Controverses, polémiques, pétitions

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mercredi, octobre 1 2014

L'humanité poursuit la destruction accélérée du reste du monde vivant

1 10 2014

tamarin_pinche.jpgLa planète est malade, et sa guérison semble de plus en plus incertaine. La pression exercée par l'humanité sur les écosystèmes est telle qu'il nous faut chaque année l'équivalent d'une Terre et demie pour satisfaire nos besoins en ressources naturelles, tandis que le déclin de la biodiversité est sans précédent. Ce sont les conclusions alarmantes du Fonds pour la nature (WWF), dans la dixième édition de son rapport Planète Vivante, le bilan de santé le plus complet de la Terre.
Ce rapport bisannuel, réalisé avec la société savante Zoological Society of London et les ONG Global Footprint Network et Water Footprint Network, et présenté à l'Unesco mardi 30 septembre, se fonde sur trois indicateurs. Le premier, l'indice planète vivante (IPV), mesure l'évolution de la biodiversité à partir du suivi de 10 380 populations (groupes d'animaux sur un territoire) appartenant à 3 038 espèces vertébrées de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons. Résultat : les effectifs de ces espèces sauvages ont décliné de 52 % entre 1970 et 2010. Autrement dit, la taille de ces populations a fondu de moitié en moins de deux générations.

Photo : la-vallee-des-singes.fr

vendredi, août 29 2014

Nouvelle saillie anti-magistrat d'un représentant du lobby sécuritaire

29 08 2014

code_penal.jpgAh ces juges rouges laxistes ! On ne s’en lasse pas. Interviewé dans le Figaro suite à une série d’homicides à Marseille, Toulouse et Montpellier, Alain Bauer, consultant en sécurité, conclut en pointant la responsabilité des magistrats. Grosso modo – je caricature à peine - les policiers font le job contre la criminalité organisée, mais les juges « refusent de punir ceux qui sont issus des banlieues ».
Voici la citation exacte : « Le maillon faible reste la réponse judiciaire: trop de magistrats, imprégnés de la harangue d'Oswald Baudot, théoricien du Syndicat de la magistrature, jugent encore en fonction de leur idéologie et refusent de punir ceux qui sont issus des banlieues. Au prétexte qu'ils ont connu la discrimination, le racisme ou l'exclusion, ils bénéficieraient d'un soi-disant droit à la compensation. C'est la porte ouverte à une dangereuse impunité ».

dimanche, juillet 20 2014

Que faire avec 46 milliards d’euros ? Testez l’évaluateur des dépenses publiques

20 07 2014

interrogatif.jpgLe gouvernement a choisi de réduire les prélèvements. La baisse atteindra 46 milliards d’euros chaque année à partir de 2017. Pourtant, ces milliards auraient permis d’accorder, par exemple, un minimum social de 500 euros par mois à 200 000 jeunes (1,2 milliard), de rénover et construire chaque année 100 000 logements sociaux (trois milliards), d’ouvrir 200 000 nouvelles places de crèche supplémentaires pour quatre milliards d’euros, de créer 300 commissariats dans les quartiers sensibles pour environ un milliard d’euros, d’allouer un chèque autonomie de 500 euros mensuels à 500 000 personnes âgées démunies (trois milliards), de créer 200 000 emplois d’aides éducative en milieu scolaire (cinq milliards), de proposer un chèque loisirs-culture de 350 euros par an à 14 millions de jeunes de moins de 20 ans (4,8 milliards), de créer 200 000 emplois d’utilité publique par an (quatre milliards), de rendre accessibles les bâtiments publics aux personnes à mobilité réduite (deux milliards pour une année), ou encore de rénover 6 000 places de prison par an (un milliard)...

Illustration : passion-ecriture.e-monsite.com

jeudi, juin 12 2014

A qui profite la Coupe du monde de football ?

