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vendredi, octobre 24 2014

Apprendre à coopérer avec le "synergomètre"

24 10 2014

synergometre.jpgLe Synergomètre est un dispositif pédagogique dont la finalité est d'apprendre à coopérer. Il s'inscrit dans la lignée des méthodes actives et utilise un appareil, véritable simulateur des relations au travail.
Le mot Synergomètre désigne ainsi tout autant l'approche méthodologique que l'outil pédagogique.
Chaque séance se compose de deux temps distincts :
- Un temps lors duquel le groupe est confronté à un problème à résoudre ensemble.
- Un temps de réunion/discussion où chacun va exprimer la manière singulière dont il a abordé le travail et contribué à la résolution collective. Puis, le groupe va procéder à une analyse de son travail pour en comprendre les fonctionnements et dysfonctionnements.

mercredi, octobre 22 2014

Au voleur ! Imaginaires et représentations du vol (XIXe-XXe siècle)

22 10 2014

au_voleur.jpgQuoi de commun entre l'enfant qui chaparde les cerises, l'assassin qui égorge les rentiers, le domestique indélicat, le pickpocket, le rat d’hôtel, la kleptomane, le cambrioleur ? Rien, sinon cette étiquette de voleurs qui recouvre une large variété de types sociaux et d’imaginaires. À des degrés bien différents, tous font l’objet d’une réprobation morale. Car le vol dérange l’ordre social : comme l’écrit Michelle Perrot, le XIXe siècle est animé d’une véritable « obsession propriétaire » qui ne se relâche guère avant les années 1960.
Le fait est connu, mais il reste trop souvent vu de loin. Comment prendre en compte les évolutions chronologiques dans une société qui s’enrichit et accède plus massivement à la propriété ? Comment envisager les spécificités géographiques (le voleur des villes n’est pas le voleur des champs, ni le maraudeur de banlieue) ? Comment distinguer, enfin, des groupes sociaux, des genres, des âges ? C’est tout le pari de cet ouvrage qui propose d’examiner, dans leur diversité, les imaginaires et les représentations du vol aux XIXe et XXe siècles, du Code pénal aux blousons noirs. De Jean Valjean aux Valseuses, en passant par Lupin et Bonnot, mais aussi par une foule de petits délinquants obscurs, il s’agit d’éclairer un envers de l’histoire de la France contemporaine.

mardi, octobre 14 2014

Le médicament qui devait sauver l'Afrique : scandale pharmaceutique aux colonies

14 10 2014

medecine_coloniale.jpgC'est l'histoire d'une piqûre magique, qui devait débarrasser l'Afrique d'une maladie qui décimait le continent, l'histoire d'un scandale pharmaceutique enterré par les pouvoirs coloniaux de la fin des années 1950.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les médecins des colonies font de l'éradication de la maladie du sommeil leur priorité. Un nouveau médicament vient d'être découvert : la Lomidine. Dans l'enthousiasme, de grandes campagnes de « lomidinisation préventive » sont organisées. La méthode connaît quelques ratés - la molécule se révèle inefficace et dangereuse - mais ils ne freinent pas les médecins, au contraire.
Ce livre montre comment les médecins s'obstinèrent à utiliser un médicament pourtant dangereux, au nom du rêve d'une Afrique libérée de la maladie ; comment la médecine a servi de vitrine à l'« humanisme » européen et de technique de surveillance et de répression. La petite histoire de la Lomidine ouvre une fenêtre sur le quotidien des politiques coloniales de modernisation, révélant leur envers : leurs logiques raciales, leur appareil coercitif, leur inefficacité constitutive, et la part de déraison inscrite au coeur du projet de « mise en ordre » de l'Afrique par la science et la technique.

Photo : etudescoloniales.canalblog.com

dimanche, octobre 12 2014

Un choc de classes sociales : des étudiants du 93 enquêtent dans les beaux quartiers

12 10 2014

voyage_de_classes.pngUne demi-heure de métro sépare les quartiers parmi les plus pauvres de France de ses zones les plus riches. Partis de Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, une centaine d'étudiants ont enquêté sur trois quartiers bourgeois du VIIIe arrondissement de la capitale. Pour s'initier à la démarche sociologique, ils ont dû se familiariser avec un monde nouveau et étrange, dont les indigènes présentent des coutumes et préoccupations insolites.
Boire un café dans un palace pour observer ce qui s'y passe (et être traité comme un client illégitime), stationner dans les boutiques de luxe pour décrire leur organisation (et se faire mettre dehors), apprendre à manger un mille-feuilles à 14 euros avec des « bourgeoises », approcher des institutions prestigieuses où les femmes n'ont pas le droit de vote, se faire expliquer le Bottin mondain et l'arrangement des mariages, interviewer dans son hôtel particulier un grand dirigeant qui « fait partie de ces familles qui ont des châteaux un peu partout » : ce sont quelques-unes des expériences que ces étudiants ont vécues. En même temps qu'il leur a fallu dompter l'exotisme pour bien comprendre le milieu dans lequel ils pénétraient, ils ont dû encaisser l'humiliation des multiples rappels à l'ordre social que suscitait leur démarche. Ce livre raconte de manière crue et joyeuse les batailles livrées pour mieux connaître un monde social dominant. L'enjeu : renverser l'habitude qui veut que ce soit « ceux d'en haut » qui inspectent l'existence de « ceux d'en bas ».

