Couverture_vous_tetes_filmes.jpgDepuis des années, élus et industriels de la surveillance répètent à la population que la vidéosurveillance "c'est bien", que c'est même "pour leur bien" et par conséquent qu'il en faut partout et tout de suite. Jamais les besoins réels (les besoins de sécurité comme les autres) ne sont diagnostiqués, jamais les évaluations scientifiques de la vidéosurveillance ne sont mentionnées et jamais le coût n'est indiqué à l'avance aux citoyens.
Dans le Gard, à Aigues-Vives (3 200 habitants), la municipalité a au contraire choisi d'informer un minimum les citoyens et d'organiser un référendum. Il faut dire que le projet du maire était quelque peu pharaonique (26 caméras pour un budget total de 350 000 euros), la commune étant déjà endettée. Résultat : avec 386 voies contre 171, c'est une large victoire du non.