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mardi, septembre 1 2015

Pourquoi se convertit-on à l'Islam en France ?

1 09 2015

conversions_a_l__islam.jpgFruit d’une enquête sociologique conduite durant trois années en région parisienne, cet ouvrage rend compte des parcours actuels de jeunes adultes convertis à l’islam. Des hommes et surtout des femmes ayant fait le choix de la religion musulmane y témoignent de leurs motivations, de leurs aspirations et de leurs difficultés. Déconstruisant les regards extérieurs, l’ouvrage analyse de l’intérieur la quête affirmée de religiosité de ces nouveaux croyants.
Sont abordées différentes questions telles que le port du voile, le mariage, la vie conjugale, la relation au travail, à la famille élargie et à l’école. Le rôle des femmes dans la transmission d’identités et de croyances religieuses minorisées y est particulièrement interrogé. S’intéressant à l’éducation des enfants de convertis, l’ouvrage nous informe plus largement sur les modèles éducatifs au sein de milieux musulmans pratiquants en France.

(si cela ne fonctionne pas, tapez cette URL : www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3906)

vendredi, août 28 2015

Je suis victime, l'incroyable exploitation du trauma

28 08 2015

je-suis-victime.jpgUn crash, une bombe, un incendie : les professionnels sont sur place… mais ce ne sont pas les seuls : politiques, media et volontaires bénévoles en tout genre envahissent le lieu. Les dispositifs d’urgence se transforment en une grande mascarade. La logique du soin ? Ensevelie sous une logique comptable, financière, médiatique, politique… Le blessé psychique devient alors Victime, ce qui se retourne parfois contre lui. Dans les coulisses du trauma, se joue en filigrane un autre drame, plus durable, difficilement cicatrisable, celui de la victimisation.
Contributions de Boris Cyrulnik, Hélène Romano, Xavier Emmanuelli, Bernard Rimé, Sam Tyano, Kate Nowlan, Anne-Sophie Rochegude.

samedi, août 22 2015

Les risques psychosociaux et la santé au travail

22 08 2015

connexions_2015.jpgAu-delà des prises de position idéologiques ou politiques, ce numéro fait le point sur ce qu’on sait, sur ce qu’on ne sait pas, sur ce qu’on devrait savoir, en matière de vie au travail et de risques psychosociaux. Face à ces confusions, un rafraîchissement épistémologique est bien utile pour identifier les approches reposant sur des concepts et des dispositifs solides. Les pratiques d’intervention observables posent en effet de nombreuses questions auxquelles ce numéro se propose d’apporter des éléments de réponses et des dispositifs appropriés. Dix ans après la parution de la loi, quels en sont les fondements théoriques et méthodologiques, aussi bien au niveau de la compréhension des déterminants et des causes des RPS que des actions à visée de changement et de prévention ? Quels sont les résultats des dispositifs mis en place ? Y a-t-il production de nouvelles connaissances plus pertinentes par rapport aux principales disciplines concernées (psychologie, ergonomie, sociologie du travail, etc.) ?

vendredi, juillet 24 2015

La prison ou la fuite

24 07 2015

on_the_run.jpgPremier ouvrage d’Alice Goffman, jeune professeure à l’Université du Wisconsin, On the Run est l’une des attractions éditoriales du moment, non seulement en sociologie mais aussi, plus généralement, dans le vaste univers de la non-fiction américaine. Un an à peine après sa parution aux presses de l’Université de Chicago, l’ouvrage a déjà été l’objet d’une seconde édition. La présentation du livre, par son auteure elle-même, sur le site internet TED, plate-forme de diffusion de la connaissance, a déjà été vue près de 900 000 fois depuis sa mise en ligne il y a trois mois. Le prestige a cependant ses revers. Souvent encensé, l’ouvrage est aussi sévèrement critiqué, plaçant son auteure au cœur d’une controverse dont l’écho est parvenu jusqu’au New York Times.
Plusieurs raisons peuvent expliquer le succès que connaît cet ouvrage. Son point de départ, tout d’abord, interpelle : l’expérience quotidienne de sept jeunes d’un quartier noir de Philadelphie, dont les actions, les relations et les perceptions, y compris les plus ordinaires et les plus intimes, sont structurées par l’activité des agents du système pénal, tour à tour chargés de les surveiller, les traquer, les poursuivre, les arrêter, les juger, les contraindre et les enfermer.

