Recherche - islamophobie

lundi, octobre 6 2014

Pour les musulmans

livre_plenel.png"Il y a un problème de l'islam en France", n'hésite pas à proclamer un académicien (A. Finkielkraut), regrettant même "que l'on abandonne ce souci de civilisation au Front national". À cette banalisation intellectuelle d'un discours semblable à celui qui, avant la catastrophe européenne, affirmait l'existence d'un "problème juif" en France, ce livre répond en prenant le parti de nos compatriotes d'origine, de culture ou de croyance musulmanes contre ceux qui les érigent en boucs émissaires de nos inquiétudes et de nos incertitudes. L'enjeu n'est pas seulement de solidarité mais de fidélité. Pour les musulmans donc, comme l'on écrirait pour les juifs, pour les Noirs et pour les Roms, ou, tout simplement, pour la France.
« Si l'antisémitisme resurgit périodiquement, en relation avec les événements du Proche-Orient, s'il mine toujours une partie de notre société, il ne figure plus dans le discours des responsables publics. Et lorsque c'est le cas, on parle de "dérapage". Rien de tel avec l'islamophobie, qu'un éditorialiste très établi pouvait, en 2003, revendiquer comme une légitime "opinion". Et lorsqu'on demande à Manuel Valls, encore ministre de l'Intérieur, quels sont les trois défis des dix prochaines années, il cite "l'immigration, la comptabilité de l'islam avec la démocratie, et le regroupement familial". C'est à dire, à peu de choses près, trois fois l'islam » (Denis Sieffert, Politis, 25/09/2014).

lundi, mars 17 2014

Alain Soral, Eric Zemmour : deux néoconservateurs xénophobes décryptés

la_haine.jpgXénophobie, antisémitisme, islamophobie, racisme anti-noir, machisme, homophobie... cette idéologie néoconservatrice a deux principaux pôles émetteurs : l’un au cœur du paysage médiatique, habitué à caricaturer musulmans et Noirs, l’autre dans l’underground très actif d’internet, préférant s’en prendre au « suprématisme juif » (selon l’expression d’Alain Soral dans son ouvrage avec Éric Naulleau, Dialogues désaccordés, Blanche/Hugo & Cie, 2013). Le héraut du premier pôle est Zemmour, le héros du second Soral.
Par-delà les divergences réelles entre les deux pôles, on repère un bricolage de thèmes communs. Et puis ils ont hérité de leur bouc émissaire préféré, BHL, quelques traits contribuant à la désintellectualisation en cours du débat public : l’enfilage de lieux communs plutôt que l’enquête au plus près des complications du réel, le marketing des idées vagues plutôt que le patient travail des concepts, l’arrogance rhétorique plutôt que l’argumentation raisonnée. Les marionnettes de l’anticonformisme ressemblent, dans leur absence de rigueur et leur goût pour la mise en spectacle, aux marionnettes du conformisme qu’elles dénoncent.

samedi, septembre 28 2013

Islamophobie. Comment les élites françaises fabriquent le « problème musulman »

islamophobie.GIFContrairement à la légende colportée dans les grands médias, le terme « islamophobie » n'a pas été inventé par les mollahs iraniens : il est apparu en France au début du XXe siècle, en pleine période coloniale, à une époque où s'exprimaient déjà de violents discours antimusulmans... Alors que l'hostilité à l'encontre des musulmans se traduit presque quotidiennement par des discours stigmatisants, des pratiques discriminatoires ou des agressions physiques, Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed font ici oeuvre salutaire : ils expliquent comment l'islam a peu à peu été construit comme un « problème » et comment l'islamophobie est devenue l'arme favorite d'un racisme qui ne dit pas son nom.
Ce livre présente ainsi au grand public, pour la première fois, un bilan critique des recherches menées, en France et à l'étranger, sur ce phénomène. Faisant le point sur les débats autour du concept d'islamophobie, il offre une description rigoureuse des discours et actes islamophobes, en les inscrivant dans l'histoire longue du racisme colonial et dans leur articulation avec l'antisémitisme. En insistant sur l'importance des stratégies des acteurs, les auteurs décortiquent le processus d'altérisation des « musulmans » qui, expliquant la réalité sociale par le facteur religieux, se diffuse dans les médias et ailleurs. Ils analysent enfin la réception du discours islamophobe par les musulmans et les formes de contestation de l'islamophobie par l'action collective et la mobilisation du droit antidiscrimination.

