Drogues et toxicomanies

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lundi, décembre 1 2014

La politique française des drogues : l’impossible évolution ?

1 12 2014

Image_drogues.jpgLe récent rapport du comité d’évaluation des politiques publiques consacré à la politique de lutte contre les drogues dresse un constat édifiant des résultats : la confrontation entre l’augmentation des usages et celle des sanctions, entre la diversification des usages et la complexification de la politique judiciaire, signe l’échec d’une politique centrée sur l’interdit pénal, notamment pour le cannabis. Cette double tendance à la hausse devrait ouvrir un débat sur la nécessaire évolution de la politique. Mais le système politique français manichéen aboutit à la triste juxtaposition de deux propositions qui s’ignorent. Certes, et c’est une première, ces propositions évoquent la nécessité de dépasser la loi de 70, mais comment ne pas regretter ce face à face stérile.
D’autant que le reste du constat est tout aussi intéressant : il souligne la confusion qui résulte d’un système où les interventions s’entremêlent jusqu’à l’absurde. L’addiction est un problème majeur, la lutte contre la drogue mobilise bien des énergies, les politiques n’en finissent pas de promettre des mesures et actions toutes plus vigoureuses les unes que les autres, mais le rapport dévoile un budget de la Mildeca en baisse, et un entremêlement des financements et des modes d’action telle que l’on ne sait plus qui fait quoi et pour quel prix et à quel résultat.

Illustration : journaldunet.com

lundi, juillet 28 2014

Le New York Times prône la légalisation du cannabis

28 07 2014

plante_cannabis.jpgLe grand quotidien américain plaide en faveur la légalisation du cannabis, comparant sa pénalisation aux errements de l'époque de la Prohibition. Dans un éditorial, le journal affirme que l'addiction et la dépendance sont des « problèmes relativement mineurs », en particulier par rapport à l'alcool et au tabac. « Les États-Unis ont mis 13 ans à reprendre leurs esprits et mettre fin à la Prohibition, 13 ans au cours desquels les gens continuaient à boire, de sorte que des citoyens respectueux de la loi sont devenus des criminels et que les syndicats du crime ont émergé et prospéré », écrit le journal.
« Il y a plus de 40 ans, le Congrès a adopté l'interdiction actuelle du cannabis, infligeant un grand préjudice à la société simplement pour interdire un produit beaucoup moins dangereux que l'alcool. Le gouvernement fédéral devrait dépénaliser le cannabis », poursuit cet éditorial.
Le Times, qui cite des chiffres du FBI recensant 658.000 arrestations pour détention de marijuana en 2012, estime que la pénalisation conduit à un « résultat raciste, frappant de manière disproportionnée les jeunes noirs, gâchant leur vie et donnant naissance à de nouvelles générations de criminesl ». Tout en étant opposé à la vente de cannabis aux mineurs (moins de 21 ans), le Times affirme que la « consommation modérée de marijuana ne semble pas présenter un risque pour les adultes en bonne santé ».

Photo : 20minutes.fr

vendredi, mai 30 2014

Rapport européen sur les drogues : tendances et évolutions

30 05 2014

Image_drogues.jpgLe Rapport européen sur les drogues (European Drug Report – EDR) 2014 de l’EMCDDA présente une nouvelle analyse de la situation en matière de drogues, accompagnée d’une vue d’ensemble de l’évolution des interventions et des politiques. Fruit d’une analyse complète des données européennes et nationales, le dossier d’information EDR propose une série de produits interdépendants, dont le rapport « Tendances et évolutions » est l’élément central.
Conformément à l’approche pluridimensionnelle adoptée, une analyse approfondie des sujets clés est présentée en parallèle à une vue d’ensemble de haut niveau des problèmes majeurs et des tendances à long terme. Cette perspective est intéressante, car elle permet de comprendre les différentes expériences nationales dans le contexte plus vaste qu’offrent les données au niveau européen. Quel que soit votre intérêt quant à la situation en matière de drogues en Europe, nous sommes certains que le nouveau dossier d’information EDR vous permettra d’accéder aisément à des informations et à une analyse de qualité sous une forme qui correspond à vos besoins particuliers (présentation officielle).

