Polices, gendarmerie

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jeudi, mai 16 2013

Comment renforcer le contrôle de la police du renseignement ?

16 05 2013

Image_chuchoter_educol.net.jpgC’est la première fois de puis 1958 que l’Assemblée nationale publie un rapport parlementaire exclusivement consacré à la compréhension des services de renseinement. Certes, des propositions de loi l’ont évoqué , des projets de loi y font référence, des rapports budgétaires s’y sont intéressés. Tous feront d’ailleurs ici l’objet de développements. Mais jamais cet univers, qui est par essence celui du secret et de la dérogation par rapport à la règle commune, n’a été abordé comme un service public à part entière. Telle était l’intention de la commission des Lois quand elle décida d’instituer, dès le début de la XIVe législature, une mission d’information destinée à évaluer le cadre juridique applicable aux services de renseignement. Mais encore convenait-il au préalable définir cette activité, tâche très délicate et rarement consensuelle si l’on en juge d’après les dizaines d’ouvrages consacrés au sujet.

Image : educol.net

dimanche, mars 31 2013

La Cour des comptes, la police et les heures supplémentaires

31 03 2013

heures_sup.jpgUn rapport de la Cour des comptes, en date du 18 mars 2013, critique la gestion des dépenses du ministère de l'intérieur, la tendance au dépassement des crédits alloués et l'accumulation de mesures catégorielles néfastes accordées, suite à la réforme des corps et carrières instaurée dans la police en 2004 et au plan similaire mis en place dans la gendarmerie en 2005.
Déjà en 2011, dans un précédent rapport intitulé L'organisation de la gestion des forces de sécurité publique, la cour des comptes pointait du doigt « l'organisation coûteuse du temps de travail des policiers » et prévenait qu'il faudrait prendre des mesures drastiques pour y remédier. Cette fois, les magistrats rappellent que l'objectif fixé par la loi de programmation des finances publiques était de stabiliser les dépenses de l’État et, bien que les services de police et de gendarmerie ont une mission de service particulière, avec leur 240 000 fonctionnaires représentant 11,6% du total des dépenses de rémunération des agents de l’État, ils ne peuvent être exonérés de cette contrainte. Or, de 2006 à 2011, la Cour constate une hausse de plus de 10% des dépenses pour la police et de plus de 5% pour la gendarmerie alors que, dans le même temps, l'ensemble des dépenses de la fonction publique d’État augmentait de « seulement » 4,2%.

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samedi, mars 2 2013

La police de proximité du 21ème siècle ?

2 03 2013

PATROUILLE DE POLICE DANS LE CENTRE VILLE A NOEL LE 20 12 2011L’année qui s’achève s’est révélée riche en informations sur le fonctionnement de la police marseillaise. Dans un premier temps, la presse a abondamment commentée ce que l’on appelle « les règlements de compte », outre l’émotion suscitée cela pouvait faire montre d’une certaine impuissance dans la lutte contre la criminalité. A l’automne, ce sont les habitants d’un quartier qui s’organisent pour évincer des nomades en dehors de tout cadre légal. Enfin il y eu l’affaire de la BAC Nord.
Évidemment, dans ce contexte, il apparaît difficile de chercher à démontrer qu’au sein de cette police il y a une unité spécifique qui se révèle particulièrement efficace et ce depuis plus de vingt ans. C’est pourtant ce que je vais essayer de faire non pas par goût pour la provocation mais plus simplement parce que ce dispositif de police hors norme pourrait se révéler être un concept d‘avenir transposable à toutes les polices locales.
Pour ce faire, je vais revenir sur les fondements de l’action de la police entre mission de police administrative et police judiciaire, pour ensuite aborder le contexte de la création et de l’installation dans le paysage policier Marseillais de l’Unité de Prévention Urbaine (UPU) et enfin j’évoquerai les raisons pour lesquelles selon moi ce dispositif policier doit entrer dans les logiques policières locales.

Photo : La Marseillaise

mardi, février 26 2013

New York, ville sans crimes ?

26 02 2013

new_york.jpgNew York est devenu dans l’imaginaire public le lieu d’un miracle en matière de lutte contre la délinquance. Les touristes se félicitent du niveau de sécurité de l’île de Manhattan, ceux qui y avaient séjourné au début des années 1990 ne manquent pas de rappeler les heures sombres de la ville, tandis que les journalistes relaient souvent la communication de la Ville sur la réussite du modèle new yorkais. Le 26 novembre 2012 a ainsi été célébré dans les médias occidentaux comme la première journée sans homicide de la ville depuis 50 ans. Ce qui frappe ici, c’est le caractère durable du phénomène, puisque New York avait commencé il y a déjà plus de quinze ans à communiquer avec succès sur la réussite de sa stratégie de lutte contre la criminalité, s’imposant comme la Mecque de la lutte contre le crime à l’échelle internationale.
Sait-on pour autant ce qui s’est passé à New York ?