dimanche, septembre 15 2013

Charte de la laïcité : l’Islam (une fois de plus) dans le viseur

Image_islamophobie.jpgMis en échec diplomatique face à la Russie dans le dossier syrien, englué dans une crise économique contre laquelle il n’a peu ou pas de moyen d’action, critiqué à droite et à gauche, le gouvernement cherche une échappatoire. Le salut ? taper, encore et toujours sur le musulman, sans trêve et sans relâche. Après une énième loi sur le voile, après les diatribes de Manuel Valls contre l’Islam, voici la charte de la laïcité à l’école. Destinée à être affichée dans tous les établissements scolaires publics, elle se veut être un outil de plus pour une pédagogie républicaine afin de faire de l’école un espace libéré de toute religion. Toutes les religions ? Une nouvelle fois, le gouvernement marche dans les pas du Front National en masquant (mal) son islamophobie obsessionnelle derrière l’éternel alibi de la laïcité.

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mardi, août 13 2013

Cessons de stigmatiser les musulmans

Image_islamophobie.jpgLes islamistes ne sont pas seuls à être hantés par l'islam. Une séquence médiatique récente souligne l'extension et la profondeur de cette "maladie obsessionnelle". Ainsi, d'aucuns ont cédé à la tentation de privilégier le prisme religieux pour interpréter les événements de Trappes (Yvelines), et ce pour mieux ignorer leur dimension profondément sociale.
On retrouve la trace de cette même paresse ou malhonnêteté intellectuelle dans la question posée par le journaliste Laurent Delahousse au président Hollande, le 14-Juillet, évoquant le spectre d'un "parti islamiste français". Ou encore dans le tweet récent de la Femen Inna Shevchenko, intimement persuadée de la laideur intrinsèque de l'islam.
L'islam est devenu le jouet – ou plutôt le punching-ball – préféré des acteurs de la société du spectacle. Le fait n'a pas de quoi surprendre. Derrière la pseudo-audace journalistique ou la provocation féministe, cette posture de "lanceur d'alerte" ne fait que conforter l'esprit ou la pensée dominante qui prévaut dans l'espace public et politique.

Illustration : lesouffledivin.fr

vendredi, juillet 26 2013

Emeutes de Trappes : l'événement déclencheur et le contexte

Peut-on parler d’émeutes 
à Trappes  ?
Dans l’utilisation courante de ce mot, une émeute renvoie à une révolte populaire qui s’appuie sur un sentiment d’injustice, ou à des violences collectives qui relèvent davantage de la déviance. 
Les événements de Trappes correspondent à la première définition du terme. Mais une émeute n’est pas homogène. C’est l’occasion de régler d’autres contentieux.
Qu’est-ce qui a provoqué ces événements  ?
Il y a l’élément déclencheur et le contexte. L’élément déclencheur : à Trappes une femme voilée, mais pas intégralement, a d’abord été agressée à l’arme blanche ; puis s’est produit le contrôle d’identité d’une femme portant le niqab. Le contexte : les révoltes ne se produisent pas dans les quartiers aisés mais dans les quartiers populaires, ouvriers, où règne un sentiment d’abandon, de disqualification, de ségrégation. C’est le cas à Trappes. Dans tous ces quartiers existe un haut degré d’exaspération. Les forces de l’ordre représentent l’État et sa forme répressive. Parmi la population musulmane, l’islamophobie est une autre cause de l’exaspération. L’islamophobie n’est pas reconnue – ou alors du bout des lèvres – ni prise en charge par les pouvoirs publics.

