par les décès, était partante. Refus de l’INSERM. On ne traite pas, on ne cherche pas à traiter, et les autorités à cette date étaient parfaitement au courant de cette opportunité. En 1 mois, on pouvait être fixé, on a refusé de savoir si cela marchait.

samedi, mars 20 2021

Derrière l’affaire Bygmalion, les défaillances du contrôle du financement politique

20 03 2021

Le procès de l’affaire Bygmalion s’ouvre en première instance le 17 mars, et va s’étaler sur plusieurs jours. Les faits qui sont reprochés nous ramènent à un triste constat : en France, au cours des trois dernières décennies, trois des cinq élections présidentielles (1995, 2007 et 2012) sont entachées de très graves soupçons d’irrégularités, à quoi s’ajoutent des polémiques de plus faible intensité concernant les comptes de 2017. Indéniablement, les élections présidentielles sont un maillon faible de la probité politique dans notre pays.
L’affaire Bygmalion est venue exposer deux grandes failles de notre dispositif. D’abord, les comptes des partis ne sont pas aussi surveillés que les comptes de campagne, alors même que les partis financent en grande partie les campagnes. Au nom d’une lecture très extensive de l’article 4 de la Constitution sur la liberté d’organisation des partis, leurs comptes sont insuffisamment contrôlés et peu transparents.

vendredi, mars 19 2021

Ces mesures moyenâgeuses qui devraient être bannies de notre ordre juridique

19 03 2021

Logo_Le_Monde.jpgRentrant de son séjour irakien en Italie, le 8 mars, le pape François a fait savoir sa joie d’avoir pu effectuer un voyage à l’étranger après tant de « mois de prison ». Cette expression, qui fait écho à celle employée en France par de nombreux résidents d’Ehpad privés de sortie par décision ministérielle pendant près d’un an jusqu’au 12 mars, dit beaucoup de l’intensité inouïe des restrictions de liberté mondialement accumulées, à des degrés divers, depuis le début de la pandémie en mars 2020.
Notre pays a été à l’avant-garde des mesures qui ont le plus contraint les libertés individuelles et collectives au nom de la préservation de la santé publique, avec un résultat pour le moins mitigé, puisque par exemple le nombre de morts du Covid-19 par million d’habitants (1 370) était, au 10 mars, supérieur à celui de la Suède (1 291) et même à celui du Brésil (1 263), où, pourtant, des stratégies sanitaires diamétralement opposées à la nôtre ont été mises en œuvre.

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jeudi, mars 18 2021

Prophètes de malheur : rendez les exponentielles !

18 03 2021

Le professeur Jean-François Toussaint poursuit son analyse des évolutions actuelles de l’épidémie de coronavirus. Il répond à l’occasion aux journalistes auteurs de fantaisies récentes (ainsi dans Le Monde, Libération, Le Figaro et L'équipe) et aux propos fort peu responsables de certains savants (comme Axel Kahn ou Dominique Costagliola).
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la vérité devient de plus en plus floue et la panique continue de guider le monde. Beaucoup de commentateurs, omniprésents dans le débat public, se comportent alors comme des influenceurs ayant abandonné l’objectivité qui devraient guider leurs déontologies professionnelles respectives. Retournant leurs accusations permanentes, n’est-il pas temps de questionner leur responsabilité dans la cacophonie ambiante ?

mercredi, mars 17 2021

Rixes entre adolescents : phénomène croissant ou sensationnalisme médiatique ?

17 03 2021

Le phénomène « bandes de jeunes » convient parfaitement aux principaux médias. Il permet de faire du sensationnalisme, de s’inscrire dans le registre de l’émotion et de l’indignation. Le mécanisme est toujours le même. On braque le projecteur sur deux ou trois faits divers criminels. On ne les analyse pas vraiment parce qu’on en n’a pas le temps (il faut en parler tout de suite). On plaque dessus des généralités préexistantes. Et pour finir, on relaye les déclarations du ministre de l’Intérieur qui annonce qu’il enverra des renforts policiers. C’est toujours pareil.

Traitements contre la Covid, Ivermectine : les masques tombent

17 03 2021

Vous vous rappelez de la méta analyse de Andrew Hill, fin 2020 ? Enthousiaste, il a même déclaré dans les journaux de la City, « dépêchez vous, l’Ivermectine arrive, on va en manquer ». Il est ensuite chargé par l’OMS d’un rapport qui sera remis le 18 mars. Tout le monde était optimiste. Et puis il y a ce rapport, surtout ses conclusions, qui cloche. Alors on creuse, des deux côtés de la manche pour comprendre. La syntaxe est bizarre, comme une traduction Google. Des essais sont faits, traduction du français ou de l’espagnol. Et Tess interroge l’auteur, qui avoue un co-auteur masqué, notamment pour les conclusions, ce qui est une faute grave s’il n’est pas cité comme auteur, tout comme il y a des signataires inconnus, et pas de déclaration de conflits d’intérêts, pourtant obligatoire. Il dit également avoir eu des contacts avec Dominique Costagliola de l’INSERM, qui tweete le 14 mars sur l’Ivermectine. Et qu’écrit-elle ? Mot à mot la conclusion du rapport Hill. Est-ce la rédactrice cachée ?