Illustration : mcetv.fr

lundi, février 25 2013

Santé et sécurité des policiers, vigilance ou alibi ?

25 02 2013

Image_police_nationale.jpgPlan de prévention des risques psychosociaux déployé en son temps par Brice Hortefeux, pôle de vigilance suicide annoncé par le Directeur Général de la Police Nationale… Notre Institution fait l’objet, depuis quelques mois, d’une attention particulière dans le domaine de la santé-sécurité au travail. On peut s’en réjouir. Mais on doit aussi se poser quelques questions.
L’état de la prise en compte, au sein de notre profession, du domaine de la santé-sécurité au travail peut être résumé par quelques rappels : le document unique de prévention des risques professionnels, obligatoire dans la Fonction publique depuis 2002, n’a été déployé qu’en 2007 pour la police nationale. Il aura souvent fallu des combats de longue haleine pour que les Comités d’Hygiène et de Sécurité (CHS), devenus Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de travail (CHSCT), soient réellement réunis partout sur le territoire. Les trois réunions annuelles obligatoires de cette instance ne sont encore pas partout respectées. Encore aujourd’hui, les présidents de ces instances refusent, dans certains départements, de mettre au vote des propositions formulées par les représentants du personnel. Alors, devant les derniers projets qui sont présentés, on est tout de même en droit de se poser quelques questions.

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mercredi, février 20 2013

Vers une véritable prise en compte des risques de suicide dans la police ?

20 02 2013

Photo_epSos.de_sur_flickr.jpgIl aura fallu plus de deux ans après la publication des résultats de l'étude épidémiologique de l'INSERM portant sur les suicides dans la police (1) pour que les plus hautes instances du Ministère de l'Intérieur mettent en place un plan de lutte concret contre ce fléau.
L'enquête menée par l'organisme scientifique indépendant de 2005 à 2009 révélait que le risque de suicide dans la police était supérieur de 36 % par rapport au reste de la population avec une cinquantaine de décès par an en moyenne (contre une quarantaine par an en moyenne aux USA et seulement 5 au Royaume-Uni...). Durant la période allant de 1998 à 2009, ce ne sont pas moins de 559 policiers qui se donnaient volontairement la mort ! Mais ce rapport accablant pour la police n'apparaissait pas dans les circuits habituels de diffusion et demeurait introuvable, laissant à penser que le sujet jugé sensible par l'administration serait enterré, la politique du service de communication de la police en la matière étant simple : « ne pas en parler pour ne pas banaliser / favoriser le passage à l'acte »...

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mercredi, février 6 2013

Contrôles d’identité : de quel droit ?

6 02 2013

PATROUILLE DE POLICE DANS LE CENTRE VILLE A NOEL LE 20 12 2011Les débats actuels sur le contrôle d’identité et sa régulation sont au cœur de l’interrogation sur les voies de réconciliation de la police avec la population. À l’heure où se discutent l’opportunité d’instaurer un récépissé, le rétablissement des numéros de collet ou l’institution d’un nouveau code de déontologie, un retour sur le cadrage juridique actuel des contrôles s’impose.
L’existence d’une véritable réglementation des contrôles d’identité est relativement récente. Jusqu’aux années 1980, la police agissait sur la base de textes de portée limitée, et procédait, en conséquence, le plus souvent, en toute illégalité. En effet, seules quelques dispositions éparses du Code de procédure pénale permettaient aux agents d’intervenir en la matière. Encore fallait-il qu’ils fussent alors à même d’établir un lien entre les personnes contrôlées et la commission d’un crime ou d’un délit. Seuls les contrôles d’identité dits judiciaires, effectués sur la base d’un soupçon, étaient ainsi autorisés. Ils pouvaient procéder à un contrôle soit dans le cadre d’une enquête préliminaire, soit en cas d’infraction flagrante. La gendarmerie était, en apparence, mieux lotie. Elle pouvait contrôler l’identité de tout individu circulant sur la voie publique, sur la base d’un vieux texte datant de 1903, à la condition d’agir « avec politesse, et de ne se permettre aucun acte qui puisse être qualifié de vexation ou d’abus de pouvoir »...

Photo : La Marseillaise

mardi, janvier 8 2013

Les Français préfèrent les gendarmes, pour combien de temps encore ?

8 01 2013

Une_Essor.jpgLes Français préfèrent les gendarmes, qu'ils jugent "plus proches de la population" et "plus honnêtes" que les policiers, selon un sondage Ifop pour le mensuel L'Essor de la gendarmerie.