lundi, avril 22 2013

Mariage pour tous : une France repliée sur elle-même

France_Mariage_Gay.jpgLes anti Mariage pour tous sont représentatifs d'une France effrayée et méfiante, écrit la presse internationale, qui s'inquiète des récentes agressions homophobes à Paris.
Le Daily Telegraph rapporte le florilège de propos lancés par les anti : "Hollande veut du sang, il en aura", de la "blonde peroxydée" Frigide Barjot ou encore "le coup d’Etat législatif" de l'orateur du groupe UMP Hervé Mariton. Sans oublier bien sûr, "vous êtes en train d’assassiner des enfants", lancé par le député UMP Philippe Cochet à l’Assemblée nationale le 18 avril.
Le correspondant d’El Pais dresse de son côté un rapide portrait des anti, représentatifs de cette France "bigote et inquiète, provinciale et parisienne à 50% et blanche à 99% (...) Une mobilisation qui s’est habilement camouflée par une mise en scène de type Disney, des habits et des pancartes couleur pastel. Qui, au nom de la pluralité et du respect, s’est autoproclamée Manif pour tous." Le journaliste espagnol écrit : "la France, la nation qui a inventé les droits de l’homme est aujourd’hui un pays effrayé et méfiant où prolifèrent les phobies. L’islamophobie a envahi la campagne électorale. Le racisme et la xénophobie font partie du langage courant. Et l’homophobie a commencé à montrer son visage le plus violent depuis que François Hollande a décidé de lancer la nouvelle loi sur le mariage homosexuel".

vendredi, avril 5 2013

Dossier : le mythe de l'islamisation

peur_de_l__islam.jpgDepuis le milieu des années 2000, un mot s’est immiscé dans le débat : islamisation. Les musulmans, dont la population s’accroîtrait dangereusement, chercheraient à submerger numériquement et culturellement l’Europe. L’imaginaire du complot déborde ainsi peu à peu le cadre de l’islamophobie ordinaire. Si cette perception paranoïaque était restée l’apanage d’une poignée d’extrémistes, elle ne ferait pas question, mais elle envahit aujourd’hui l'espace public, imprègne les discours de politiciens écoutés et les analyses d'auteurs réputés sérieux.
Cet essai salutaire s’attelle à déconstruire ce qui n’est autre qu’un mythe et interroge l’obsession collective qu’il recèle. Il montre ainsi que la « bombe démographique musulmane » qui serait prête à éclater sur le triple front de la natalité, de l’immigration et de la conversion relève du fantasme. Quant au regain de ferveur spirituelle et au renouveau identitaire des musulmans, ils n’ont pas la signification conquérante ni même politique que suggère l’épouvantail de l’« islamisme ». Cette réfutation en règle permet enfin de comprendre pourquoi l’Europe et la France en particulier ont tant besoin de l’« ennemi musulman ».

Photo : nantes.indymedia.org

dimanche, février 10 2013

Une heure d'islamophobie tranquille sur France Inter

Image_islamophobie.jpgCe dimanche 10 février 2013, nous venons d'entendre une heure d'islamophobie décomplexée sur France Inter. Il s'agit de l'émission "Cause commune, tu m'intéresses" animée par Abdennour Bidar. Son invitée était Michèle Tribalat. Dans un duo entre deux spécialistes auto-proclamés de l'Islam, cette émission à sens unique avait pour titre "Tout ce que nos élites ne veulent pas voir ou dire au sujet de l'islam". Le propos était la dénonciation de "la responsabilité de nos élites politiques, qui choisissent trop souvent la politique de l’autruche vis-à-vis de l’islam, c’est-à-dire qui préfèrent tenir des discours rassurants et très généraux auxquels, sans doute, ils ne croient pas eux-mêmes. (...) A savoir, que bien sûr la plupart des musulmans sont paisibles, tolérants, qu’il n’y a pas de problème de fond entre l’islam et la société française parce que l’intégrisme comme le terrorisme ne sont le fait que d’une petite minorité".