mercredi, juillet 22 2015

Jeunesse, violence et territoires au Brésil et en France

22 07 2015

favela.jpgNos sociétés oscillent souvent entre deux images de la jeunesse : l’une, plutôt sombre, qui se réfère à une jeunesse à risques et victime ; l’autre beaucoup moins accentuée, d’une jeunesse « moteur de changement, innovatrice » et qui aurait les capacités, si on la soutient, d’aboutir à une inscription sociale via l’insertion socio-professionnelle et l’alliance matrimoniale. Les enquêtes récentes montrent également que les jeunes sont les principales victimes de la crise économique, que globalement ils se paupérisent, au moins en France et dans les pays du sud de l’Europe, et que le capital culturel accroît l’éclatement de la catégorie « jeunesse ». Au Brésil, si le phénomène des enfants de rue a régressé par les dispositifs mis en place par le gouvernement de Lula, notamment par la bolsa familia en vue de scolariser les enfants en contrepartie d’une aide financière à la famille, beaucoup d’enfants vivent des situations de pauvreté et les révoltes des jeunes des classes moyennes de 2014 montrent aussi les difficultés d’insertion avec la récession qui a touché le Brésil.

jeudi, juillet 16 2015

Le sens de la République

16 07 2015

le_sens_de_la_republique.jpgA chaque attentat, ceux de janvier comme les derniers de juin, la France ne cesse d’en appeler à la République et de reconsidérer son rapport aux étrangers. L’historien Patrick Weil publie un livre qui dégonfle les paniques et les envolées sur une France qui n’aimerait pas l’autre.
Sommes-nous engagés dans une «guerre de civilisations» comme le dit le Premier ministre ?
Associer le criminel qui a sévi dans l’Isère à une civilisation, c’est lui donner toute une importance qu’il recherche. Or, cet homme est à l’inverse de la civilisation. C’est un barbare, puisque toutes les civilisations, qu’elles soient occidentales ou orientales, interviennent justement pour juguler les pulsions de mort et interdire de se faire justice soi-même. La plupart de ceux qui ont mené des attaques terroristes en France correspondent en fait à la figure du «perdant radical» décrite par l’écrivain Hans Magnus Enzensberger. Invisible, attendant son heure, il veut mourir en tuant le plus possible tout en attirant l’attention du monde entier qui ne s’était jamais intéressé à lui. Je range dans cette catégorie aussi bien Andreas Lubitz, le copilote de la Germanwings, qu’Anders Breivik, le terroriste norvégien d’extrême droite, et bien sûr Mohammed Merah et les frères Kouachi. Trouver refuge dans un groupe radical, religieux ou non, décuple leur force. Mais, il ne faut pas associer ces «perdants radicaux», avec la montée de la religiosité en France. La foi de ces tueurs est souvent récente, elle n’est pas la cause mais, instrumentalisée, le prétexte de l’action.

jeudi, juillet 9 2015

Violence subie et résilience

9 07 2015

violence_et_resilience.jpgQuels sont les effets de la violence subie par les victimes ? Sont-ils différents selon leur âge, leur environnement, leur parcours de vie ? Quels sont les mécanismes qui permettent au sujet d’être résilient – au sens où l’entendent Boris Cyrulnik et Michel Manciaux qui ont contribué à diffuser ce concept en France et à montrer son importance –, c’est-à-dire à résister et à poursuivre son développement après avoir rencontré un ou plusieurs événements potentiellement traumatiques ?
Les auteurs mettent en évidence que la violence subie s’inscrit non seulement au niveau intrapsychique, mais également au niveau neurobiologique et cérébral. Chaque être humain possède à ce niveau un codage lié aux transmissions intergénérationnelles dont il a hérité, qui vont le rendre plus fragile ou plus résilient face aux nouveaux traumatismes qu’il rencontrera durant son existence.
Tout au long de cet ouvrage, sont abordés, tant pour l’enfant, l’adolescent que l’adulte, les dispositifs de prévention nécessaires pour évaluer l’impact de la violence subie, remédier à ses conséquences négatives et éviter les rechutes.