- Voir l'intégralité de ce sondage sur le site de l'IFOP -

Le sociologue Laurent Mucchielli appelle cependant à la prudence dans l'interprétation de ce sondage, l'analyse du détail de ces résultats indiquant que cette meilleure image de la gendarmerie repose peut-être sur une certaine nostalgie et ne durera probablement pas éternellement.

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samedi, décembre 22 2012

Les relations police/public et les contrôles d’identité

22 12 2012

PATROUILLE DE POLICE DANS LE CENTRE VILLE A NOEL LE 20 12 2011Le Défenseur des droits et son adjointe chargée de la déontologie de la sécurité se sont saisis de la question des contrôles d’identité. Au terme de plusieurs mois de travail, d’auditions, de visites, d’échanges et la tenue d’un colloque international ayant permis la confrontation des expériences étrangères en la matière, l’institution a rendu public en octobre dernier un rapport sur les relations entre les citoyens et leur police. Il établit une étude comparative des solutions envisageables pour améliorer l’efficacité et le ressenti de ces opérations de contrôle.

Photo : La Marseillaise

mercredi, décembre 12 2012

Ces actes de police héroïques que nous ne verrons jamais dans les statistiques

12 12 2012

Police_secours.jpgLu dans La Dépêche du Midi le 10 décembre 2012.

Un équipage de police toulousain a sauvé la vie d'un sans domicile fixe, samedi vers 1 h 30 du matin. L'homme, âgé de 45 ans venait de glisser dans une écluse du canal du Midi au niveau de la gare Matabiau.
Tétanisé par l'eau glaciale, il ne parvenait pas à se sortir du canal et était sur le point de se noyer. À leur arrivée, deux policiers et une adjointe de sécurité n'ont pas hésité. Malgré les températures hivernales, ils se sont jetés à l'eau. Ils sont parvenus à atteindre le malheureux, très mal en point.
Les policiers l'ont sorti de l'eau. Il a ensuite été pris en charge par les secours qui l'ont transporté à l'hôpital dans un état d'hypothermie avancée. Les policiers ont reçu les félicitations de leur hiérarchie.

Illustration : forum-auto.com

vendredi, décembre 7 2012

Saint-Arnoult-en-Yvelines : lamentable exploitation d'un drame privé

7 12 2012

Saint_Arnoult.jpeg« Le chef de la police municipale de Saint-Arnoult-en-Yvelines (Yvelines) a été égorgé dans son bureau vendredi par l'ex-mari de sa compagne, qui s'est rendu à la gendarmerie après ce crime passionnel ». La dépêche de l’AFP glace le sang. Pourtant, celui de Jean-Patrick Grumberg ne fait qu’un tour. Ce dernier se présente sur son site comme journaliste et photographe de rue. Des caniveaux devrait-il préciser car cet énergumène, visiblement enclin à l’islamophobie, exploite cette tragédie en évoquant un « égorgement rituel », le tout accompagné d’une photo montrant le sacrifice de deux boucs dans le cadre de l’Aïd. Une écœurante manipulation à des fins de propagande raciste qui permet aux xénophobes de vomir leur haine avec des commentaires particulièrement nauséabonds. La plume brandie bien haut, il poste rapidement un autre billet sur ce sujet, tout aussi tendancieux : « Le policier de St-Arnould a-t-il été égorgé par un musulman ? » mais il l’a vite supprimé car diffamatoire et mensonger. Hélas pour lui, la Toile conserve tout en mémoire.
Et ce n'est pas tout, ce drame privé est également exploité par certains syndicats de policiers municipaux toujours en mal de reconnaissance et toujours en quête d'armements aussi lourds que possible.
Enfin, on peut se demander si le ministre de l'Intérieur Manuel Valls compte (comme d'autres avant lui) intervenir à chaque fait divers...?

Illustration : ouest-france.fr

samedi, décembre 1 2012

Il faut réintégrer le commandant Pichon !

1 12 2012

livre_pichon.jpgA l’heure où de nombreux policiers font l’objet de poursuites pénales partout en France (à Marseille, Lyon, Lille, Le Havre, Bobigny), au point que le ministre de l’Intérieur a dû dissoudre la brigade anticriminalité (BAC) de Marseille-Nord et réaffirmer sa volonté d’une police exemplaire, il est urgent que soit réintégré en son sein un officier de police dont la carrière a été exemplaire. Exclu depuis le 9 décembre 2011, le commandant Philippe Pichon a fait l’objet, depuis plusieurs années, d’un acharnement politique particulièrement injuste en raison de ses seuls engagements de policier républicain.
Si, en 2008, il a volontairement transgressé son devoir de réserve en divulguant dans la presse et avec l’accord des intéressés les fiches du fichier Stic (Système de traitement des infractions constatées) concernant Johnny Hallyday et Jamel Debbouze, afin de démontrer que ce fichier contenait des informations illégales, tout le monde sait aujourd’hui que ce geste fut désintéressé et ne fut jamais que celui d’un lanceur d’alerte citoyen.

