onzus.jpgL’année 2014 sera celle du dernier millésime du rapport de l’Onzus. Le 21 février 2014, la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine a posé les bases d’une nouvelle géographie prioritaire de la politique de la ville, venue remplacer les zones urbaines sensibles, objet d’observation de l’Onzus depuis une décennie. Depuis 2004, les 751 Zus et leurs 4,4 millions d’habitants ont ainsi été au cœur de l’observation statistique.
Les équipes de l’Onzus ont produit un dernier rapport qui retrace une fois encore les différentes facettes des difficultés rencontrées par les quartiers. Certains indicateurs de mesure de la pauvreté signalent ainsi que les écarts se creusent entre les Zus et le reste du territoire, même si les Zus affichent des profils très contrastés. Sur le front de l’emploi, si le taux de chômage semble se stabiliser en Zus en 2013, il reste à un niveau élevé, à plus de 23% de la population active. Les difficultés d’accès à l’emploi frappent prioritairement les jeunes, les immigrés et les personnes d’un faible niveau d’études. Néanmoins, une étude développée dans le rapport montre que même le fait d’être diplômé n’a pas été suffisamment protecteur vis-à-vis de la crise économique pour les résidents des Zus. Enfin, l’état de santé des adultes résidant en Zus continue d’être préoccupant, avec un renoncement aux soins plus élevé et un recours moins fréquent aux médecins spécialistes.