Illustration : journaldunet.com

jeudi, mai 22 2014

Addictions : bilan des mesures d’accueil des sortants de prison

22 05 2014

sortie_prison.jpgLa population incarcérée est particulièrement touchée par les addictions. Selon les données françaises les plus récentes, près de 40 % des détenus présentent une dépendance aux substances illicites, 20 % à 30 % seraient dépendants à l’alcool et 30 % des entrants en maison d’arrêt déclarent un cumul de consommations à risque (alcool, tabac, drogues illicites, psychotropes). De surcroît, les détenus sont davantage affectés par les maladies infectieuses que la population générale : bien qu’en recul, les prévalences d’infection du VIH varient, selon les sources, entre 0,6 % et 2,0 % (3 à 4 fois plus qu’en population générale), tandis que celles du VHC se situent entre 4,2 % et 6,9 % (4 à 5 fois plus). Face à cette situation épidémiologique préoccupante, aggravée par l’état de surpopulation carcérale, les moyens du dispositif d’accueil actuel semblent insuffisants. Outre les problèmes d’accès aux soins pendant l’incarcération, les difficultés d’hébergement et de continuité des soins persistent à la sortie, en particulier dans les maisons d’arrêt. Pour éviter les ruptures de soins et les « sorties sèches », les pouvoirs publics tentent d’« améliorer la prise en charge et la continuité des soins délivrés aux usagers de drogues et d’alcool incarcérés ».

Photo : sudouest.fr

dimanche, février 16 2014

Cannabis, débat interdit ?

16 02 2014

cannabis.jpgLe groupe EELV du sénat, sous la houlette de la sénatrice Esther Benbassa, a présenté le 6 février une proposition de loi “visant à autoriser l’usage contrôlé du cannabis”. “La France est en retard sur ces questions. Il y a deux millions de fumeurs de cannabis en France. Il faut dépénaliser le cannabis et encadrer son usage : créer une filière comme le tabac, réguler la production, la distribution, la vente et améliorer la prévention des mineurs. Cela permettra de mener une véritable politique de santé publique, d’endiguer les filières et d’améliorer la paix sociale en banlieue”, estime Esther Benbassa. Reste qu’à la veille des municipales et dans un contexte pollué par les extrémistes, cette question n’a guère de chance d’être portée par le gouvernement. Etat des lieux avec la sociologue spécialiste Anne Coppel, auteur de Sortir de l’impasse. Expérimenter des alternatives à la prohibition (La Découverte, 2012).

mercredi, janvier 8 2014

Le Venezuela : un épicentre du trafic de cocaïne

8 01 2014

carte_venezuela.jpgLa saisie de 1,3 tonne de cocaïne opérée à Roissy par l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), dans un vol commercial au départ de Caracas en septembre 2013, restera dans les annales comme la plus importante jamais réalisée en France métropolitaine. Au-delà du record, cette affaire soulève un certain nombre de questions sur le rôle actuel du Venezuela dans le trafic international de chlorhydrate de cocaïne. Depuis le milieu des années 2000, la liste des saisies en provenance de ce pays ne cesse en effet de s’allonger. Ces cargaisons visent de plus en plus directement l’Europe - deuxième marché de la cocaïne au monde - à l’image de la tonne de cocaïne interceptée sur un jet privé aux Canaries en 2012. Une situation difficilement imaginable, il y a encore dix ans, qui montre que le Venezuela est désormais devenu une plateforme majeure de distribution de la cocaïne principalement produite chez son voisin, la Colombie, avec lequel il partage plus de 2000 km d’une frontière particulièrement poreuse. En témoignent les saisies de cocaïne comptabilisées par les Vénézuéliens qui s’élèvent, depuis 1999, à 389 tonnes. Par ailleurs, les démantèlements de plus en plus fréquents d’usines de production de précurseurs chimiques et de dizaines de laboratoires de cocaïne, dans l’ouest du pays, laissent penser que le Venezuela est devenu un épicentre du trafic de cocaïne dans un contexte où son voisin colombien voit sa production diminuer.

