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  <title>Délinquance, justice et autres questions de société - Quartiers, &quot;ghettos&quot;, émeutes, politique de la ville</title>
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  <description>Site de ressources documentaires et d'analyse critique animé par un réseau de chercheurs en sciences sociales</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 26 May 2013 01:09:18 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>A Marseille, dans le shit jusqu'au cou</title>
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    <pubDate>Wed, 15 May 2013 06:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>La rédaction</dc:creator>
        <category>Quartiers, &quot;ghettos&quot;, émeutes, politique de la ville</category>
        <category>Argent de la drogue</category><category>Marseille</category><category>Micocouliers</category><category>Règlements de compte</category><category>Trafic de drogues</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/index.php?post/2013/05/15/Dans-le-shit-jusqu-au-cou/public/.Gangsta_s.jpg&quot; alt=&quot;Gangsta.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Gangsta.jpg, mai 2013&quot; /&gt;Inquiet comme le méchant d'un western-spaghetti, un gamin qui se laisse pousser un fin duvet sur le menton pour essayer de tromper son monde, poireaute devant la cité des Micocouliers (14e), sans réellement savoir qui craindre le plus. Les flics ou les concurrents&amp;nbsp;? Les premiers interpellent, les seconds flinguent. Des minots de son âge, depuis deux ans, il faut plus d'une main pour compter ceux qui ont été abattus dans la guerre que l'on se livre ici pour un réseau de stups qui perd en attractivité commerciale. Dernier en date, Iskander, criblé de 23 balles au volant d'une voiture non loin d'ici, jeudi dernier.&lt;br /&gt;
Si au début, vers la fin 2010, les clans qui s'opposaient étaient clairement définis, depuis, trahisons, vengeances, prises d'indépendance, OPA agressives sur d'autres réseaux, endettements et intimidations de la dernière chance ont mélangé les ennemis dans un shaker percé d'où jaillit trop souvent le sang d'un jeune du coin. Et celui qui joue les guetteurs aujourd'hui n'est pas tranquille. On a pu lire çà et là que le réseau des Micocouliers fait rentrer un chiffre d'affaires de 35 000 euros par jour. Ce qui correspondrait à un client toutes les minutes environ pendant les 12 heures d'ouverture du plan stups. En une heure en cette fin d'après-midi, pas un n'est venu sortir son oseille. Le chiffre d’affaires du réseau des Micocouliers doit être devenu dérisoire. Mais où l'on n'est pas pour autant prêt à céder la place.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Lire &lt;a href=&quot;http://philippepujol.blogspot.fr/2013/05/dans-le-shit-jusquau-cou.html&quot;&gt;la suite de cette article de Philippe Pujol (La marseillaise)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Photo&amp;nbsp;: Philippe Pujol (DR)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le pouvoir aux habitants ? Réformer la Politique de la Ville</title>
    <link>/index.php?post/2013/05/10/Le-pouvoir-aux-habitants</link>
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    <pubDate>Fri, 10 May 2013 08:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>La rédaction</dc:creator>
        <category>Quartiers, &quot;ghettos&quot;, émeutes, politique de la ville</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/index.php?post/2013/05/10/Le-pouvoir-aux-habitants/public/.livre_entendre_crier_s.jpg&quot; alt=&quot;livre_entendre_crier.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;livre_entendre_crier.png, nov. 2012&quot; /&gt;Inventées de façon expérimentale après les émeutes des Minguettes au début des années 1980, parallèlement à la “Marche des beurs” pour l’égalité, la Politique de la Ville visait à réformer le fonctionnement de l’État et les relations de ce dernier aux collectivités locales. Pour pallier l’urgence d’une nouvelle question sociale, associée à certains quartiers où les populations immigrées et minoritaires étaient concentrées, une action publique d’exception allait être mise en place, mobilisant une approche locale et ascendante, plus participative et transversale.&lt;br /&gt;
