NORWAY-ATTACKS-TRIALAnders Behring Breivik était enragé en prison à l’idée d’être privé de procès, d'être considéré comme fou par une première expertise. Ce qu’il voulait, c’est un procès pour pouvoir s’exprimer devant le plus large des publics, "réveiller" les jeunes Norvégiens et faire des émules. C’était presque l’objectif politique de ses tueries. Une deuxième expertise a rendu le procès possible. Il a ce qu'il voulait et bien au-delà de ce qu’il espérait, par l’attitude, plus qu'équivoque, des médias.
Jamais, un crypto nazi, ou présenté comme tel par les médias à l’opinion publique, n’avait bénéficié d’une telle tribune. On le laisse développer sur les télévisions un discours d’appel à la lutte armée ou au terrorisme contre "l’islamisation de l’Europe" et ses complices au pouvoir dans les pays concernés. On le laisse exalter l’identité blanche, européenne et chrétienne, dans un occidentalisme de combat. Il tient des propos qui, en France, sont désormais interdits par la loi. A tel point que des avocats proches d’associations anti-racistes envisagent des poursuites contre les médias ayant relayé les propos du jeune norvégien.