vendredi, novembre 15 2013

Rapport national à l'Observatoire Européen des Drogues et Toxicomanies

15 11 2013

Image_drogues.jpgAu cours de la période 2012-2013, les efforts du législateur ont globalement été consacrés à la réduction de l’offre. Plus spécifiquement, ils ont porté sur l’encadrement de la vente des médicaments sur Internet et la lutte contre leur falsification. Sur le plan de la coopération policière au niveau international, de nouveaux accords bilatéraux ont été engagés par le gouvernement. En matière de lutte contre le trafic de stupéfiants, des dispositions légales visant à renforcer la sécurité intérieure ont été également adoptées.
Les dernières données disponibles en population générale sont issues de l’enquête Baromètre santé 2010 de l’INPES, ainsi que des enquêtes en population adolescente et en milieu scolaire. Les données en population générale âgée de 15 à 64 ans traduisent une stabilisation globale des niveaux d’usage du cannabis au cours des 12 derniers mois (autour de 8,4 %). La hausse de l’expérimentation de cannabis est liée à un effet de stock des générations anciennes de fumeurs. Parmi les produits plus rares, la cocaïne enregistre une hausse significative de l’expérimentation et de l’usage au cours de l’année (respectivement de 2,4 % à 3,6 % et de 0,5 % à 0,9 %). L’enquête révèle par ailleurs une augmentation de l’expérimentation d’héroïne, passant de 0,8 % à 1,2 %, et des champignons hallucinogènes (de 2,6 % à 3,1 %), alors qu’au contraire l’ecstasy semble en recul.

Illustration : journaldunet.com

dimanche, août 18 2013

Pour un vrai débat de société sur le dopage

18 08 2013

controle_anti_dopage.jpgL'argumentation, dans les discussions sur le dopage, peine souvent à s'extraire de l'affaire du jour et de jugements sévères sur l'efficacité des dispositifs antidopage. A ce titre, l'initiative de la commission d'enquête sénatoriale chargée d'en évaluer l'efficacité mérite d'être saluée, car elle s'extrait de ces débats. Mais ce travail s'est malheureusement privé d'enquêtes sociologiques qui auraient pu enrichir les constats et les propositions.
Dans le rapport remis le 24 juillet, la description des pratiques dopantes s'appuie sur les témoignages de quelques personnalités et mobilise l'outil statistique, même si les limites de cette dernière approche ont été mentionnées. Les enquêtes sociologiques permettent pourtant de faire apparaître la variété des pratiques dopantes.

Photo : francetv.fr

mardi, juillet 30 2013

Marchés, substances, usagers de drogues : les tendances récentes

30 07 2013

Image_drogues.jpgLe dispositif Tendances récentes et nouvelles drogues (TREND), mis en place par l’OFDT en 1999, s’attache à détecter les phénomènes émergents et les tendances récentes dans le champ des drogues illicites. L’analyse des données relatives au 13e exercice, portant sur l’année 2011 et les premiers mois de 2012, est l’occasion de mettre en lumière une série d’évolutions. Ce numéro de Tendances fait le point notamment sur quatre aspects.
Le premier tient à la mutation des marchés des principales drogues illicites, qui connaissent des évolutions importantes en matière de pureté et de prix (héroïne, cocaïne, MDMA), alors que le développement de la culture de l’herbe de cannabis en Europe et l’émergence des NPS (nouveaux produits de synthèse) constituent eux aussi des facteurs de bouleversement. Sont ensuite abordées les questions directement en lien avec les usagers : les modes de consommation, notamment l’augmentation de la pratique de la « chasse au dragon » et la détérioration des situations sociale et sanitaire des usagers socialement les plus fragiles. Enfin, les deux dernières parties sont consacrées à des focus sur plusieurs produits (crack, free base, kétamine, méthamphétamine), dont la diffusion et/ou l’accessibilité sont à surveiller, ainsi que sur les traitements de substitution.