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lundi, février 4 2013

Sur l'islamophobie sondagière

Photo_Marc_Laapage_Hijab.jpgLes résultats de l’enquête IPSOS/CGI business consulting « France 2013 les nouvelles fractures » pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et le Cevipof sont à bien des égards inquiétants concernant la stabilisation dans les représentations majoritaires d’une catégorie de français stigmatisés : les « musulmans » (1). Ce phénomène a été largement repris par les médias feignant de s’étonner de l’évolution de l’islamophobie en France (2). Loin de minimiser les conséquences politiques de ce phénomène, il est nécessaire de regarder plus largement les résultats de l'étude. Sans prétendre fournir une analyse exhaustive des résultats de l'enquête ou de leur condition de production, ce texte propose quelques réflexions mettant en garde sur les effets sociaux d'enquêtes mal construites comme de leur utilisation journalistique.

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vendredi, décembre 7 2012

Saint-Arnoult-en-Yvelines : lamentable exploitation d'un drame privé

Saint_Arnoult.jpeg« Le chef de la police municipale de Saint-Arnoult-en-Yvelines (Yvelines) a été égorgé dans son bureau vendredi par l'ex-mari de sa compagne, qui s'est rendu à la gendarmerie après ce crime passionnel ». La dépêche de l’AFP glace le sang. Pourtant, celui de Jean-Patrick Grumberg ne fait qu’un tour. Ce dernier se présente sur son site comme journaliste et photographe de rue. Des caniveaux devrait-il préciser car cet énergumène, visiblement enclin à l’islamophobie, exploite cette tragédie en évoquant un « égorgement rituel », le tout accompagné d’une photo montrant le sacrifice de deux boucs dans le cadre de l’Aïd. Une écœurante manipulation à des fins de propagande raciste qui permet aux xénophobes de vomir leur haine avec des commentaires particulièrement nauséabonds. La plume brandie bien haut, il poste rapidement un autre billet sur ce sujet, tout aussi tendancieux : « Le policier de St-Arnould a-t-il été égorgé par un musulman ? » mais il l’a vite supprimé car diffamatoire et mensonger. Hélas pour lui, la Toile conserve tout en mémoire.
Et ce n'est pas tout, ce drame privé est également exploité par certains syndicats de policiers municipaux toujours en mal de reconnaissance et toujours en quête d'armements aussi lourds que possible.
Enfin, on peut se demander si le ministre de l'Intérieur Manuel Valls compte (comme d'autres avant lui) intervenir à chaque fait divers...?

Illustration : ouest-france.fr

jeudi, novembre 1 2012

L'islamophobie, fonds de commerce de la droite

Le_Point_Islam.jpgNouvelle une choc du Point cette semaine sur l'islam. Après "le spectre islamiste" en février 2011, voici le retour au second épisode de "Cet islam sans gêne". Pour illustrer son propos, l'hebdomadaire met une photo non légendée d'une femme en hiqab, en grande discussion avec une gendarme.
D'après le sous-titre, "l'islam sans gêne" sévirait dans "les hôpitaux, cantines, piscines, programmes scolaires" (et même en matière de jupes...). La photo de couverture, pourtant, ne semble pas avoir été prise dans un de ces endroits, mais plutôt à l'extérieur. Que faisait cette femmes voilée face aux forces de l'ordre ? Pour comprendre, il faut élargir le cliché. En réalité, comme l'a souligné le journaliste du Monde, Samuel Laurent, la photo en une du Point ressemble à s'y méprendre à un cliché réalisé à Lille lors d'une manifestation de femmes voilées le samedi 22 septembre. "Elles étaient moins d'une dizaine à défiler place Richebé à deux pas de la place de la République déterminées à manifester contre les provocations à l'égard de l'islam malgré l'interdiction édictée par le préfet", précise le reportage en ligne de La voix du nord. Moins d'une dizaine de personnes, disséminées parmi des policiers pour illustrer l'"islam sans gêne" ? Le Point a osé.