mercredi, octobre 8 2014

Comment restaurer la confiance dans le modèle républicain ?

8 10 2014

defiance.jpgLes Français sont de moins en moins nombreux à faire confiance à leurs institutions. Par exemple, plus de 70 % d’entre eux déclaraient en janvier 2014 n’avoir confiance ni dans l’Assemblée nationale ni dans le Sénat. Plus de 80 % estimaient que les hommes et les femmes politiques ne s’occupent pas de ce que pensent les gens et agissent principalement par intérêt personnel. De plus, près de 80 % considèrent que le système démocratique fonctionne mal en France. Ces chiffres sont en augmentation régulière, notamment chez les jeunes et dans les classes populaires, et se traduisent par une augmentation continue de l’abstention et du vote pour l’extrême droite. Ils s’accompagnent en outre d’une angoisse croissante vis-à-vis de l’ouverture au monde et de l’intégration européenne. Néanmoins, les institutions politiques ne sont pas les seules à pâtir de cette défiance : l’école et l’entreprise, en particulier, peinent à remplir leur rôle d’intégration sociale.
Le modèle républicain français doit donc rapidement retrouver l’adhésion des citoyens et la capacité à créer de l’identité collective. Il faut rebâtir un projet commun porteur de sens et de confiance en renouant avec les principes et les fondements de ce modèle.

dimanche, octobre 5 2014

Une "histoire secrète" du capitalisme français de 1945 à nos jours

5 10 2014

histoire_secrete.pngDes Trente Glorieuses au capitalisme mondialisé d'aujourd'hui, en passant par le choc pétrolier de 1973, les nationalisations de 1981 et les privatisations de 1986 : derrière ces étapes bien connues de l'histoire récente de l'économie française, s'en cache une autre, plus secrète. Celle des hommes qui ont réellement fait le capitalisme français de l'après-guerre. C'est cette histoire que raconte ce livre : le rôle des anciens cadres de Vichy dans la Reconstruction, les liens du patronat avec le monde de la pègre, le financement secret des partis politiques, les dessous du paritarisme, les caisses noires des syndicats patronaux... Il plonge le lecteur dans les arcanes d'un véritable « système » né dans les années 1950 et toujours actif depuis.
Au gré des révélations qui rythment l'ouvrage, le lecteur découvrira des lobbyistes capables de se tailler des réglementations sur mesure au mépris de la santé des citoyens, un patronat qui a su mobiliser médias et intellectuels pour convertir les élites politiques aux « mérites » de la finance dérégulée. Ou le rôle central de personnages aussi puissants que discrets, au coeur de réseaux politiques et économiques méconnus. Enfin, cette somme révèle les vraies origines de nombre de grandes fortunes françaises, d'hier et d'aujourd'hui : subventions extorquées à l'État, entreprises publiques bradées, rachats de sociétés dans des conditions obscures, affaires troubles dans la « Françafric » ou dans l'immobilier, montages financiers aux marges de la légalité, fraude fiscale, espionnage, etc.

jeudi, octobre 2 2014

Le travail Invisible. Enquête sur une disparition

2 10 2014

travail_invisible.pngVoilà trente ans que l'on nous fait la promesse d'une société où l'on ne travaillerait plus. Une société ludique, des loisirs sans fins, des subventions faciles. L'esprit de rente est l'opium du peuple. Un puissant narcotique pour gouverner une société indolente où des magiciens divertissent les travailleurs et les font disparaître. Le travail est devenu invisible. Pendant ce temps, les nouveaux capitaines du monde ont imposé leur pouvoir grâce à un savoir mystérieux et terriblement efficace, « la finance ».
Ils ont fait croire que l'on pouvait créer de la valeur à partir de rien. Et le piège spéculatif s'est refermé sur nous. Mais la solution se profile déjà . La crise du travail montre que les travailleurs aspirent à être reconnus, à trouver du sens à ce qu'ils font au quotidien, à en voir le résultat concret. Dans la vraie vie, le travail peut être pénible et fatiguant, mais il est aussi stimulant et enrichissant. Dans la vraie vie, le travail est vivant.

dimanche, septembre 28 2014

Zonards, « punks à chien », jeunes en errance : qui sont-ils vraiment ?

