Des Allemands encagoulés détruisent une à une des caméras de surveillance installées dans des espaces publics de Berlin. L’objectif de l’opération CAM OVER la fin des caméras est d’en neutraliser le plus possible avant le Congrès européen de la police qui débute le 19 février dans la capitale. Sur leur site, les activistes de CAM OVER expliquent que les caméras de surveillance permettent à la police de discriminer certains groupes de personnes, et notamment les jeunes qui seraient, selon eux, automatiquement perçus comme des "criminels". Ils encouragent un maximum de personnes à participer à ce qu’ils présentent comme une "compétition" qui se terminera avec l’ouverture du Congrès.
Illustration : Môsieur J. - flickr - licence cc
Au royaume du business de la sécurité, les commerçants ont de l'imagination. La société de sécurité britannique Selectamark a créé une arme d'un nouveau genre : le pistolet ADN. Présenté à Las Vegas lors d'un salon spécialisé, le Selecta DNA High Velocity System agit comme un marqueur. Disponible sous forme de pistolet ou de fusil, il permettrait aux forces de l'ordre de tirer une balle contenant un code ADN unique sur des suspects au milieu d'une foule, tout en se tenant à bonne distance (30 à 40 mètres) puis de les interpeller lorsque la situation le permet grâce à la marque laissée par l'ADN.
La peur du terrorisme a poussé l'Union Européenne à miser à fond sur les nouvelles technologies. Depuis quelques années, les chercheurs financés par Bruxelles essaient de détecter les "comportements suspects" des individus via les réseaux de caméras de surveillance.
Peu à peu les usages de la caméra se diversifient afin de lutter contre la délinquance, l’insécurité et le sentiment d’insécurité. Les nouvelles fonctionnalités de la caméra et sa promotion étatique incitent les universités et notamment celle de Bordeaux III à adopter ce système de sécurisation de l’espace. C’est en 2002 que les premières caméras ont commencé à coloniser l’espace universitaire. En 2011, il y en avait environ 45 sur le campus de Bordeaux III, intérieur et extérieur confondus. Soit environ 30 caméras à l’intérieur des bâtiments et une quinzaine à l’extérieur. Les caméras d’intérieur sont placées aux endroits dits sensibles, dans les salles ou les amphithéâtres, où du matériel de valeur comme les rétroprojecteurs sont installés. A l’extérieur, les caméras sont installées au niveau des accès principaux des bâtiments.
Suite à l'adoption de la LOPPSI en mars 2011, la "vidéosurveillance" est devenue "vidéoprotection". Si, en pratique, ce glissement sémantique ne bouleverse pas les choses, symboliquement, il en dit long sur les intentions de l'État à l'égard de cet outil. Pourtant, le doute persiste quant à son efficacité. Ce livre analyse l'engouement des élus locaux pour la vidéoprotection ainsi que les principaux écueils que recèle le déploiement d'un tel système.
“Ça nous sert même pas à battre un record”, soupire Jeanne une habitante de Rennes-les-Bains, une minuscule station thermale du Languedoc, 170 habitants en basse saison, le quintuple au moins l’été quand les touristes affluent. “Ça”, c’est un projet d’installation de dix caméras de vidéosurveillance pour mettre fin aux troubles que provoqueraient des “marginaux”. De fait, si le record de Beaudinard-sur-Verdon, 12 caméras pour 146 habitants, n’est pas battu, le dispositif porte ce gentil bled de l’Aude sur la deuxième marche du podium. Ou plutôt le porterait. Car un sondage organisé par les opposants, dépouillé ce mardi, donne 92 voix contre, sur 109 personnes interrogées.
En matière de libertés individuelles, le système d’information développé par le ministère de l’éducation nationale n’est sans doute pas le plus dangereux de tous ceux mis en place en France ces dernières années. Cependant, parce qu’il porte sur l’ensemble de la population en âge scolaire, qu’il s’agit très majoritairement de mineurs, que la technologie utilisée (identifiant national unique, bases et entrepôts de données, interopérabilité, …) offre toutes les possibilités d’exploitation d’une masse considérable de données incontestablement personnelles et souvent sensibles, cela nous incite à l’examiner avec la plus grande attention.
Fin juillet, on découvrait que le logiciel espion du marchand d’armes de surveillance numérique britannique FinFisher avait été utilisé à l’encontre de défenseurs des droits humains bahreïnis. En août, on découvre que des journalistes marocains ont, eux, été ciblés par Hacking Team, un concurrent italien de FinFisher. Mamfakinch (“nous n’abandonnerons pas“, en arabe marocain), est un site d’informations créé par un collectif de blogueurs et militants marocains dans la foulée du printemps arabe, et plus particulièrement du mouvement dit du 20 Février, Devenu, en moins d’un an, l’un des médias citoyens les plus populaires au Maroc, il a plusieurs fois fait l’objet d’attaques ou de tentatives de déstabilisation visant à le faire taire.
Selon l’INSEE, 12 millions d’individus sont âgés de plus de 60 ans, ce qui représente 20 % de la population française. Autres chiffres indicatifs : 800 000 personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer ou apparentée. Parmi elles, 350 000 hommes et femmes sont classés en affection longue durée (ALD) ce qui leur permet de bénéficier d’une prise en charge à 100 % de leurs frais de santé.
L'autorité chargée de veiller à la bonne application de la loi Informatiques et Libertés de 1978 vient de dispenser de déclaration les fichiers scolaires locaux. Une décision rationnelle de bon sens selon elle. Pourtant, les fuites récentes de données nominatives et les quelques contrôles qu'elle a effectués devraient l'inciter au contraire à plus de vigilance.
Le Parlement Français nouvellement élu pourrait s’inspirer de ses collègues américains car les résultats sont proprement ahurissants et l’on se demande si la situation est semblable dans notre pays. En effet, sommés par les représentants du Congrès, les opérateurs américains de téléphonie mobile ont délivré aux parlementaires US le nombre de demandes de surveillance de la part de la police, de cours de justice et autres agences gouvernementales. L’année dernière, le chiffre a dépassé le million trois. Et les demandes concernent le contenu de messages SMS, la localisation d’un abonné à un instant précis, les appels téléphoniques émis et reçus, etc.
Pour calculer quelle est la commune qui installe, sur ses deniers, le plus de caméras de vidéosurveillance, nous avons calculé le nombre d’habitants pour une caméra. Plus ce nombre est petit, plus la commune compte de caméras par habitant.
La commission des libertés civiles a voté massivement contre ACTA, dont l'objectif est de faire respecter les droits de propriété intellectuelle, de même que la commission des affaires juridiques et celle de l'Industrie ont voté le rejet du traité. L'accord ne peut entrer en vigueur que s'il est ratifié par 6 des 11 États signataires, à savoir l'Union européenne, l'Australie, le Canada, le Japon, la Corée du Sud, le Maroc, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, Singapour, les États-Unis et la Suisse. Dans le cas où l'accord ne serait approuvé que par le Parlement européen, la loi ne vaudrait que pour l'U.E. ACTA a été signé par la Commission européenne et 22 États membres au mois de janvier dernier, mais après les vives protestations de la société civile dans toute l'Europe contre le projet, de nombreux pays ont fait marche arrière et sont revenus sur leur décision, la plupart ayant suspendu la ratification du traité.
À la suite des dispositions introduites par la LOPPSI 2 (