guadeloupe_guyane.jpgDepuis le début des années 2000, avec la réorientation du trafic de cocaïne en direction de l’Europe, les Antilles françaises sont devenues à la fois une zone-rebond et une zone de stockage de la cocaïne destiné à la France et au Vieux Continent. Cette situation s’est encore aggravée avec les évolutions récentes de la géopolitique régionale qui voit le Venezuela, pays très proche de l’arc antillais, s’imposer comme un espace majeur de transit et de réexpédition de la cocaïne produite notamment en Colombie. Ainsi, des côtes du Venezuela part un flux tendu d’embarcations (bateaux de pêche, go-fast, voiliers) qui alimentent régulièrement la Guadeloupe et La Martinique en cocaïne.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte régional marqué par la relocalisation des flux dans la mer des Antilles du fait des difficultés croissantes des trafiquants à passer par le corridor centre-américain (Honduras, Salvador, Guatemala). La Guyane, quant à elle, plutôt épargnée jusqu’à récemment du fait de sa position en marge des grandes voies du trafic, devient de plus en plus attractive du fait de sa façade donnant sur l’Atlantique (route africaine) et son voisinage avec le Brésil dont le marché fait face à une demande croissante.