Justice

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samedi, mai 4 2013

A propos de l'impartialité (et de la neutralité) des magistrats

4 05 2013

Image_juge_Plantu.jpgA l'occasion de l'affaire très (trop ?) médiatisée du "mur des cons" du Syndicat de la magistrature, de nombreux commentaires ont été faits à propos de l'impartialité et/ou de la neutralité des magistrats. Ces jours-ci un chroniqueur judiciaire du journal Le Monde a publié un article affirmant, dans son titre, que "la neutralité du juge est un leurre". Le débat actuel étant un peu confus autour de ces notions d'impartialité et de neutralité, il n'est pas forcément inutile de rappeler deux ou trois choses essentielles.
L'impartialité des juges est une obligation déontologique. Il y a bien écrit "des juges", et non "des magistrats". Ce que le justiciable impliqué dans une procédure judiciaire de quelque nature qu'elle soit (civile, commerciale, prud'homale, pénale..) attend d'abord et avant tout, c'est que celui qui le juge, c'est à dire celui qui va décider au final, soit impartial. Ce qui signifie, pour faire simple, que ce juge soit d'abord à l'écoute de tous les arguments, d'une partie au procès ou d'une autre, ensuite que ce juge, pour aboutir à sa décision, suive un raisonnement intellectuel ne laissant pas de place à ses convictions personnelles mais découlant de l'analyse objective des éléments apportés par les uns et par les autres.

dimanche, avril 21 2013

Corruption et éthique publique : ne plus faire semblant !

21 04 2013

stop_corruption.jpgIl aura donc fallu qu’un ministre de la République, chargé entre autres de lutter contre la fraude fiscale, reconnaisse détenir un compte non déclaré à l’étranger depuis de nombreuses années pour que le pouvoir exécutif s’engage sur une réforme d’ampleur sur la « moralisation de la vie publique » et sur la lutte « contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux »... Il était temps !
Depuis de nombreuses années, des associations de la société civile, des professionnels de la justice, des universitaires dénoncent les insuffisances criantes de la législation française en matière d’intégrité de la vie politique et de lutte contre la délinquance financière, et alertent sur les dommages importants résultant de ces lacunes : délitement de la démocratie - minée par les conflits d’intérêts, les fraudes fiscales, la corruption, ... - , perte de confiance des citoyens dans les institutions et les responsables politiques et aggravation de la crise économique. Les gouvernements successifs sont malheureusement restés sourds...

vendredi, avril 19 2013

Pourquoi un parquet financier ?

19 04 2013

Image_juge_Plantu.jpgLes hommes politiques découvrent ou tout du moins semblent découvrir l’infraction de corruption et autres infractions financières sous-jacentes. Bien évidemment, il convient de lutter contre de telles infractions, la véritable question étant de savoir comment et avec quels moyens.
Rappelons qu’au mois de juin 2012 l’Association des jeunes magistrats (AJM) avait été signataire du texte intitulé : «Agir contre la corruption : l’appel des juges contre la délinquance financière». Ce texte proposait notamment trois objectifs à savoir : réanimer le Service central de prévention de la corruption (SCPC) tout en créant un organe indépendant de contrôle des marchés public ; créer une infraction d’enrichissement illicite et renforcer les Juridictions interrégionales spécialisées (JIRS) notamment avec des nouveaux groupes d’enquêteurs financiers à l’échelon départemental.
De ces axes de réflexion, seul le second est partiellement repris par la proposition actuelle tendant à ce que les élus et ministres déclarent leurs ressources et leur patrimoine. Pour le reste, il s’agit de créer un parquet financier avec une compétence nationale et un nouvel office central.

