Polices, gendarmerie

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samedi, décembre 10 2016

La vraie légitime défense du policier

10 12 2016

policier_seul.jpgDu côté du pouvoir exécutif on pense s’en tirer à bon compte, après le mouvement d’humeur prolongé des policiers. En effet, après avoir tenté de négocier avec une force sans leader, le gouvernement va proposer un aménagement de la légitime défense et des perspectives optimisées en matière de renouvellement des matériels. Mais ce que n’a pas compris cet exécutif, ni l’opposition du moment qui pourrait devenir dans quelques mois le prochain pouvoir exécutif, c’est la réalité du malaise et le rejet de la structure décisionnelle classique.

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dimanche, décembre 4 2016

Les officiers de police judiciaire en colère contre des procédures toujours plus lourdes

4 12 2016

manifestation-de-policiers.jpgAprès la grogne des policiers de voie publique, le ras-le-bol des officiers de police judiciaire (OPJ). Depuis deux semaines, un mouvement de contestation contre la lourdeur de la procédure pénale essaime au sein des forces de l’ordre. De nombreux fonctionnaires ont ainsi demandé le retrait de leur habilitation d’OPJ. Envoyées sous forme de rapports, adressées au parquet général, ces demandes restent symboliques, l’habilitation d’OPJ ne pouvant être annulée que par le biais d’une sanction. Mais la démarche prend de l’ampleur.

jeudi, décembre 1 2016

Histoire de la gendarmerie : bilan et ressources en ligne

1 12 2016

Histoire_gendarmerie_2.jpgObjet historique non identifié... C’est le statut dans lequel la recherche avait relégué le gendarme, ce personnage trop civil pour les historiens des armées, surtout intéressés par les opérations, mais trop militaire pour les historiens de la société, prisonniers de la confusion entre la mission de police et la Police, l’une des institutions, civiles, qui en est chargée.
Cette changé, et d’abord grâce aux productions de l’ancien Service historique de la gendarmerie nationale (SHGN) et aux réalisations de l’Université Paris-Sorbonne, dans le cadre d’une convention signée avec la Direction générale de la gendarmerie nationale.

jeudi, novembre 17 2016

Les gouvernants ont-ils intérêt au rapprochement entre police et population ?

17 11 2016

police_vtt.jpgLe 2 novembre 2016, le Think-tank Terra Nova publiait un rapport intitulé « Police et population : pour des relations de confiance » . Ce document d'une cinquantaine de pages, fruit de la réflexion d'un groupe de travail animé par un universitaire, expose quatre postulats sur la légitimité de la police et propose six axes de réformes pour « une police généraliste, territoriale et de contact ». Les rédacteurs estiment en effet que : « en renforçant la confiance dans la police – et des policiers dans la population -, elle est de nature à redonner du sens à l'action policière et à réconcilier durablement les Français avec leur police ». Soit, mais quel est l'intérêt de cette nouvelle étude puisqu'il y en a déjà eu plusieurs sur le sujet depuis 30 ans environ, sans résultat durable et probant ?

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mercredi, novembre 9 2016

Police et population : pour des relations de confiance

9 11 2016

police_vtt.jpgSi ce rapport se focalise plus particulièrement sur la police nationale (plus importante numériquement, elle opère dans les territoires urbains où les rapports avec le public sont particulièrement tendus), sa vocation est plus large : il vise à améliorer les relations entre la population et la police, au sens général du terme, incluant dès lors l’ensemble des forces publiques et privées, nationales et locales, qui œuvrent à la tranquillité et à la sécurité publique. Dans ce sens, ce rapport réaffirme que la légitimité et la confiance que le public accorde aux forces de police constituent une condition centrale de leur action. Avoir confiance, c’est considérer que la police a de bonnes intentions et qu’elle a les compétences pour faire ce qu’elle fait.

dimanche, octobre 30 2016

Les revendications policières sont-elles fondées ? Cachent-elles les vrais problèmes ?