12 06 2014

coupe_du_monde.jpgSous les feux des médias, la grande messe planétaire de la Coupe du Monde de football. Dans l’ombre, la triste réalité de la société brésilienne. Flambées de violence, répression policière brutale… des centaines de blessés, des assassinats ciblés, des disparitions, près de 10.000 familles expulsées… La situation sociale devient explosive au Brésil où les protestations contre la gabegie de la Coupe du Monde de football se multiplient, et alors que la police militaire s’est installée durablement dans les favelas de Rio où de vastes programmes de transformation urbaine sont engagés depuis quelques années. L’indécence des milliards dépensés en pure perte dans un contexte de paupérisation absolue des masses populaires brésiliennes montre une nouvelle fois l’absurdité du capitalisme mondialisé où se côtoient dénuement total et dépenses somptuaires.

Photo : ouest-france.fr

lundi, juin 2 2014

Les impasses d’un couple obscène

2 06 2014

gouvernement_et_medias.jpgContrairement à ce que suggèrent bien des commentaires ou la titraille des journaux, ce n’est pas « le triomphe du Front national qui dévaste le paysage politique français » (Le Monde daté du 27 mai), c’est la déstructuration de ce paysage qui rend le mieux compte du succès du FN. Nous vivons le déclin, peut-être historique, d’une formule qui a vécu une bonne quarantaine d’années, et a assuré la sortie des Trente Glorieuses bien plus que l’entrée dans une ère nouvelle. Cette formule désormais à bout de souffle reposait non pas sur un seul type d’acteur, les partis, avec leurs élus, leurs responsables, les institutions où ils siègent, les militants, les sympathisants, les intellectuels organiques, mais sur deux : comment ignorer ici les médias classiques, avec leurs journalistes, leurs rédactions, leurs relations devenues souvent presque incestueuses avec la classe politique ?
Le cycle politico-médiatique qui s’achève a été dominé par ce tandem, la crise actuelle est la sienne. Ce cycle a été inauguré au début des années 70, quand se met en place un paysage politique structuré autour de deux forces.

Photo : partenia2000.over-blog.com

lundi, mai 26 2014

Master de criminologie au CNAM : le CNESER défavorable à l'unanimité

26 05 2014

cnam.jpgLe CNESER (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche) a voté le 20 mai à l’unanimité contre la création d’un master de criminologie au CNAM (Conservatoire national des arts et métiers). Le CNESER demande à la DGESIP (Direction générale pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle) de retirer son avis favorable pour l’habilitation de ce master.
Le CNESER du 20 mai examinait les demandes d’habilitations de diplômes. 
Parmi les diplômes examinés figurait le Master mention criminologie demandé par le CNAM. La direction du CNAM explique sa demande par le fait que tout compte fait ses instances auraient validé cette demande interne.
L'analyse de la DGESIP est assez claire et sévère sur le fond "pas de stage", "pas de centre de recherche en appui pour l'instant" mais conduit malgré tout à un avis « favorable ». Nul autre cas n'aurait probablement conduit à une telle discordance entre le travail d'analyse et l'avis final.
Le ministère s’est fait le relais d’une demande du CNAM qui s’est fait le relais d’un projet d’un professeur bien en cour à partir d’arguments largement erronés. En fait, les instances du CNAM n’ont pas exactement validé ce master.

dimanche, février 23 2014

CNAM : Criminologie oui, Diversité non ?

23 02 2014

diversity.jpgEn 2010, les instances du CNAM ont adopté, sur proposition de ses personnels, la création d’une chaire Diversité. Or, depuis lors, malgré des demandes répétées, les personnels attendent toujours que cette décision soit finalisée par la direction de l’école Management et Société au sein de laquelle cette chaire prendra place. Au printemps 2013, la demande de création de cette chaire a été rappelée et actée au sein du Conservatoire. Les équipes pédagogiques et de recherche concernées ont élaboré et transmis une proposition de profil.
Tout est donc prêt pour la publication de cette chaire, or rien ne se passe et aucune explication claire n’est fournie sur les raisons de cette non mise en œuvre des décisions de l’établissement par la direction de l’école Management et Société. Les personnels sont nombreux à attendre l’appel à candidature pour une chaire de diversité. Au moment où le CNAM adopte un projet de contrat quinquennal dans lequel le Conservatoire rappelle sa mission prioritaire vis-à-vis des publics vulnérables, et alors que le CNAM s’honore par une exposition sur nos grilles qui rappelle la déportation des enfants juifs de notre arrondissement, alors que les discriminations en matière d’emploi, de logement continuent à être un problème majeur, dans un contexte de montée de la xénophobie, de l’homophobie et de contestation des études de genre, il entre dans les missions du CNAM de faire entendre sa voix par l’élaboration de formations et la réalisation de recherches sur ces questions de la diversité pour faire pièce à un climat inquiétant.
Autant la création de postes pour la criminologie était relayée avec empressement par la direction de l’école Management et société, autant celle-ci traîne les pieds pour mettre en place cette chaire Diversité. Cherchez l’erreur !