28 09 2014

zonards.jpgSur fond d’insécurité sociale, des jeunes à l’allure étrange envahissent les espaces publics des centres-villes. Qui sont-ils ? Des délinquants ? Des drogués ? Des vagabonds ? Des hippies ?
Ils sont nommés « punks à chien » par tout un chacun, défraient la chronique, génèrent autant de peur et de rejet que de compassion, mais surtout imposent une interrogation : pourquoi des jeunes vivent-ils dans la rue ? Pourquoi revêtent-ils une présentation de soi si marginale ?
Cet ouvrage est le fruit de la plongée d’une chercheuse dans un univers qui lui était étranger, son cheminement ethnographique dans la Zone, la communauté des zonards, dans une famille de rue, la Family. Ensemble, la scientifique et ces jeunes ont tenté d’éclairer les trajectoires biographiques zonardes ainsi que leur mode de vie en juxtaposant deux types de savoirs : l’un sociologique, l’autre expérientiel. L’image d’un parcours miséreux type laisse place à quatre façons d’être zonard, quatre rapports à la Zone et à la société conforme. Les zonards ne sont pas tous squatteurs, certains vivent en camion, en appartement. Ils sont adeptes des Free parties, de musique punk, soutiennent des pensées anarchistes, prônent l’anti-consommation, le retour à la forme tribale, à la nature pour certains.

mercredi, septembre 17 2014

Sociologie de la délinquance : une synthèse

17 09 2014

socio_de_la_delinquance.jpgRedonnant tout son sens au programme de recherche tracé par Edwin Sutherland dès les années 1920, ce livre explore les trois aspects fondamentaux de la délinquance.
D'abord, la production des normes, qui ne cesse de redéfinir les contours d'une notion propre à une société donnée, à un moment donné de son histoire.
Ensuite, les mécanismes de transgression, qui sont à la fois complexes et variés. Loin de se limiter aux phénomènes les plus visibles, tels que les délinquances juvéniles ou les violences physiques et sexuelles, la sociologie nous entraîne aussi dans les méandres de la délinquance des élites économiques et politiques, ainsi que dans les multiples formes de violences politiques et de crime organisé.
Enfin, les réactions sociales qui vont de l'indifférence aux poursuites policières et judiciaires, au terme de profondes inégalités sociales.

mardi, septembre 16 2014

Crime, justice et lieux communs : un livre incontournable !

16 09 2014

crime_justice_lieux_communs.pngDans une période où les thèmes de l’insécurité, de la délinquance et de la justice répressive envahissent le champ des médias et font l’objet de multiples polémiques, ce livre est conçu comme un outil permettant à chacun de construire sa propre réflexion autour d’un ensemble de lieux communs trop rarement questionnés. Ces derniers saturent nos conversations courantes et il est parfois difficile de se situer par rapport à la simplicité de ces idées. Ils sont, ici, pris au sérieux mais sont situés dans un contexte qui les déconstruit en les complexifiant.
Les lieux communs suivants sont ainsi abordés : 1) Les délinquants sont de plus en plus violents et de plus en plus jeunes, 2) Frauder n’est pas tuer, 3) Une mère qui tue son enfant est un monstre, 4) Plus jamais ça !, 5) Les délinquants sexuels récidivent toujours, 6) Et une fois de plus, c’est un étranger qui a fait le coup !, 7) La délinquance ne cesse d’augmenter, 8) La police arrête les délinquants et, deux heures plus tard, ils sont dehors, 9) La justice n’en fait pas assez pour les victimes, 10) Les peines ne sont pas assez sévères, 11) Les prisons sont devenues des hôtels cinq étoiles.

dimanche, septembre 14 2014

Drones : le triomphe d'une nouvelle arme ?

14 09 2014

drone_2.jpgLe nombre de drones est en augmentation constante dans le monde. Les États-Unis, de très loin les mieux équipés en la matière, disposent aujourd'hui de plus de 600 appareils. D'autres nations investissent également dans cette nouvelle technologie d'armement : soixante-seize pays posséderaient déjà des drones et on peut estimer que ces armes continueront à se répandre. Un de leurs avantages réside dans leur prix, très compétitif par rapport aux avions de combat : un drone du type Reaper M-9 coûte 10,5 millions de dollars, contre 150 millions de dollars pour un avion de chasse F-22. Aussi les dépenses liées à l'acquisition de matériaux et à la recherche dans le domaine des engins volants sans pilote embarqué ne cessent-elles d'augmenter. En ce qui concerne les seuls États-Unis, le budget dans ce domaine est passé de 667 millions de dollars en 2001 à 4,5 milliards en 2012. À l'échelle mondiale, il s'élève actuellement à 6,6 milliards de dollars.
Si, pour l'heure, la plus grosse partie des dépenses est liée aux emplois militaires, l'utilisation civile des drones se développe elle aussi rapidement.