vendredi, novembre 16 2012

Le ministère de l'Intérieur réfléchit (à nouveau) aux relations police-population

16 11 2012

PATROUILLE DE POLICE DANS LE CENTRE VILLE A NOEL LE 20 12 2011Le ministère de l'Intérieur réfléchit à l'amélioration des relations police-population. Pour ce faire, il consulte et d'abord les syndicats de police. Nous reproduisons ici la contribution intéressante du syndicat Unité SGP Police. Ce dernier renvoie en effet la responsabilité principale de la situation aux responsables politiques de tout bord "évoluant entre le sécuritaire, l’ultra-sécuritaire avec parfois une parenthèse de proximité". Il s'en suit que "les doctrines se suivent déconcertantes, sans logique, au gré des gouvernements, au gré des faits divers, avec en bout de chaîne des fonctionnaires de l’État épuisés et démotivés. Aujourd’hui encore, dictature du chiffre et politique des quotas médiatiquement balayées par le ministre de l’intérieur ne sont pas pour autant abandonnées. Dans de nombreux services règnent toujours rentabilité et performance". Il estime par ailleurs que la population est "la première victime du désengagement de l’État dans ses services publics de proximité". Le syndicat dénonce le fait que "le gardien de la paix a perdu ses prérogatives de régulateur de la vie sociale pour ne plus être perçu que comme un percepteur : il doit être rentable", il estime que "dans ces cités les populations les plus fragilisées sont totalement abandonnées et ghettoïsées" et rappelle que ce sont des quartiers dans lesquels "on nous a interdit de communiquer avec les résidents".

Pour aller plus loin :

Photo : La Marseillaise

vendredi, octobre 19 2012

Merah : l'incroyable raté des services secrets

19 10 2012

squarcini.jpgIl y a une certaine jouissance chez Mohamed Merah, alors cerné par le RAID ce mercredi 21 mars, à pointer les ratés de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), pourtant sur ses traces depuis des mois. "Sur ce coup-là, moi je pense que vous vous êtes complètement loupés, parce que j'ai pu faire trois attaques, j'ai tué plus de sept personnes et en ai blessé plusieurs."
Depuis l'assaut du RAID, à Toulouse, et la mort du tueur, la question de savoir si le renseignement français a failli dans le suivi du jeune homme, fiché depuis 2006 et réellement suivi depuis 2011, est centrale. Les notes de la DCRI auxquelles Le Monde a eu accès démontrent que les services, qui savaient tout du profil "inquiétant" de Merah, ont inexplicablement arrêté de le surveiller fin 2011. Cet échec est au cœur de l'audition de Bernard Squarcini, l'ex-patron de la DCRI, le 25 septembre.

Actualisation 23 octobre : "Affaire Merah : Manuel Valls rend public le rapport de l'IGPN"

samedi, octobre 13 2012

Faut-il supprimer les BAC ?

13 10 2012

Image_police.jpgIl n’est pas facile de rendre justice au livre publié en octobre dernier par notre collègue anthropologue Didier Fassin (La force de l’ordre. Une anthropologie de la police des quartiers, éditions du Seuil). En effet, d’un côté ce livre dit des choses fondamentales sur la façon dont la police nationale intervient souvent de nos jours dans les quartiers réputés sensibles et, plus largement, sur la façon dont le gouvernement français traite les habitants de ces quartiers. Mais, d’un autre côté, notre collègue a observé un cas extrême - une BAC commandée par un policier aux opinions d’extrême droite virulentes - auquel il donne un retentissement voire une valeur exemplaire qui semblent à tout le moins exagérés. Le risque est donc que beaucoup de citoyens (et parmi eux les policiers) rejettent en bloc ce travail qui peut pourtant permettre non seulement de dénoncer des pratiques violentes et racistes déshonorant la République, mais aussi et plus profondément de comprendre dans quelle impasse nous ont entraîné les politiques sécuritaires qui se renforcent sans cesse depuis le début des années 1990, et plus encore depuis les émeutes de 2005. Parions donc positivement que nos lecteurs seront capables d’entendre un message un minimum complexe et de faire la part des choses. Dans un premier temps, nous nous concentrerons sur la contribution directe et positive de ce livre au débat sur l'organisation de la police nationale en France. Dans un second temps, nous discuterons certaines de ses interprétations générales qui nous semblent plus fragiles.

Illustration : courrier-picard.fr

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