lundi, février 17 2014

Jeux de Sotchi 2014 : nous ne serons pas complices

17 02 2014

poutine_sotchi.jpgNul ne peut plus l'ignorer aujourd'hui, Vladimir Poutine organise les Jeux olympiques d'hiver dans la droite ligne de toutes les dictatures qui ont instrumentalisé les grandes manifestations sportives. Ses objectifs sont clairs : − Restriction des libertés civiles et contrôle militaro-policier des espaces publics et privés au nom de la « paix olympique ».
− Extension des zones d'influence géopolitique et économique grâce aux investissements olympiques pharaoniques.
− Médiatisation à haute dose du grand show sportif en tant qu'opération de propagande que le parcours de la flamme olympique a portée à son paroxysme.
− Endoctrinement et obnubilation nationalistes de la population par la promotion de champions d'État transformés en vitrines publicitaires.
− Durcissement autoritaire du pouvoir, des services de sécurité et des groupes supplétifs qui bafouent les libertés démocratiques élémentaires avec la complicité des partenaires économiques.

Photo : europe1.fr

mercredi, novembre 20 2013

La prochaine fois que quelqu’un vous bassine avec le voile, parlez-lui de l’Alsace Moselle

20 11 2013

Strasbourg_Jesus.jpgCela va faire maintenant un peu plus de 25 ans qu’en France, politiques, journalistes, universitaires et autres « personnalités qualifiées » s’agitent régulièrement autour du caractère ou non acceptable du port du voile au sein d’une société se définissant comme laïque. De relativement confidentiel au début des années 1990, ce débat n’a cessé d’enfler au point de constituer depuis le début des années 2000 un véritable feuilleton politique et médiatique.
Or, pendant qu’on nous bassine avec la supposée difficulté des « musulmans » à se soumettre à la « laïcité », ce principe qu’on nous présente comme si solidement « chevillé » à la « sacro-sainte » République française, il existe une région en France où se sont bien les institutions publiques qui piétinent quotidiennement et en toute légalité la neutralité religieuse de l’Etat, ainsi que le principe d’une égalité de traitement des différents cultes présent sur le territoire national. Simplement, comme c’est réputé rapporter moins de voix que de parler du « problème de l’islam », comme ça se vend aussi sans doute moins bien qu’un article illustré par une jeune fille portant le hidjab dans un amphi ou à la sortie du lycée, personne n’en parle jamais.
Vous pensez que j’exagère ? Alors laissez-moi vous faire découvrir quelques unes des réalités sidérantes du statut concordataire alsacien. Et au terme de ce petit voyage vous penserez peut être comme moi que, finalement, avant de regarder le voile sur la tête de sa voisine, on ferait bien de s’occuper de ce qui se passe en Alsace-Moselle.

mercredi, novembre 13 2013

Mettons la haine hors-jeu

13 11 2013

logo_ldh_general.gifLes agressions répétées, ouvertement et pleinement racistes dont la ministre de la Justice Christiane Taubira a été la cible indiquent clairement que nous avons affaire à une offensive assumée, concertée, froidement haineuse. Elles s’inscrivent en effet dans une trop longue liste de « dérapages » détestables.
Il y a eu cette déclaration hallucinante du député-maire de Cholet, à ce jour toujours membre de l’UDI, à propos des Roms : « Hitler n’en a peut-être pas tué assez ». Il y a eu le maire de Croix, dans le Nord, affirmant qu’il serait aux côtés de l’un de ses administrés s’il « commettait l’irréparable » à l’encontre d’un Rom… Il y a eu ce sénateur confiant à la cantonade qu’il avait « vraiment envie » de tirer sur François Hollande et la répartie du maire de Marseille, lui proposant obligeamment une Kalachnikov…
Ces saillies pseudo humoristiques ou soi-disant « maladroites » alimentent une foule de propos et d’actes de violence et toutes, contribuent à la fragmentation de notre société, tout en nous inscrivant collectivement dans une logique de désignation de boucs émissaires.
Cette remontée sidérante de pratiques et de discours qu’on pensait exorcisés n’est pas sans lien avec les consultations à venir. Mais les ramener à une simple poussée de fièvre préélectorale serait s’aveugler à bon compte et sous-estimer le danger. Au-delà des femmes, des hommes et des populations prises pour cibles, c’est le débat démocratique qu’on vise, et en plaçant ses valeurs hors jeu c’est la République qu’on veut atteindre.