Photo : lepoint.fr

vendredi, septembre 12 2014

Sociologie des élites délinquantes : du crime en col blanc à la corruption politique

12 09 2014

livre_lascoumes_nagels.jpgLa dénonciation régulière des « affaires » et des « scandales » laisse croire que les élites économiques et politiques ne sont pas à l’abri des mises en cause et des procès. Ces événements masquent pourtant une toute autre réalité. Les déviances et délinquances des élites ne sont pas perçues comme ayant la même gravité que celles portant atteinte aux personnes et aux biens. Elles ne suscitent pas non plus la même réaction sociale.
Une des originalités de ce sujet est de poser des questions qui ne sont jamais soulevées quand il s’agit d’atteintes traditionnelles aux biens et aux personnes. Où placet- on le curseur entre les déviances acceptables et celles qu’il faut réprouver pour assurer la stabilité d’une organisation sociale ? Suffit-il d’une norme pénale pour identifier un acte transgressif ? S’il y a bien eu des abus, leurs auteurs sont-ils vraiment mal intentionnés ? Ne sont-ils pas plutôt victimes d’organisations laxistes et de pratiques tolérées ? Quelle est enfin la sanction adéquate à ces débordements ? Ces enjeux sont autant intellectuels que politiques et éthiques.

mercredi, septembre 10 2014

Le travail social et le politique

10 09 2014

livre_henri_pascal.jpgLes liens entre le travail social, les ressources idéologiques et les doctrines politiques en vigueur à différentes époques, ont déjà été discutés par le passé, par exemple dans les travaux de Pierre Rosanvallon, Jacques Donzelot ou Michel Chauvière, pour ne citer que quelques auteurs. Le récent ouvrage d’Henri Pascal (Histoire du travail social en France, Presses de l’EHESP, 2014), qui déborde largement cette question, permet d’y revenir avec utilité en ces temps où nos exigences politiques ne dépassent guère l’horizon du pragmatisme. Foin des débats au profit de l’obtention de résultats visibles, rapides et concrets ! Tel est l’impératif catégorique qui s’impose aussi aux travailleurs du social ou de l’éducatif, que ceux-ci y souscrivent ou non. Revenir sur les origines et l’histoire du travail social – au-delà des dates, des personnes ou des lois –, comme le fait Henri Pascal, incite à (re)poser la question du social et du politique.

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mardi, septembre 9 2014

Migrations et mutations de la société française

9 09 2014

livre_migrations_la_decouverte.pngLes réalités migratoires ont changé depuis les années 2000 : de nouveaux flux ont entraîné l'installation de populations qui n'ont ni les mêmes profils ni les mêmes modalités d'installation et de relations avec la France que par le passé. D'autres migrations sur le sol hexagonal, plus anciennes, poursuivent leurs parcours complexes et multiformes en interpellant la société sur les points d'achoppement de leur intégration.
Pour rendre compte de ces mutations, cet État des savoirs fait le point sur les recherches multidisciplinaires menées depuis le début du XXIe siècle : apports théoriques, résultats significatifs, nouveaux chantiers, enjeux. Il ouvre la réflexion sur les problématiques internationales ou européennes, dans lesquelles la France s'inscrit par la mondialisation des échanges : nouvelles migrations et diasporas, politiques publiques, questions identitaires, représentation et transmission.

vendredi, septembre 5 2014

L'analyse sociologique des effets de quartiers

5 09 2014

livre_sampson.jpgL’écologie humaine vient de faire un retour remarqué avec la publication de l’ouvrage Great American City, plus d’un demi‑siècle après avoir été évincée des productions sociologiques américaines. L’auteur, Robert Sampson, s’emploie à mettre en évidence l’existence de ce qu’il appelle les effets de quartier (neighborhood effects) en s’inspirant des méthodes de l’École de Chicago. Il entend réfuter les théories pronostiquant la fin des lieux (placelessness) et cherche à démontrer « que les différences entre quartiers ne sont pas seulement visibles partout mais qu’elles ont également des propriétés durables – avec des mécanismes de reproduction sociaux et culturels – et des effets couvrant une grande variété de phénomènes sociaux ».
Rejetant dos à dos approche déterministe et individualisme méthodologique, Sampson s’attache à prendre en compte les comportements individuels comme les dynamiques collectives et les effets structurels, ainsi qu’à considérer à la fois les processus top‑down et bottom‑up.

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