Alors que les autorités policières présentent la reconnaissance faciale comme un outil révolutionnaire pour lutter contre la délinquance, les essais sur le terrain sont bien moins concluants. Ainsi, la police de Londres a expérimenté à trois reprises cette technologie en 2020 selon un protocole comparant les visages d'une liste de plusieurs milliers de délinquants recherchés (6 000 à 7 000 en moyenne) avec ceux filmés en temps réel dans la foule. La première tentative n'a conduit à aucune identification par le dispositif sur les 4 600 passants filmés, la seconde a été interrompue par une panne du système, la dernière a conduit à l'identification d'une personne recherchée parmi les 8 600 passants scannés. La difficulté est que ce dernier essai a également fait remonter sept autres alertes qui se sont révélées erronées.