30 10 2016

manif_policiers_26_octobre_2016.jpgParti d’une réaction émotionnelle de policiers de terrain après l’agression au cocktail Molotov de deux agents le 8 octobre 2016 et sans porte-parole naturel, le mouvement de colère agrège autant de revendications qu’il y a de métiers dans la police. Quatre thèmes reviennent fréquemment dans la bouche des agents : un régime de légitime défense trop strict pour les policiers, une justice laxiste notamment envers les agresseurs de policiers, une procédure judiciaire écrite chronophage, et le manque de moyens matériels et humains. Décryptage.

samedi, octobre 29 2016

Policiers et gendarmes tués ou blessés en 2015

29 10 2016

policier_blesse.jpgLa police nationale recense 6 fonctionnaires décédés dans l’exercice de leur fonction en 2015. Cette proportion est deux fois moins importante comparée à 2014, année durant laquelle 11 policiers avaient perdu la vie. La moitié des décès survenus en 2015 ont impliqué une arme. Au total, au cours de l’année 2015, près de 12 388 policiers ont été blessés, que ce soit en mission de police (en intervention) ou durant les heures de service. Ce nombre connait une légère baisse de 0,6 % sur un an (12 450 blessés en 2014).
Pour près de la moitié des policiers en service, les blessures résultent d’accidents bénins tels que des chutes, des entailles, des piqûres, occasionnées de manière fortuite (49 %). Cela concerne 3 317 policiers sur les 6 714 blessés en service.

Photo : police-nationale.interieur.gouv.fr

vendredi, octobre 28 2016

Le mauvais deal du ministère de l’Intérieur

28 10 2016

Police_nationale_en_colere.jpgLa majeure partie des citoyens reste médusée devant la contestation policière et surtout dans sa forme actuelle. Il n’est pas banal de voir des policiers manifester mais l’on sent bien cette fois ci que ce mouvement d’humeur n’est pas le fruit d’une concertation quelconque ou d’une stratégie des syndicats qui sont au contraire en train de pédaler pour récupérer le mouvement.
De même derrière les visages crispés des responsables politiques on peut lire aussi de l’incompréhension. Mais que se passe-t-il donc dans cette institution que l’on instrumentalise depuis trop d’années à des fins exclusivement démagogiques et électorales ?

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vendredi, octobre 14 2016

La garde nationale, une réserve opérationnelle

14 10 2016

des-jeunes-candidats-a-la-reserve-operationnelle-en-formation-le-19-juillet-2016-a-beynes-yvelines.jpgLe gouvernement a annoncé la création d’une garde nationale à la française. Loin de constituer une force distincte des autres composantes de l’armée de terre, cette garde nationale organise le renforcement de la réserve opérationnelle, actuellement forte de 65 000 hommes. Une nécessité apparue après les attentats de novembre 2015 face à une menace grandissante et surtout s’installant dans le temps. Fin 2018, la garde nationale comptera 85 000 hommes répartis entre la défense (terre, air, mer) avec 40 000 personnels, 40 000 autres rejoindront la gendarmerie. Enfin les 5 000 restants seront destinés à renforcer les rangs de la police nationale.

Photo : liberation.fr

mardi, octobre 4 2016

Le rapport 2015 de Tracfin

4 10 2016

Flux_financiers_illegaux.jpgL’année 2015 a constitué une année marquante pour Tracfin (Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits FINanciers clandestins) en raison du nouvel élan donné à la lutte contre le terrorisme et à son financement à la suite des attentats de janvier, par le renforcement des moyens et l’approfondissement de l’intégration du Service au sein de la communauté du renseignement.
On constate l’accélération des processus en matière contre le blanchiment, la corruption et le financement du terrorisme, tant au niveau national qu’international, illustrés par une nouvelle progression des informations reçues.

Photo : ladepeche.fr

dimanche, octobre 2 2016

Les contrôles d’identité et les jeunes Parisiens

2 10 2016

PATROUILLE DE POLICE DANS LE CENTRE VILLE A NOEL LE 20 12 2011Les contrôles d’identité sont l’une des modalités d’intervention policière les plus controversées, car la loi laisse au policier une large marge d’appréciation dans leur mise en œuvre. Les forces de l’ordre sont dès lors fréquemment soupçonnées d’utiliser cette disposition à des fins de harcèlement ou sur un mode discriminatoire à l’égard de populations particulières, si bien que de nombreuses propositions se sont fait entendre ces dernières années sur la nécessité et la manière de modifier ces pratiques, et de dissiper ces soupçons. L’étude que nous proposons s’inscrit dans ces débats, puisqu’elle vise à identifier qui sont les personnes contrôlées par la police, par l’exploitation de données collectées au cours de la Journée d’appel à la préparation à la défense.