vendredi, juillet 3 2015

Enquêter sur les déviances et la délinquance

3 07 2015

livre_lharmattan.jpgLes chercheurs ne doivent-ils pas s’interroger sur les finalités et l’instrumentalisation possible de leur travail ? Comment se jouent les rapports des chercheurs à leurs commanditaires (pouvoirs publics, décideurs politiques, médias…) et aux enquêtés ?
Comment assument-ils ou non une certaine part de conflictualité pour faire comprendre et reconnaître ce que recouvre la complexité du travail scientifique ? Comment les chercheurs composent-ils avec les règles économiques, politiques et administratives dans les dispositifs et appels à projets de recherche, d’études, de diagnostics, etc., tout en maintenant une exigence d’objectivité scientifique ? Comment les chercheurs régulièrement mobilisés pour apporter une réponse pragmatique à une situation problème, au risque d’une déconflictualisation et d’une dépolitisation, négocient-ils la tension classique entre « éthique de conviction » et « éthique de responsabilité » ?
Ce livre présente la cuisine interne des chercheurs en sciences sociales travaillant sur des sujets « sensibles » comme les déviances, la délinquance et la violence dans une perspective réflexive à la fois critique et constructive.
Sous la direction de Manuel Boucher, avec des contributions de Hugo Dupont, Maxime Felder, Katia Fersing, Gérard Mauger, Laurent Mucchielli, Julien Noble, Laurence Ossipow, Eylem Özkaya Lassalle, Philippe Robert, Nicolas Sembel, Marianne Trainoir.

mercredi, juillet 1 2015

Après les Assises Nationales des associations d'aide aux victimes

1 07 2015

Assises_associations_aide_aux_victimes.jpgLes 18 et 19 juin derniers ont eu lieu les 29es Assises nationales des associations d’aide aux victimes, organisées par l’AVIMEJ et l’INAVEM.
Plusieurs centaines de participants venus de toute la France, de métropole et d'outre-mer, mais aussi d'Europe se sont rendus à ces deux journées d’échange, auxquelles étaient présents le ministre de la Justice, des autorités judiciaires, élus, magistrats, bâtonniers, avocats, partenaires associatifs, responsables et équipes des associations travaillant dans le milieu judiciaire et habilités par le Ministère de la Justice.
Les travaux du colloque étaient consacrés aux « Victimes d’ici et d’ailleurs » et ont abordé la question de la situation des personnes victimes étrangères en France mais également celle des ressortissants français à l'étranger, ainsi que les modalités d'accompagnement dans différents pays.

mardi, mai 26 2015

En dehors du stade : l’inscription des supporters « ultras » dans l’espace urbain

26 05 2015

tifo.jpgSe revendiquant d’un mouvement apparu dans les années 1960 dans les stades italiens et présent en France depuis le milieu des années 1980, les supporters « ultras » sont membres de groupes constitués, pour la plupart, en association de loi 1901. Les plus actifs sont majoritairement des hommes jeunes (de 15 à 35 ans) issus de la classe moyenne. Chaque groupe ultra possède un nom et des emblèmes qui lui sont propres. Contrairement aux associations traditionnelles de supporters, ils revendiquent fortement leur autonomie par rapport au club. Leur fonctionnement repose sur une structure hiérarchisée et des activités organisées : la principale d’entre elles est l’animation de la tribune à l’aide de chants, de gestuelles (agiter et lever les bras, sauter, se prendre par les épaules), mais aussi de tambours, de drapeaux, d’étendards, de banderoles, souvent mobilisés dans le cadre de tifos. Par ailleurs, les principaux groupes ultras rédigent un « fanzine » et produisent du « matos » qu’ils vendent lors des matchs. Ces activités sont préparées au local du groupe, au sein duquel les membres actifs se retrouvent quotidiennement. L’ensemble des groupes ultras français partagent ainsi une même culture, des valeurs et une organisation communes.

mardi, mai 19 2015

Qui est Charlie ? Sociologie d'une crise religieuse

19 05 2015

qui_est_charlie.jpgQui sommes-nous vraiment, nous qui avons affiché une telle détermination dans le refus de la violence aveugle et notre foi dans la République le 11 janvier dernier ?
La cartographie et la sociologie des trois à quatre millions de marcheurs parisiens et provinciaux réservent bien des surprises. Car si Charlie revendique des valeurs libérales et républicaines, les classes moyennes réelles qui marchèrent en ce jour d’indignation avaient aussi en tête un tout autre programme, bien éloigné de l’idéal proclamé. Leurs valeurs profondes évoquaient plutôt les moments tristes de notre histoire nationale : conservatisme, égoïsme, domination, inégalité.
La France doit-elle vraiment continuer de maltraiter sa jeunesse, rejeter à la périphérie de ses villes les enfants d’immigrés, reléguer au fond de ses départements ses classes populaires, diaboliser l’islam, nourrir un antisémitisme de plus en plus menaçant ?

