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vendredi, juillet 3 2015

Enquêter sur les déviances et la délinquance

3 07 2015

livre_lharmattan.jpgLes chercheurs ne doivent-ils pas s’interroger sur les finalités et l’instrumentalisation possible de leur travail ? Comment se jouent les rapports des chercheurs à leurs commanditaires (pouvoirs publics, décideurs politiques, médias…) et aux enquêtés ?
Comment assument-ils ou non une certaine part de conflictualité pour faire comprendre et reconnaître ce que recouvre la complexité du travail scientifique ? Comment les chercheurs composent-ils avec les règles économiques, politiques et administratives dans les dispositifs et appels à projets de recherche, d’études, de diagnostics, etc., tout en maintenant une exigence d’objectivité scientifique ? Comment les chercheurs régulièrement mobilisés pour apporter une réponse pragmatique à une situation problème, au risque d’une déconflictualisation et d’une dépolitisation, négocient-ils la tension classique entre « éthique de conviction » et « éthique de responsabilité » ?
Ce livre présente la cuisine interne des chercheurs en sciences sociales travaillant sur des sujets « sensibles » comme les déviances, la délinquance et la violence dans une perspective réflexive à la fois critique et constructive.
Sous la direction de Manuel Boucher, avec des contributions de Hugo Dupont, Maxime Felder, Katia Fersing, Gérard Mauger, Laurent Mucchielli, Julien Noble, Laurence Ossipow, Eylem Özkaya Lassalle, Philippe Robert, Nicolas Sembel, Marianne Trainoir.

mercredi, juillet 1 2015

Après les Assises Nationales des associations d'aide aux victimes

1 07 2015

Assises_associations_aide_aux_victimes.jpgLes 18 et 19 juin derniers ont eu lieu les 29es Assises nationales des associations d’aide aux victimes, organisées par l’AVIMEJ et l’INAVEM.
Plusieurs centaines de participants venus de toute la France, de métropole et d'outre-mer, mais aussi d'Europe se sont rendus à ces deux journées d’échange, auxquelles étaient présents le ministre de la Justice, des autorités judiciaires, élus, magistrats, bâtonniers, avocats, partenaires associatifs, responsables et équipes des associations travaillant dans le milieu judiciaire et habilités par le Ministère de la Justice.
Les travaux du colloque étaient consacrés aux « Victimes d’ici et d’ailleurs » et ont abordé la question de la situation des personnes victimes étrangères en France mais également celle des ressortissants français à l'étranger, ainsi que les modalités d'accompagnement dans différents pays.

mardi, mai 26 2015

En dehors du stade : l’inscription des supporters « ultras » dans l’espace urbain

26 05 2015

tifo.jpgSe revendiquant d’un mouvement apparu dans les années 1960 dans les stades italiens et présent en France depuis le milieu des années 1980, les supporters « ultras » sont membres de groupes constitués, pour la plupart, en association de loi 1901. Les plus actifs sont majoritairement des hommes jeunes (de 15 à 35 ans) issus de la classe moyenne. Chaque groupe ultra possède un nom et des emblèmes qui lui sont propres. Contrairement aux associations traditionnelles de supporters, ils revendiquent fortement leur autonomie par rapport au club. Leur fonctionnement repose sur une structure hiérarchisée et des activités organisées : la principale d’entre elles est l’animation de la tribune à l’aide de chants, de gestuelles (agiter et lever les bras, sauter, se prendre par les épaules), mais aussi de tambours, de drapeaux, d’étendards, de banderoles, souvent mobilisés dans le cadre de tifos. Par ailleurs, les principaux groupes ultras rédigent un « fanzine » et produisent du « matos » qu’ils vendent lors des matchs. Ces activités sont préparées au local du groupe, au sein duquel les membres actifs se retrouvent quotidiennement. L’ensemble des groupes ultras français partagent ainsi une même culture, des valeurs et une organisation communes.

