homophobie.jpg« Eh les gars, qui c’est la femme ? » ; « Vous n’êtes pas des vraies filles ! » L’an passé, comme en 2011 et comme depuis tant d’années, les insultes ont fusé. Blessantes. Humiliantes. Et surtout plus nombreuses. Comme le souligne le dix-septième rapport de SOS Homophobie rendu public hier, 2012 restera marquée par une inflation du pire : l’association a en effet reçu 1 977 témoignages (par téléphone, courriers, courriels, tchat, entretiens) d’hommes et de femmes, gays, lesbiennes, bi ou trans, en souffrance. Soit une hausse de 27% par rapport à 2011, la plus forte depuis huit ans.
Revers d’un débat sur le mariage pour tous qui s’est polarisé et étiré dans le temps, l’homophobie aussi s’est retrouvée à la noce en libérant la parole tant des victimes que de leurs agresseurs. Pas un hasard si en décembre dernier, entre la grande manif des anti, les repas de Noël voire les messes de minuit, le standard de l’association a plus que chauffé : trois fois plus de témoignages en décembre 2012 qu’en décembre 2011.

Photo : pieuvre.ca