Dans l'actualité, sur l'islamophobie, lire aussi :

mercredi, octobre 10 2012

Le CCIF distribue des pains au chocolat pour lutter contre l'islamophobie

pain-chocolat-cope-saint-lazare.jpgD'après Jean-François Copé, des jeunes enfants se feraient "arracher" leur pain au chocolat à la sortie de l'école par des "voyous" musulmans au motif «qu'on ne mange pas au ramadan». Le ramadan tombant depuis 2 ans en plein été, et donc pendant les grandes vacances, chacun pourra juger de la crédibilité d'une telle assertion. Et pour rappel, c'est à la puberté que l'on commence à jeuner. Au delà de ces petites phrases qui prêtent à polémique, le CCIF agit depuis près de 10 ans au côté des victimes de violences et de discriminations islamophobes, afin de restaurer les valeurs de vivre ensemble, de cohésion nationale et d'intérêt général, des valeurs trop souvent fragilisées, au détriment de tous les français et en particulier de ceux de confession musulmane.
En réponse à ce discours stigmatisant, le CCIF a choisi d'organiser demain un évènement sous le signe du dialogue, du partage et de l'amitié. Mercredi matin (10 octobre 2012), les voyageurs qui passeront par le parvis de la Gare Saint-Lazare entre 8h et 10h, auront ainsi la chance de bien commencer la journée, avec un pain au chocolat offert par leurs compatriotes de confession musulmane. Ce sera l'occasion d'échanger sur les questions d'actualité, notamment celles liées à l'islam, loin des préjugés relayés habituellement, autour d'une viennoiserie et dans une ambiance conviviale.

samedi, juillet 14 2012

L’islamophobie est-elle vraiment « phobique » ?

Image_islamophobie.jpgLe concept d’islamophobie a relativement mauvaise presse en France, pas seulement parce qu’il s’agit d’un nouveau venu dans le champ des sciences sociales, dont on peut faire remonter l’irruption dans le débat public à l’année 1997. C’est alors que fut publié le rapport du Ruunymede Trust anglais intitulé Islamophobia : A Challenge for Us All, et que le très médiatique mufti de Marseille, Soheib Bencheikh, se mit à l’utiliser de façon régulière. Comme pour toute notion émergente, on a peine à en donner une définition précise, malgré les huit signes distinctifs de l’islamophobie établis par le Runnymede Trust. De la même façon, évaluer l’étendue de ce phénomène de façon scientifique est presque impossible, comme le regrette Erik Bleich.
Le terme est instrumentalisé par certains islamistes, voulant tuer dans l’œuf toute remise en cause de leurs pratiques et de leur idéologie. Dans une démarche apparemment inverse mais dont les effets en termes de galvaudage peuvent être comparables, il se trouve d’autres acteurs du débat public pour nier toute légitimité à ce concept.

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mardi, juin 26 2012

De la peur du foulard à l'islamophobie : le cas des aéroports

aeroport-nantes.jpgDepuis une dizaine de jours, à l’aéroport de Nantes-Atlantique, la société prestataire de sûreté aéroportuaire SGA imposait le dévoilement des femmes voilées. Lorsque ces passagères se présentaient à l’embarquement, les agents de SGA avaient recours au renfort des forces de polices si celles-ci s’étonnaient de cette injonction.
Si les consignes européennes mentionnent bien la possibilité d’une palpation de la coiffure dont les modalités sont laissées à l’appréciation du personnel de sécurité, cette inspection n’est pas obligatoire notamment en cas de franchissement de portique des détecteurs de métaux.
Garantir la sécurité de tous est évidemment le but premier des contrôles à l’embarquement. Or, il est toujours possible de trouver une solution raisonnable afin de préserver la dignité de chacun. Mais à l’aéroport de Nantes-Atlantique, alors que les passagères voilées proposaient même l’alternative d’une palpation ou d’une inspection dans une pièce séparée, tout arrangement était systématiquement refusé, sous peine de rater leur avion.

Actualisation 4 juillet 2012 : à présent, le cas de l'aéroport de Lyon

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