mardi, mai 19 2015

Qui est Charlie ? Sociologie d'une crise religieuse

19 05 2015

qui_est_charlie.jpgQui sommes-nous vraiment, nous qui avons affiché une telle détermination dans le refus de la violence aveugle et notre foi dans la République le 11 janvier dernier ?
La cartographie et la sociologie des trois à quatre millions de marcheurs parisiens et provinciaux réservent bien des surprises. Car si Charlie revendique des valeurs libérales et républicaines, les classes moyennes réelles qui marchèrent en ce jour d’indignation avaient aussi en tête un tout autre programme, bien éloigné de l’idéal proclamé. Leurs valeurs profondes évoquaient plutôt les moments tristes de notre histoire nationale : conservatisme, égoïsme, domination, inégalité.
La France doit-elle vraiment continuer de maltraiter sa jeunesse, rejeter à la périphérie de ses villes les enfants d’immigrés, reléguer au fond de ses départements ses classes populaires, diaboliser l’islam, nourrir un antisémitisme de plus en plus menaçant ?

lundi, mai 4 2015

L'argent maudit. Au coeur du système Dassault

4 05 2015

argent_maudit.jpg« Lorsqu’en 1995, je me lance dans le combat politique contre le milliardaire Serge Dassault qui vient d’être élu maire de Corbeil-Essonnes, je ne me doute pas que je serai au coeur d’un feuilleton politico-judiciaire inédit sous la Ve République. Cette banlieue parisienne dont je connais chaque rue est devenue, au tournant des années 2000, le laboratoire d’un système complexe nourri par le rêve de toucher, du simple billet aux sommes les plus folles. J’ai décidé de révéler ce système de l’intérieur, de ses premiers pas et succès jusqu’à son emballement. »
Bruno Piriou vous emmène ainsi au coeur du système Dassault, des plus hautes sphères du pouvoir aux « petites mains » des cités. Son témoignage unique est celui d’un combat politique, « des communistes au milliardaire », devenu inévitablement judiciaire lorsqu’il dépose un recours pour achat de voix. Ce livre fourmille de détails et d’anecdotes hallucinantes, le plus souvent glaçantes, sur les conséquences du clientélisme. Plus fort que la description d’une situation isolée, il permet de comprendre comment la République est, dans de nombreux lieux, mise en échec par la force de l’argent.

jeudi, avril 30 2015

Comprendre et lutter contre la corruption

30 04 2015

Couverture_Livre_corruption.jpgLa corruption a souvent été considérée comme un « mal » propre aux pays dits « en voie de développement ». Pourtant, si le niveau de corruption des élites et des administrations est très inégal selon les pays, le phénomène n’a pas disparu de nos sociétés démocratiques réputées « avancées ». La corruption s’accommode aisément du suffrage universel, le système électoral devenant même la source de nouvelles formes de corruption. Face à cette situation, les dirigeants politiques balancent entre une condamnation morale officielle et une grande réticence à se donner les moyens d’une lutte administrative et judiciaire efficace qui fragiliserait leur pouvoir. Pour comprendre et mesurer la corruption, nous manquons d’outils, nous manquons d’études, nous manquons même de candidats à l’étude car nous manquons aussi invariablement de financements. C’est pour néanmoins continuer à réfléchir à ces graves problèmes de société que fut organisé en septembre 2013 un colloque qui a fait date à Aix-en-Provence. Il réunit dans une optique pluridisciplinaire des chercheurs en sciences sociales et des praticiens. Ce livre restitue l’essentiel de la teneur de ces débats.

samedi, avril 18 2015

Le « nouveau » Front national en question

18 04 2015

marine_le_pen_i-tele.jpgCette étude a pour ambition de proposer un état des lieux de la réalité politique actuelle du Front national. Elle s’attache à déconstruire un certain nombre de croyances devenues dominantes sur le parti d’extrême droite français, notamment depuis que Marine Le Pen a été élue à sa présidence en janvier 2011. Sans sous-estimer l’importance politique croissante du FN, il s’agira ici de montrer qu’il n’est pas le « premier parti de France », qu’il ne se situe pas aux « portes du pouvoir » pas plus qu’il n’est devenu un « nouveau » parti. En effet, ce n’est pas tant le FN qui a changé que les perceptions de ce parti. Sa banalisation repose certes sur des facteurs endogènes – la stratégie de dédiabolisation de Marine Le Pen, le renouvellement du leadership frontiste –, mais elle s’explique également par des facteurs exogènes liés au traitement médiatique, sondagier et politique de l’organisation frontiste.