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vendredi, avril 12 2013

Le juge d'instruction n'est pas un adversaire politique

12 04 2013

Image_juge_Plantu.jpgLa mise en examen de Nicolas Sarkozy a déclenché de la part de ses amis politiques une réaction d'une violence dont nous avions perdu l'habitude. Le juge d'instruction serait "partial" dès lors qu'il instruit à charge, son acharnement serait "grotesque et abject" pour les uns, "injuste et extravagant" pour les autres, qui n'hésitent pas à ajouter qu'il aurait "déshonoré la justice". Plus graves ont été les conséquences de ces propos : menaces sur la personne du juge et ses enfants, envoi de lettres contenant des balles.
Nous avions oublié, sans doute trop vite, que ces attaques étaient monnaie courante lors du dernier quinquennat. Nous mesurons à nouveau les effets de cette rhétorique populiste qui enferment juges et politiques dans un antagonisme dont chacun ne pourrait échapper que par la destruction de l'autre.
Pour sortir de cette impasse sans relancer la provocation, il faut chercher à comprendre les vrais enjeux derrière une mauvaise querelle.

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mardi, avril 9 2013

A propos des élites délinquantes : Jacques Chirac et le syndrome Teflon

9 04 2013

Photo_Jacques_Chirac_Rue_89.jpgPour la sociologie de la déviance interactionniste, le processus de stigmatisation passe par des rituels de dégradation. En poursuivant cette perspective, l’auteur considère que les élites délinquantes bénéficient au contraire de rituels de restauration quand elles sont mises en cause. Ils se manifestent de façon parallèle à la procédure judiciaire pour lui enlever une grande partie de ses effets dépréciatifs. A propos du procès dans lequel J. Chirac a été condamné, trois processus sont montrés : une restauration par la procédure, une autre par la minimisation des faits illicites, une troisième par une négation de l’intention transgressive. Ces rituels produisent une situation originale d’un individu à la fois coupable et innocenté.

Photo : Rue 89

lundi, avril 8 2013

Le Fric-Frac de la République

8 04 2013

corruption.jpgNous avons connu les années béton et autoroutières du pompidolisme et du giscardisme finissant assorties de ces célèbres diamants et avions renifleurs, les années fric du mitterrandisme reformé avec Urba mais aussi Elf Aquitaine, puis, la généralisation du conflit d’intérêts, la fin de la séparation de l’argent public et de l’argent privé avec le chiraquisme et enfin, la spéculation financière et les paradis fiscaux du sarkozysme triomphant... Maintenant, avec l’affaire Cahuzac, nous sommes entrés dans des pratiques corruptrices trans-partisanes qui partent des cercles du Front national jusqu’à la gauche de gouvernement. Cette permanence des affaires structure notre vie politique.
L’argent, la politique, le pouvoir, (le sexe on verra plus tard), cette association est banale depuis le début de l’humanité. Dans la course au profit immédiat, la prédation va souvent de paire avec des discours bien lénifiants sur l’égalité républicaine. Mais, par la rotation rapide de ces affaires dans l’actualité et la frilosité de la plupart des propositions politiques, il faut bien se rendre à l’évidence, c’est une bonne part de nos illusions sur la République exemplaire qui disparaît.

Photo : unodc.org

vendredi, mars 8 2013

La théâtralité du procès pénal : entre archaïsme et modernité

8 03 2013

Image_justice_rdndue.jpgLa dimension théâtrale originelle du procès pénal, visible tant dans la scénographie judiciaire que dans la parenté entre la procédure et les règles classiques de la tragédie, est aujourd’hui, sur fond de crise des représentations, remise en cause sur deux fronts, celui de l’impératif de proximité et celui de l’exigence managériale d’économie. Pourtant la dramaturgie judiciaire est indispensable pour permettre à la justice de remplir pleinement sa mission de résolution du conflit, généré par la violence privée, notamment par l’effet de la catharsis, qui peut opérer sur l’ensemble des protagonistes de la scène judiciaire et par sa capacité symbolique à renforcer la cohésion sociale. La pérennité de la théâtralité du procès pénal doit toutefois s’envisager dans un cadre modernisé, qui suppose, conformément à une évolution déjà engagée, l’introduction d’un contradictoire renforcé et de nouvelles exigences éthiques et déontologiques.