lundi, mai 4 2015

L'argent maudit. Au coeur du système Dassault

4 05 2015

argent_maudit.jpg« Lorsqu’en 1995, je me lance dans le combat politique contre le milliardaire Serge Dassault qui vient d’être élu maire de Corbeil-Essonnes, je ne me doute pas que je serai au coeur d’un feuilleton politico-judiciaire inédit sous la Ve République. Cette banlieue parisienne dont je connais chaque rue est devenue, au tournant des années 2000, le laboratoire d’un système complexe nourri par le rêve de toucher, du simple billet aux sommes les plus folles. J’ai décidé de révéler ce système de l’intérieur, de ses premiers pas et succès jusqu’à son emballement. »
Bruno Piriou vous emmène ainsi au coeur du système Dassault, des plus hautes sphères du pouvoir aux « petites mains » des cités. Son témoignage unique est celui d’un combat politique, « des communistes au milliardaire », devenu inévitablement judiciaire lorsqu’il dépose un recours pour achat de voix. Ce livre fourmille de détails et d’anecdotes hallucinantes, le plus souvent glaçantes, sur les conséquences du clientélisme. Plus fort que la description d’une situation isolée, il permet de comprendre comment la République est, dans de nombreux lieux, mise en échec par la force de l’argent.

jeudi, avril 30 2015

Comprendre et lutter contre la corruption

30 04 2015

Couverture_Livre_corruption.jpgLa corruption a souvent été considérée comme un « mal » propre aux pays dits « en voie de développement ». Pourtant, si le niveau de corruption des élites et des administrations est très inégal selon les pays, le phénomène n’a pas disparu de nos sociétés démocratiques réputées « avancées ». La corruption s’accommode aisément du suffrage universel, le système électoral devenant même la source de nouvelles formes de corruption. Face à cette situation, les dirigeants politiques balancent entre une condamnation morale officielle et une grande réticence à se donner les moyens d’une lutte administrative et judiciaire efficace qui fragiliserait leur pouvoir. Pour comprendre et mesurer la corruption, nous manquons d’outils, nous manquons d’études, nous manquons même de candidats à l’étude car nous manquons aussi invariablement de financements. C’est pour néanmoins continuer à réfléchir à ces graves problèmes de société que fut organisé en septembre 2013 un colloque qui a fait date à Aix-en-Provence. Il réunit dans une optique pluridisciplinaire des chercheurs en sciences sociales et des praticiens. Ce livre restitue l’essentiel de la teneur de ces débats.

samedi, avril 18 2015

Le « nouveau » Front national en question

18 04 2015

marine_le_pen_i-tele.jpgCette étude a pour ambition de proposer un état des lieux de la réalité politique actuelle du Front national. Elle s’attache à déconstruire un certain nombre de croyances devenues dominantes sur le parti d’extrême droite français, notamment depuis que Marine Le Pen a été élue à sa présidence en janvier 2011. Sans sous-estimer l’importance politique croissante du FN, il s’agira ici de montrer qu’il n’est pas le « premier parti de France », qu’il ne se situe pas aux « portes du pouvoir » pas plus qu’il n’est devenu un « nouveau » parti. En effet, ce n’est pas tant le FN qui a changé que les perceptions de ce parti. Sa banalisation repose certes sur des facteurs endogènes – la stratégie de dédiabolisation de Marine Le Pen, le renouvellement du leadership frontiste –, mais elle s’explique également par des facteurs exogènes liés au traitement médiatique, sondagier et politique de l’organisation frontiste.

Photo : arcueil-cachan.fr

samedi, mars 14 2015

Critique de la raison criminologique

14 03 2015

critique_raison_criminologique.jpgSelon les pays, l’existence ou non de la criminologie comme discipline, de même que le sens qui y est donné dépendent de trajectoires historiques singulières dont il faut à chaque fois retracer les étapes et les modalités. Les batailles pour l’existence disciplinaire de la criminologie demeurent inséparables d’une promotion plus large de modes de questionnement, de catégories de pensée et de mises en récit spécifiques, c’est-à-dire d’une « raison criminologique » que ce numéro spécial de Cultures & Conflits entend interroger. Les contributions rassemblées dans ce numéro interrogent ces mises en récit en les déployant sur des terrains spécifiques. Leur format (articles, entretiens, chroniques) et l’importance de ce thème ont justifié d’en faire un numéro triple.

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