Photo : arcueil-cachan.fr

samedi, mars 14 2015

Critique de la raison criminologique

14 03 2015

critique_raison_criminologique.jpgSelon les pays, l’existence ou non de la criminologie comme discipline, de même que le sens qui y est donné dépendent de trajectoires historiques singulières dont il faut à chaque fois retracer les étapes et les modalités. Les batailles pour l’existence disciplinaire de la criminologie demeurent inséparables d’une promotion plus large de modes de questionnement, de catégories de pensée et de mises en récit spécifiques, c’est-à-dire d’une « raison criminologique » que ce numéro spécial de Cultures & Conflits entend interroger. Les contributions rassemblées dans ce numéro interrogent ces mises en récit en les déployant sur des terrains spécifiques. Leur format (articles, entretiens, chroniques) et l’importance de ce thème ont justifié d’en faire un numéro triple.

jeudi, mars 12 2015

Le livre noir des banques

12 03 2015

livre_noir_des_banques.pngDes centaines de milliards d’euros : c’est ce qu’ont coûté les plans de sauvetage des banques françaises après le quasi-effondrement du système financier mondial en 2008, pris au piège de ses propres folies spéculatives. Indignation de l’opinion, grandes promesses de régulation : on allait voir ce qu’on allait voir pour recadrer une finance devenue « ennemie ».
Six ans plus tard, où en est-on ? Les banques sont-elles redevenues utiles à l’économie et à la société ? C’est tout le contraire ! Elles paient toujours moins d’impôts et favorisent l’évasion fiscale. Elles continuent de spéculer sur les matières premières et financent des projets très polluants. Elles détournent l’épargne d’utilité sociale ainsi que les financements abondants et gratuits reçus de la Banque centrale européenne. Nos banques coûtent très cher à la société et constituent une véritable et dangereuse bombe à retardement. Ce livre révèle le prix exorbitant, mais passé sous silence, de leurs activités. Et permet de comprendre comment la finance, et notamment les principales banques françaises, organise cette gigantesque captation de richesse, d'une ampleur inégalée.

mardi, mars 10 2015

Les violences sexuelles d'adolescents : fait de société ou histoire de famille ?

10 03 2015

les_violences_sexuelles_adolescents.jpgDans les médias ainsi que dans les consultations, les adolescents auteurs de violence sexuelle sont de plus en plus nombreux. Ils viennent interroger les soignants dans leur clinique et leur pratique, à l'instar de la société qui a bien du mal à contenir l’émotion suscitée et à réagir au mieux en évitant la banalisation ou la précipitation.
À l’initiative du Centre ressource pour les intervenants auprès des auteurs de violence sexuelle (CRIAVS), cet ouvrage réunit des professionnels et des chercheurs venus d’horizons différents. Ils y abordent la problématique des adolescents abuseurs sexuels sous un angle à la fois anthropologique, historique, clinique, juridique, et ouvrent des perspectives soignantes sans simplification ni dogmatisme.
« Cet ouvrage tente de penser cette violence impensable pour leurs agresseurs et propose des pistes de réflexion concernant leur prise en charge dans l'espoir de les mettre sur le chemin de leur humanisation. Donner sens à ces conduites horribles pour que la sexualité ne soit pas une arme utilisée contre l'angoisse mais au contraire comme une forme de lien à l'autre et comme une des voies de la subjectivation. » François Marty.

mercredi, février 25 2015

Les droits humains en 2014 : un bilan catastrophique

25 02 2015

logo_amnesty.jpg2014 s'est révélée catastrophique pour des millions de personnes en proie aux violences. La réponse de la communauté internationale aux conflits et aux violations commises par des États et des groupes armés est scandaleuse et inopérante. Face à l'intensification des attaques barbares et de la répression subies par les populations, la communauté internationale s'est montrée absente.
La France a annoncé le 16 octobre 2013 qu’elle accueillerait 500 réfugiés de Syrie. Plus d’une année après, toutes ces personnes, parmi les plus vulnérables, ne sont pas encore arrivées. Cette lenteur et l’engagement très faible de la France n’est pas à la hauteur de l’urgence à protéger des personnes parmi les plus vulnérables. Ce n’est pas non plus un signe de réelle solidarité avec les pays voisins de la Syrie qui accueillent plus de 95% des réfugiés Syriens.
Par ailleurs, alors que le Défenseur des droits a traité en 2013 près de 1000 cas d’allégations de violences policières, plusieurs enquêtes sont actuellement en cours. Leur impartialité et exhaustivité restent source de préoccupation.