Illustration : journaldunet.com

samedi, juin 29 2013

L'opium Afghan : 20 ans de suprématie mondiale

29 06 2013

Image_drogue_afghanistan.jpgCe cinquième numéro de Drogues, enjeux internationaux, écrit par Pierre-Arnaud Chouvy, géographe spécialiste des questions liées aux drogues et de l'Asie, créateur du site www.geopium.org, membre du collège scientifique de l'OFDT, est consacré à la situation des opiacés en Afghanistan. Ce pays qui ne produisait sans doute guère plus de 200 tonnes d’opium en 1979, date de l'invasion soviétique, est devenu le premier producteur d'opium et d'héroïne au monde. Comment cette situation s'est-elle développée? Pourquoi les paysans continuent-ils à produire de l'opium malgré les tentatives d'éradication des cultures. Que risque-t-il de se passer après le départ des troupes de l'OTAN en 2014 ?
L'Europe est profondément concernée par la situation en matière de drogues en Afghanistan puisque près de 90 % de l'héroïne consommée sur le continent provient de cette région du monde. Et, en dépit des progrès réalisés dans la prise en charge des usagers (produits de substitution) et la baisse des prévalences de consommation dans une majorité de pays de l’Union européenne, l'héroïne demeure la substance illicite la plus problématique en matière de santé publique.

vendredi, juin 28 2013

Drogues : chiffres clefs

28 06 2013

Image_drogues.jpgL’objectif de la publication Drogues, Chiffres clés est de rassembler périodiquement les indicateurs chiffrés les plus récents et les plus pertinents pour mesurer le phénomène des drogues, qu’il s’agisse des substances illicites ou du tabac, de l’alcool et des médicaments psychotropes. Ces données constituent un socle commun de connaissances sur lesquelles peut s’appuyer l’action des pouvoirs publics coordonnée par la MILDT, placée sous l’autorité du Premier ministre.
Ce document, préparé par l’OFDT, repose sur ses propres travaux et sur ceux produits par d’autres institutions. Il présente d’abord de façon synthétique les niveaux de consommations dans l’ensemble de la population pour les principales substances. Des informations détaillées sur les usages, les prises en charge, les conséquences sanitaires et sociales et les trafics sont ensuite développées par produit en donnant, à chaque fois que c’est possible, une tendance d’évolution.

Illustration : journaldunet.com

mercredi, mai 29 2013

Drogues et addictions : données essentielles (2013)

29 05 2013

OFDT2013.jpgLe cannabis est le produit illicite le plus fréquemment consommé. Si 13,4 millions de Français l’ont expérimenté, les consommateurs réguliers sont beaucoup moins nombreux mais représentent néanmoins une importante minorité. L’usage des autres drogues illicites concerne une proportion très faible de la population française. Ainsi, moins de 1 % de la population âgée de 18 à 64 ans a fait usage dans l’année de cocaïne et de poppers.
La proportion de consommateurs réguliers de cannabis est deux fois plus importante chez les jeunes de 17 à 25 ans que chez les personnes âgées de 26 à 44 ans. Parmi les personnes âgées de 45 à 64 ans, la consommation régulière de cannabis devient pratiquement inexistante.
Les alcoolisations ponctuelles importantes (API) sont incomparablement plus fréquentes chez les jeunes : 53 % d’entre eux déclarent au moins un épisode dans le mois, contre 36 % d’adultes ayant eu un épisode dans l’année.