Illustration : marieclaire.fr

lundi, mars 4 2013

Citoyens assesseurs : le gâchis d’une réforme démagogique

4 03 2013

Justice_independante.jpgLors de ses vœux aux Français en décembre 2010, Nicolas Sarkozy déclarait qu’il souhaitait « les protéger de la violence chaque jour plus brutale de la part de délinquants multi-réitérants en ouvrant nos tribunaux correctionnels aux jurés populaires. Ainsi, c’est le peuple qui pourra donner son avis sur la sévérité de la réponse à apporter à des comportements qui provoquent l’exaspération du pays ».
La réforme a été expérimentée dès le début de l’année 2012 dans deux cours d’appel, celle de Toulouse et celle de Dijon. Plaquée sans réflexion sur le fonctionnement habituel des services correctionnels, elle a demandé un investissement énorme de la part des fonctionnaires et des magistrats, qui ont joué le jeu de l’expérimentation pour permettre à ces « citoyens assesseurs » d’être pleinement en capacité de juger et de remplir effectivement leur mission.
Le bilan qui vient d’en être dressé est accablant : la complexité de la procédure pénale, les difficultés d’organisation des juridictions, le ralentissement du cours de la justice, l’augmentation des stocks et le coût de la réforme en moyens matériels et humains, imposés à des juridictions déjà exsangues, doit conduire à l’arrêt de l’expérimentation.
Et pour finir, la réforme a manqué son but avoué : nos concitoyens ne sont pas plus répressifs que les magistrats professionnels.

samedi, février 9 2013

Interview de la présidente de la conférence de consensus (prévention de la récidive)

9 02 2013

Image_recidive.jpgNicole Maestracci est le visage de la conférence de consensus sur la prévention de la récidive, lancée en septembre par la ministre de la Justice.
C’est une magistrate reconnue qui organise les débats. Première présidente de la cour d’appel de Rouen, Nicole Maestracci a déjà participé à plusieurs conférences du même type, sur l’intervention médicale en garde à vue, l’expertise judiciaire, les psychopathes ou la prise en charge des sans-abris.
L’avancée des travaux est à la disposition du grand public, même si les débats sur la récidive ne semblent pas passionner les foules au-delà des professionnels du droit.
L’ambition de Nicole Maestracci est aussi de parler, le plus simplement possible et avec des arguments scientifiques, de ces sujets qui impliquent des avis très tranchés : le sens de la prison, les alternatives possibles, l’utilité de la libération conditionnelle... Pour ne pas tomber des nues à chaque fait divers impliquant un récidiviste.

Illustration : yahoo.bondyblog.fr

mardi, février 5 2013

Roms : la France de nouveau condamnée par le Comité européen des droits sociaux

5 02 2013

unicef_enfants-roms_ksiazek-afp.jpgPar une décision en date du 11 septembre 2012, mais rendue publique le 21 janvier 2013, le Comité européen des droits sociaux (CEDS) condamne à nouveau la France en raison des conditions de vie des Roms migrants résidant sur le territoire, pour non-respect de plusieurs droits sociaux fondamentaux combinés à l’exigence de non-discrimination. Cette décision est l’aboutissement d’une procédure lancée par l’ONG Médecins du Monde qui, en avril 2011, avait présenté une réclamation collective devant l’instance du Conseil de l’Europe. Dans celle-ci, l’organisation alléguait que la France ne respecte pas ses engagements pris au titre de plusieurs droits consacrés, à l’égard des Roms essentiellement originaires de l’Europe et vivant en France en situation de grande pauvreté.
Après avoir sanctionné la France en raison de la situation, en matière d’accès au logement, des Roms migrants ainsi que des gens du voyage, puis, plus récemment encore, pour les expulsions par la force des campements Roms, le Comité pointe à nouveau les insuffisances des mesures prises en faveur des Roms et conclut à l’existence de multiples discriminations dans la jouissance cette fois de nombreux droits sociaux fondamentaux.