Photo : La Marseillaise

lundi, septembre 12 2016

Sur les logiques politiques de la répression policière

12 09 2016

cc_Mosieur_J_Flickr.jpgLa sévérité de la répression policière qui s’abat sur les mobilisations contre la loi Travail, comme elle s’est abattue sur la COP21, la Nuit debout, sur certaines grèves ou encore sur les étrangers sans papiers et réfugiés, n’envoie pas seulement des manifestants à l’hôpital, en garde-à-vue, en centres de rétention ou en détention 1. Elle interroge également sur le sens politique d’un moment répressif ouvert par le décès de Rémi Fraisse le 26 octobre 2014 et maintenu par l’état d’urgence à la suite des attaques terroristes. Cette séquence a pour corollaire une marginalisation temporaire de la « question des banlieues » dans les médias. Cependant, elle ne doit pas faire oublier des décennies d’action policière centrée sur la coercition dans les quartiers populaires.

mercredi, septembre 7 2016

Ecoutes téléphoniques : engorgement profond

7 09 2016

telephones.jpgQu’elles soient diligentées dans les dossiers antiterroristes ou dans le cadre d’investigations contre la grande délinquance financière, les interceptions judiciaires font désormais office de pivot des enquêtes. Sur les dix dernières années, leur nombre a tout simplement explosé, passant de 20 000 en 2006 à 51 000 en 2015. Si l’explication est avant tout conjoncturelle - notamment avec la démocratisation, ces quinze dernières années, de la téléphonie mobile -, elle n’est pas sans conséquences pour les services d’enquête. De l’outil précieux, l’écoute passe vite au cauchemar ultime. Avec pour effet un étirement considérable du temps de travail des policiers.

vendredi, juillet 15 2016

Vers une refonte des services du renseignement ?

15 07 2016

policiers_du_renseignement.jpgAu terme de six mois de travail, la commission d’enquête parlementaire sur l’action de l’État face aux attentats de janvier et de novembre 2015 a rendu son rapport. Ce document de trois cents pages se nourrit notamment des auditions de quatre ministres et des directeurs des services du renseignement. Un important travail de synthèse qui aboutit à trente-neuf propositions. Ces propositions balayent plusieurs thèmes, de l’organisation des secours en situation de crise à la sécurisation du territoire en passant par les failles des services du renseignement. C’est sur ce dernier point que les propositions du rapporteur sont le plus poussées : elles invitent à repenser en profondeur les différents étages de la lutte antiterroriste. Leur examen met en lumière l’étonnant foisonnement d’acronymes qui prolifèrent dans le renseignement français et sa conséquence : un manque criant de coordination.

Photo : lexpress.fr

vendredi, juillet 1 2016

Violences policières pendant les manifestations sur la loi travail : un bilan

1 07 2016

Charge_police_manifestant_Paris_juin_2016.jpgFin avril, une Mission civile d’information a été décidée par un ensemble de journalistes, citoyens et députés afin d’évaluer les violences policières lors des manifestations contre la loi travail. Leur rapport, long de 80 pages, et publié mercredi sur le site de Reporterre, énumère de nombreux témoignages et entretiens réalisés à Rennes, Paris, Toulouse et Nantes. Divisé en plusieurs parties, il recense les différentes violences dont sont victimes les manifestants.
Première partie : les blessures, mutilations, violences et tirs dans le dos sont énumérés. Des dizaines de blessures par grenades de désencerclement, grenades lacrymogènes, balles de lanceurs de défense (LBD) et matraques sont évoquées. Viennent ensuite des tentatives d'explications, y compris des entretiens avec des policiers.

Photo : liberation.fr

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