mardi, avril 23 2013

A Marseille, le trafic de drogue, les nourrices et la misère humaine

23 04 2013

Photo_Marseille.jpgUne petite salle de 15 m², avec quelques chaises dépareillées, trois tables abîmées, de la vaisselle de récupération, des bières et des cocas au frigo, et une machine à expresso étonnamment professionnelle. Le joujou de Bechir qui sirote du café toute la journée, pour s’occuper. Il a les yeux toujours écarquillés, comme s’il redécouvrait le monde à chaque seconde. Les yeux rougis aussi, parce que la fumette, c’est son truc depuis plus longtemps que le café.
À 12 ans, il y a deux décennies de cela, après que son père a été abattu dans un règlement de compte un soir à quelques encablures de là, Bechir a perdu pied, en même temps que sa mère d’ailleurs, Bouchra. Et les types du réseau pour lequel travaillait son père l’ont pris en main. Peut-être pour l’aider, comme une sorte de dette morale. Ils en ont fait un guetteur, l’ont poussé à fumer du shit, puis les petits trafiquants changeant selon le turn-over normal (prison, ascension ou arrêt d’activité) alors que Bechir stagnait sur le béton, les plus jeunes en ont fait leur souffre-douleur oubliant son passé funeste. Brimades, moqueries et violences ont fini d’abîmer Bechir.

vendredi, janvier 18 2013

Légaliser les drogues ?

18 01 2013

Photo_cannabis_martius_flickr.jpgLe consensus international qui a longtemps prévalu en matière de lutte contre les drogues se fissure. Depuis quelques années, les coups de canifs portés au dogme prohibitionniste se multiplient : légalisation de la feuille de coca en Bolivie, mise en œuvre de programmes de distribution contrôlée d’héroïne en Suisse et au Canada, dépénalisation de l’usage récréatif de cannabis dans un nombre croissant de pays... Par-delà leur diversité, toutes ces politiques ont en commun de remettre en cause, de manière plus ou moins frontale, le principe d’interdiction de l’usage et du commerce, à des fins non thérapeutiques, de produits psychotropes jusqu’alors considérés comme indésirables. Le régime prohibitionniste établi dans la première moitié du XXe siècle par la communauté internationale, et étendu depuis à des substances toujours plus nombreuses, peine, il est vrai, à remplir ses promesses. La montée en puissance de la « guerre à la drogue », menée depuis les années 1980, n’a pas eu les résultats escomptés. Au delà de son incapacité à enrayer le développement de la consommation et des trafics, ce sont les effets pervers de la prohibition en termes de santé et de sécurité publiques qui suscitent aujourd’hui le plus d’interrogations.

Illustration : martius - flickr - licence cc

vendredi, décembre 28 2012

United States of marijuana

28 12 2012

Photo_cannabis_martius_flickr.jpgLa marijuana médicale a été un grand succès dans le Colorado, un Etat qui n'a pourtant pas l'air de se porter trop mal (le taux d'obésité est l'un des plus faibles du pays). Plus de 107 000 "patients " ont obtenu une carte leur donnant droit de consommer, et il y a désormais davantage de dispensaires de cannabis que de cafés Starbucks.
Les ventes sont estimées à 200 millions de dollars (environ 150 millions d'euros) cette année - dont plusieurs millions pour l'administration fiscale qui s'enrichit, n'en déplaise à la justice. Les producteurs ont eu l'intelligence de travailler avec les autorités pour éliminer les brebis galeuses (la licence coûte 18 000 dollars et sert à financer la division spéciale mise en place par les forces de l'ordre).
Vu le succès du "médical ", le Colorado a franchi l'étape suivante et légalisé, le 6 novembre (en même temps que l'Etat de Washington), la possession d'une once de marijuana . Le vote a été acquis à une majorité de 250 000 votes, soit plus que l'avance de Barack Obama sur son rival républicain Mitt Romney lors de la présidentielle.

Illustration : martius - flickr - licence cc

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