Illustration : Unicef

mardi, janvier 29 2013

La justice peut-elle mener la « guerre contre la drogue » ?

29 01 2013

Image_drogues.jpgLes mêmes peines sont appliquées pour toutes les drogues : 1 an d’emprisonnement et 3 750 € pour usage de stupéfiants, 5 ans et 75 000 € pour offre ou cession illicites, 10 ans et 7 500 000 euros pour transport, détention, offre, cession, acquisition ou emploi illicites. Pour les adolescents que j’ai côtoyés pendant des années, et parfois mis en examen pour des délits relatifs à l’usage, l’acquisition ou la vente de stupéfiants, cette pénalisation est incompréhensible, d’autant plus que, pour eux, le cannabis n’est pas une drogue, ni un produit dangereux. Et de fait, rares sont les jeunes qui passent du cannabis à d’autres drogues plus dures. Si l’on excepte certains cas extrêmes de consommation effrénée de haschich, souvent associée à des prises de médicaments anxiolytiques, qui peuvent détruire la santé, il semble que la consommation de cannabis corresponde à un moment de l’existence de ces jeunes, moment réversible qui peut s’estomper en quelques mois au gré des évènements qui se produisent dans leur vie (rencontre amoureuse, pratique d’un sport, premier boulot). C’est souvent une béquille pour panser momentanément les plaies laissées par une exclusion scolaire, un conflit parental douloureux, le manque de perspective d’avenir et surtout la frustration liée au manque d’argent… Le problème, c’est qu’ils passent assez facilement de la position de consommateurs à celle de « trafiquants », d’abord pour acheter les doses dont ils ont besoin pour eux-mêmes puis pour dépanner les copains, puis pour gagner de l’argent facile.

Illustration : journaldunet.com

mardi, janvier 22 2013

Une justice en quête de sens

22 01 2013

Image_juge_Plantu.jpgL’année 2012 fut l’année des espoirs et de l’attente, l’année 2013 sera t-elle l’année du sens retrouvé de la justice dans notre démocratie ?
Le rouleau compresseur néo-conservateur a tellement désorganisé les rouages de la justice qu’il faudrait un chantier serein de plusieurs années pour redonner un peu de cohérence dans tout cela. Le temps politique est plus court.
Les dysfonctionnements deviennent tellement habituels qu’ils en deviennent naturels. Cette accoutumance à l’injustice fait dire à certains que la gauche a perdu cette bataille culturelle : nous sommes dans une société injuste et sécuritaire, on ne peut rien y faire... La difficulté est pourtant évidente: ces recettes «sarkoziennes» n’ont en rien amélioré la sécurité des français, n’ont pas combattu efficacement le crime organisé, ni la corruption, par contre elles ont réduit continuellement les libertés du citoyen.
Il faudra le répéter inlassablement, l’autorité ce n’est pas l’autoritarisme, la sanction pénale ce n’est pas la répression aveugle. la justice repose sur le frêle équilibre entre liberté, innocence et culpabilité démontrée après avoir été discutée.

Illustration : Plantu - Le Monde

lundi, janvier 21 2013

Comprendre l’insatisfaction du public face à la « clémence » supposée des tribunaux