lundi, octobre 14 2013

Le bijoutier niçois, Facebook et les médias : comment fabriquer un faux événement

14 10 2013

facebook.jpgSamedi 14 septembre 2013, 17h. Nous n'en revenons pas, une page facebook, en ligne depuis le 11 septembre, dépasse allègrement le million de fans ! C'est du jamais vu. La progression est tellement hallucinante que nous voulons en savoir plus.
Premier coup d'oeil, la page est anonyme. Incroyable, les internautes sont en train de "liker" massivement une page dont ils ne savent absolument rien !
Pourtant, ce qui nous intrigue, ce ne sont pas les raisons pour lesquelles les gens "likent", chacun fait ce qu'il veut, mais la rapidité fulgurante à laquelle ils l'ont fait (sans savoir qui est derrière cette page). On peut comprendre qu'on se sente proche du bijoutier, mais bizarrement, sur Facebook, tous les "héros" n'ont pas droit au même traitement. Ainsi, la page en hommage à Jacques Blondel - mort en tentant d'arrêter des braqueurs un mois avant le bijoutier- ne connait elle qu'un engouement... limité (2 214 likes en tout). Faut-il donc en déduire que ni lui, ni sa famille, ne méritent de soutien pour ce qu'il a fait ? Pourquoi tous ceux qui hurlent aujourd'hui contre le système, le pouvoir, la justice, auraient "liké" la page du bijoutier et pas celle du "héros de Marignane" ? Dans les deux cas, un homme se rebelle contre des délinquants, dans un cas l'homme meurt, dans l'autre l'homme tue. Le mort recueille 2 214 likes, l'auto-justicier 1,6 million... Étrange... Trop de "likers" en même temps, trop de passions, trop d'émotions, trop d'insultes aussi, il y a quelque chose qui cloche.

Illustration : lesmoutonsenrages.fr

lundi, septembre 30 2013

Délinquance : les coupables sont à l’Intérieur

30 09 2013

livre_delapierre.jpgLa délinquance : de quoi parle-t-on ? Que sont ces « chiffres de la délinquance » dont les médias se font régulièrement l’écho ? Que comptabilisent-ils exactement ? Qui sont ces experts qui viennent nous en parler ? La sécurité n’est-elle vraiment ni de droite ni de gauche ? Et que fait la police ?
Ce livre veut répondre à ces questions. Il montre comment la lutte contre la délinquance a été confisquée, détournée, manipulée par une poignée de politiciens ambitieux et de charlatans attirés par ce juteux business. Il révèle l’incroyable manipulation des statistiques à laquelle s’est livré Nicolas Sarkozy pour cacher son échec. Il donne le nom des complices de cette véritable escroquerie en bande organisée. Il détaille comment Manuel Valls a mis ses pas dans ceux de ses prédécesseurs. Il annonce l’impasse à laquelle conduit sa politique. Il propose les solutions pour en sortir.
Après avoir lu ce livre, vous constaterez que les principaux responsables de la délinquance sont à l’Intérieur. Et vous comprendrez pourquoi rien ne bougera tant que le peuple ne s’en mêlera pas.

mardi, septembre 24 2013

Bijoutier de Nice: pendez-les haut et court, tant qu'on y est !