mardi, février 17 2015

Juifs et musulmans en France

17 02 2015

juifs_et_musulmans.gifLa grande originalité du livre du Maud S. Mandel est de proposer, contrairement à ce que laisse penser le sous-titre, une histoire relationnelle des musulmans et juifs en France sur une période assez longue (années 1940 – années 1990), à la fois en métropole et dans les (ex-) colonies françaises. Ce défi, largement réussi, oblige à réaliser une analyse, à la fois locale et nationale, diachronique et synchronique, des relations entre différents types d’acteurs sociaux aux intérêts différenciés : organisations « juives » et « musulmanes », populations « musulmanes » et « juives », autorités politiques françaises nationales et locales (notamment marseillaises) et acteurs internationaux (mouvements sionistes, mouvements palestiniens, États nouvellement indépendants). Ce livre se situe ainsi à la croisée de l’histoire des juifs et des musulmans en France, de l’histoire coloniale et post-coloniale et de l’histoire politique française.

jeudi, février 5 2015

Des capuches et des hommes. Trajectoires de « jeunes de banlieue »

5 02 2015

des_capuches_et_des_hommes.jpgÀ travers des entretiens avec trois « jeunes de banlieue », Radouane, Tarik et Eliott, Fabien Truong esquisse le portrait d’une jeunesse aux trajectoires ambivalentes. Le rapport aux pères, la vie dans le quartier, les études, les tentations du vol ou du deal, la relation aux filles, les rêves de famille et de pavillon loin des barres d’immeubles, la religion – improbable alliée de la République – vers laquelle on se tourne quand on sort de la délinquance, sont autant de nœuds dont les entrelacements déterminent ce que devenir un homme dans la banlieue française veut dire.
Alors que les émeutes et les faits divers embrasant les quartiers de relégation urbaine contribuent à confiner ces espaces dans la périphérie physique et mentale des villes, les polémiques qui s’ensuivent ne font que masquer la pauvreté du discours sur le problème de la délinquance juvénile, car, si l’on excepte les postures du mépris et du déni qui consistent à dire que ces jeunes sont soit partout soit nulle part, que reste-t-il dans le débat public ?

mercredi, janvier 28 2015

L'engagement des jeunes en difficulté

28 01 2015

jeunes_s_engagent.jpgLa question de l’engagement des jeunes est au cœur des discours politiques et médiatiques qui relayent l’idée d’une jeunesse désengagée, apolitique, individualiste et apathique. Ces discours ont un effet d’imposition sur la perception de leurs pratiques, le plus souvent aux dépens de la description de leur réalité et de la compréhension de leur construction. Ils ont également pour conséquences d’appréhender l’engagement de manière uniforme et de considérer comme équivalentes des pratiques hétérogènes. En parallèle se sont accentuées les injonctions à l’engagement ou à la participation dans les secteurs de l’éducation, de la jeunesse et de l’intervention sociale qui véhiculent, elles aussi, des représentations des jeunes et formulent des attentes à leur égard. Dans ce contexte où l’engagement des jeunes est à la fois critiqué et exigé, des travaux de recherche montrent qu’il n’a pas diminué, mais qu’il s’est plutôt transformé. Ainsi, dans cette période d’accroissement.

Photo : croix-rouge.fr

samedi, janvier 17 2015

La délinquance des jeunes

17 01 2015

La-delinquance-des-jeunes_large.jpgLa délinquance des jeunes constitue un thème récurrent du débat public. Loin des clichés fréquents en la matière, cet ouvrage propose un bilan des connaissances à la fois historique, sociologique et juridique. Les comportements de la jeunesse accompagnent les évolutions technologiques et sociétales, mais les différents types de délinquance identifiés par la recherche témoignent davantage de la permanence que de la nouveauté des problèmes. Les auteurs font le point à la fois sur l’histoire de ces phénomènes, sur leur mesure statistique, sur les différences entre garçons et filles ainsi que sur le phénomène des bandes. En outre, ils expliquent les nombreuses réformes de la justice et, plus largement, de la prise en charge pénale des jeunes délinquants survenues depuis l’ordonnance du 2 février 1945. Cet ouvrage intéressera autant les universitaires que les nombreux professionnels (policiers et gendarmes, magistrats, travailleurs sociaux, élus et techniciens des collectivités territoriales) confrontés au quotidien à ces problématiques.

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