21 01 2013

Justice_independante.jpgLes sondages sur la justice criminelle indiquent qu’entre 70 et 80% des citoyens sont insatisfaits par la clémence des tribunaux considérant que ceux-ci imposent des sentences qui ne sont pas assez sévères. Cet article explore différentes mesures de l’opinion publique sur les sentences des tribunaux. Il démontre que lorsqu’ils sont confrontés à des mises en situation détaillées qui présentent les circonstances qui entourent le délit et l’accusé, les citoyens sont beaucoup moins insatisfaits de la clémence des tribunaux et cela même si on leur demande d’estimer la sentence des tribunaux ou si on leur fournit la sentence réellement imposée. La deuxième partie de l’article cherche à comprendre pourquoi certains citoyens, dans certains contextes, sont portés à croire que les tribunaux n’auraient pas été assez sévères. Nous vérifions si les caractéristiques individuelles des citoyens (âge, sexe, opinions, etc.), mais surtout leurs interprétations des différents éléments des causes criminelles (évaluation de la gravité, importance accordée à la réhabilitation de l’individu, etc.) permettent d’expliquer leur insatisfaction à l’égard des sentences des tribunaux.

jeudi, janvier 3 2013

Les jurés d’assises à l’épreuve de la justice

3 01 2013

Image_livre_jures_assises.jpgQue sait-on de l’expérience des jurés populaires amenés à siéger en cour d’assises et à juger des personnes accusées d’avoir commis un crime ? Pour le citoyen ordinaire, devenu « juge d’un jour », cette expérience lui révèle le monde social sous diverses facettes et l’interpelle sur sa capacité et sa légitimité de juger. Les interactions entre les jurés et les juges professionnels, en l’occurrence les présidents de cour d’assises, mettent en relief des rapports de pouvoir et de domination, sur fond de rituel judiciaire. Lors du délibéré, le fait que les jurés soient censés juger des faits et de la peine selon leur « bon sens » et leur « intime conviction » tandis que les magistrats jugeraient selon le « droit » et la « raison » révèle une hiérarchie subtile au sein de cette association échevine. Cet ouvrage, issu d’une enquête sociologique de terrain, met en évidence des rapports sociaux différenciés à la justice pénale, mêlant enchantement et désillusion quant au caractère démocratique de la cour d’assises. Il interroge les effets de cette socialisation qui génère des tourments moraux, tout en contribuant au sentiment d’avoir été reconnu comme citoyen-juge.

lundi, décembre 31 2012

Enquête sur la fabrication du "coupable" Marc Machin

31 12 2012

Livre_Mahaut.jpgCe livre est publié alors que M. Marc Machin, condamné successivement par deux cours d'assises en 2004 et 2005, vient d'être acquitté par une nouvelle cour d'assises après renvoi devant celle-ci par la chambre criminelle de la cour de cassation elle même saisie par la commission de révision des condamnations pénales. Il aura, injustement, passé plus de six ans en prison.
L'auteur nous raconte les épisodes successifs de cette histoire peu banale, en commençant, alors que Marc Machin effectue sa peine en prison, par l'entrée dans un commissariat parisien, le 3 mars 2008, d'un homme venu s'accuser d'avoir commis deux crimes dont celui pour lequel M. Machin a été condamné à deux reprises (viol et meurtre d'une femme). Ce qui retient particulièrement l'attention, c'est, une fois de plus, le fait qu'un individu ce soit, en garde à vue, accusé d'un crime qu'il n'a pourtant pas commis. D'où cette question particulièrement dérangeante, notamment à travers le débat sur la présence des avocats en garde à vue : que peuvent bien faire et/ou dire les enquêteurs, pendant la période de garde à vue, pour qu'un homme qui n'a commis aucun crime s'accuse d'avoir violé puis tué une femme qu'il n'a jamais rencontrée ?
Ce qui manquera aussi pour toujours, c'est, puisque M. Machin a été jugé avant janvier 2012, les motivations de la première cour d'assises ainsi que de la cour d'assises d'appel. Autrement dit il aurait été utile, pour l'analyse à distance du processus judiciaire, de savoir quels ont été les principaux arguments retenus pour justifier les déclarations de culpabilité successives. De telles affaires montrent une fois de plus si besoin était, combien la modification de la loi imposant dorénavant une motivation minimale des décisions des cours d'assises est une bonne chose (Michel Huyette).

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