marine_le_pen_i-tele.jpgCette étude a pour ambition de proposer un état des lieux de la réalité politique actuelle du Front national. Elle s’attache à déconstruire un certain nombre de croyances devenues dominantes sur le parti d’extrême droite français, notamment depuis que Marine Le Pen a été élue à sa présidence en janvier 2011. Sans sous-estimer l’importance politique croissante du FN, il s’agira ici de montrer qu’il n’est pas le « premier parti de France », qu’il ne se situe pas aux « portes du pouvoir » pas plus qu’il n’est devenu un « nouveau » parti. En effet, ce n’est pas tant le FN qui a changé que les perceptions de ce parti. Sa banalisation repose certes sur des facteurs endogènes – la stratégie de dédiabolisation de Marine Le Pen, le renouvellement du leadership frontiste –, mais elle s’explique également par des facteurs exogènes liés au traitement médiatique, sondagier et politique de l’organisation frontiste.

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