Commentaire LM : Ce sont les mêmes qui ont voulu enterrer l'hydroxychloroquine, les mêmes qui dénient les macrolides, bref les mêmes qui cherchent à décrédibiliser tous les traitement précoces. La même cour médicale entourant le pouvoir politique.

lundi, mars 15 2021

Les jeunes, premières victimes de la gestion de la crise sanitaire ?

15 03 2021

La gestion de la crise sanitaire fait peser des menaces considérables sur les enfants et les jeunes, sur leur santé, leur sécurité, leur bien-être, leur avenir et leurs droits. Les dernières données d’UNICEF révèlent, qu’un an après le début de cette crise, le constat est alarmant pour les enfants et les jeunes et rappelle l’urgence d’agir pour leurs droits :
Dans les pays en développement, la pauvreté des enfants devrait augmenter d'environ 15 %, soit 140 millions d'enfants supplémentaires dans ces pays vivent déjà dans des ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté.
Plus de 168 millions d'écoliers dans le monde sont victimes de la fermeture de leurs écoles depuis un an. Et au moins un écolier sur trois n'a pas pu accéder à l'enseignement à distance pendant la fermeture de son école.
Au moins 1 enfant et un jeune sur 7 a vécu sous le coup de mesures de maintien à domicile pendant la majeure partie de l'année 2020, entrainant des sentiments d'anxiété, de dépression et d'isolement. Alors qu’en parallèle, plus des deux tiers des services de santé mentale destinés aux enfants et aux adolescents avaient été perturbés (chiffres novembre 2020).

dimanche, mars 14 2021

Pour les habitants de Fukushima, « il y a une injonction à être des contaminés satisfaits »

14 03 2021

Contre-la-resilience.pngÀ Fukushima, autorités et experts ont invité les habitants à s’accommoder au plus vite d’une situation gravissime. Le concept de résilience sert à étouffer toute réflexion sur les causes réelles des catastrophes.
La résilience est un concept adulé dans nos sociétés, notamment pour administrer les désastres, c’est-à-dire non seulement pour les gérer mais aussi pour les transformer en remèdes aux dégâts qu’ils génèrent. On peut comprendre cet engouement étant donné que nous sommes de plus en plus confrontés à des catastrophes impossibles à maîtriser. La résilience apparaît comme une formule magique car elle prétend clore cette impossibilité, et en faire une source d’inspiration et de rebond vers un soi-disant « monde d’après ». En fait, plus on connaît les causes des désastres, plus les réponses que l’on fournit sont concentrées sur leurs conséquences, et sur la meilleure façon dont on peut en tirer parti, rendant ainsi les causes de plus en plus désastreuses. C’est un principe de base de la résilience que l’on pourrait définir comme « l’art de s’adapter au pire ».

samedi, mars 13 2021

Facebook, Google et co : les plateformes contre la démocratie

13 03 2021

Les grandes plateformes numériques ont acquis une place prépondérante dans la diffusion et la production de l’information. Elles posent de nombreuses questions pour notre critique. Ces plateformes sont-elles des médias à part entière ? Comment interviennent-elles dans le débat public ? Ont-elles une ligne éditoriale, voire politique ? Pour amorcer une réflexion critique sur le rôle des grandes plateformes dans le système médiatique, nous nous sommes entretenus avec Arthur Messaud et Benoît Piédallu de la Quadrature du Net, association de défense et de promotion des droits et liberté sur Internet.

vendredi, mars 12 2021

La fabrique du terroriste solitaire : une investigation clinique

12 03 2021

Livre_Patricia_Cotti.pngLa question du terroriste solitaire fait polémique. Longtemps appelé « loup solitaire », il n’a généralement rien d’un ermite. Qu’il se soit radicalisé par des contacts directs ou sur Internet, qu’il ait un passé de délinquant ou soit diplômé de l’enseignement supérieur, ce terroriste qui organise et commet seul son action, au nom d’une idéologie extrémiste, constitue un véritable défi pour les services de renseignement et pour la sécurité dans une démocratie.
À ce jour, en France, aucun ouvrage n’a essayé de comprendre très concrètement le parcours de ces individus. Aucun n’a étudié, éléments à l’appui, l’existence ou non de particularités, notamment psychologiques, chez ces terroristes.

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