24 09 2013

operation_facebook_Nice.jpgC’est avant tout un drame. Celui de deux vies brisées. Un gamin à la dérive, délinquant multirécidiviste, tué par un homme sans histoire. La justice éclairera les circonstances exactes de l’événement. Car ce n’est pas l’exactitude des faits qui est au centre de l’affaire du "bijoutier de Nice", mais les réactions qu’elle suscite. En effet, le soutien massif dont est l’objet le commerçant soulève bien des interrogations. Un peu sur la réalité des chiffres flatteurs annoncés sur la page Facebook dédiée (1,6 million à ce jour) et sur les intentions des créateurs de ladite page (citoyens indignés ou agitateurs d’extrême-droite ?), de toute façon aujourd’hui dépassés par leur succès.
Mais surtout, interrogeons-nous sur la nature de ce soutien. Environ mille personnes ont défilé à Nice lundi dernier pour réclamer d’office l’acquittement du bijoutier et il apparaît qu’une partie de l’opinion française approuve son geste sachant qu’il ne s’agit pas d’un acte d’auto-défense légitime mais bien d’auto-justice. Pour les soutiens du bijoutier, il est évident qu’on a le droit de défendre son bien. Et tant pis pour le braqueur qui, après tout, connaît "les risques du métier". Le débat sur la sécurité peut-il se résumer à un commentaire de ce bras d’honneur collectif à nos valeurs humanistes ?

vendredi, septembre 13 2013

La construction du prétendu « ras-le-bol » fiscal

13 09 2013

manipulation.jpgLes comparaisons internationales de prélèvements obligatoires n’ont aucun sens. L’artifice utilisé en France pour dénoncer le poids de l’impôt sur le revenu est de mettre en avant le chiffre de l’ensemble des prélèvements (impôts, cotisations, taxes diverses), parmi les plus élevés au monde. L’ensemble des taxes représentait 42,9 % de la richesse nationale en 2010, moins que le Danemark (47,6 %) mais bien plus que le Royaume-Uni (34,9 %). Ce chiffre n’a pas de sens car il compare des services rendus totalement différents selon les pays. Les Anglais paient moins d’impôts, mais déboursent davantage de leur propre budget individuel pour l’école des enfants ou les retraites. En termes de niveau de vie, cela revient au même. La France a choisi de répondre collectivement à certains besoins, pour garantir un accès universel. La France dépense plus que les autres en matière d’éducation non parce que l’école coûte plus cher, mais parce que sa natalité est dynamique et que l’accueil des jeunes enfants est gratuit dès trois ans. On pourrait réduire l’impôt en rendant la maternelle payante, il n’est pas certain que les Français approuveraient. Plus de la moitié de l’écart de prélèvements entre la France et la moyenne européenne résulte de notre système de retraites : non parce que les retraites sont plus élevées, mais du fait de l’ampleur du baby-boom et de la hausse du taux d’activité féminin dès les années 1960.

Illustration : bworldconnection.tv

jeudi, mai 30 2013

Memorandum sur la criminologie

30 05 2013

memorandum.jpgLa criminologie fait l’objet, depuis 2009, d’un vif débat au sein de la communauté scientifique française. Une grande majorité des universitaires et des experts s’est accordée pour déplorer un manque de lisibilité des formations et regretter un trop fort cloisonnement des disciplines œuvrant dans ce champ de recherche.
Pour remédier à cette situation, la Conférence nationale de criminologie a préconisé en 2010, la création d’une section de criminologie au sein du Conseil national des universités (CNU). Cette préconisation a été suivie par le précédent ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche mais elle n’a pas entraîné l’adhésion de la plupart des enseignants-chercheurs concernés, si bien que l’arrêté du 13 février 2012 portant création de cette 75e section a été abrogé par la nouvelle ministre le 6 août 2012.
Dans ce contexte, la Conférence pluridisciplinaire des directeurs de centres de recherche et de diplômes en criminologie a décidé de réunir, à Cergy-Pontoise, le 28 janvier 2013, des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des experts de toutes disciplines désireux de s’accorder, sinon sur la définition de la criminologie, du moins sur les liens susceptibles d’être développés entre les différentes spécialités qui la composent et sur les moyens à mettre en œuvre pour la revaloriser. A l’issue de cette réunion, la concertation s’est poursuivie pour aboutir, fin avril 2013, à la rédaction d’un mémorandum sur l’état et les perspectives de la criminologie en France.

Illustration : gallica.bnf.fr

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