Trente ans plus tard, il est difficile de mesurer l’effet réel de cette politique qui cumule de nombreux dispositifs&amp;nbsp;: l’écart des quartiers prioritaires avec les autres zones urbaines ne se résorbe pas, et parfois même s’accroît. Pour autant, cette vision, très négative, ne prend pas en compte la mobilité de la population de ces quartiers. Or, la prise en compte d’une approche moins statique et plus dynamique des trajectoires des gens révèle que ces lieux jouent aussi une fonction d’accueil et de «&amp;nbsp;sas », voire de promotion.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Lire &lt;a href=&quot;http://www.laviedesidees.fr/Le-pouvoir-aux-habitants.html&quot;&gt;ce dossier de Cyprien Avenel et Nicolas Duvoux sur La Vie des Idées&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La Rénovation urbaine : démolition-reconstruction de l'État</title>
    <link>/index.php?post/2013/04/15/La-renovation-urbaine-demolition-reconstruction-de-l-etat</link>
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    <pubDate>Mon, 15 Apr 2013 08:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>La rédaction</dc:creator>
        <category>Quartiers, &quot;ghettos&quot;, émeutes, politique de la ville</category>
        <category>Evaluation</category><category>Grands ensembles</category><category>Jean-Louis Borloo</category><category>Mixité sociale</category><category>Politique de la ville</category><category>Renaud Epstein</category><category>Rénovation urbaine</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/index.php?post/2013/04/15/La-renovation-urbaine-demolition-reconstruction-de-l-etat/public/renovation_urbaine.jpg&quot; alt=&quot;renovation_urbaine.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;renovation_urbaine.jpg, avr. 2013&quot; /&gt;Les politiques mises en oeuvre depuis le début des années 1980 dans les grands ensembles d'habitat social n'étant pas parvenues à les faire sortir de la spirale de la dévalorisation et de l’exclusion, leur démolition s’est imposée comme la solution au problème des banlieues.&lt;br /&gt;
Le programme national de rénovation urbaine (PNRU) lancé par Jean-Louis Borloo en 2003 a transformé la France des grands ensembles en un vaste chantier. Des opérations de démolition-reconstruction ont été engagées dans près de 500 quartiers, mobilisant des moyens colossaux– 45 milliards d’euros au total – avec la double ambition de banaliser leur forme urbaine et d’en faire des lieux de mixité sociale.&lt;br /&gt;
Alors que les premiers projets s’achèvent et que le mirage d’une dissolution des problèmes sociaux dans la transformation urbaine se dissipe, cet ouvrage revient sur la mise en oeuvre et les effets de ce programme.&lt;br /&gt;
L’analyse du PNRU et sa mise en perspective historique renouvellent les débats sur la politique de la ville et apportent un éclairage inédit sur les effets territoriaux des réformes de l’État des années 2000. Car la rénovation urbaine résulte et participe d’un processus plus vaste de démolition-reconstruction de l’État, organisant dans un même mouvement son retrait des territoires et la restauration de sa capacité d’orientation, à distance, des politiques qui y sont menées.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.franceinter.fr/emission-peripheries-la-renovation-urbaine-un-incontestable-succes&quot;&gt;Réécouter l'émission de France Inter &quot;Périphéries&quot; consacrée à ce livre&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Refaire la cité. L'avenir des banlieues</title>
    <link>/index.php?post/2013/01/12/Refaire-la-cite</link>
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    <pubDate>Sat, 12 Jan 2013 06:16:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>La rédaction</dc:creator>
        <category>Quartiers, &quot;ghettos&quot;, émeutes, politique de la ville</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/index.php?post/2013/01/12/Refaire-la-cite/public/.refaire_la_cite_s.jpg&quot; alt=&quot;refaire_la_cite.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;refaire_la_cite.jpg, janv. 2013&quot; /&gt;«&amp;nbsp;Cités », «&amp;nbsp;banlieues », «&amp;nbsp;zones urbaines sensibles »... Ces territoires que l’on ne sait plus nommer ont subi bien des transformations depuis trois décennies&amp;nbsp;: paupérisation, ségrégation urbaine et ethnique, expansion des économies souterraines, durcissement des rapports avec les institutions. Les émeutes et les violences viennent régulièrement révéler les limites de l’action publique. Ce livre propose un diagnostic fondé sur vingt ans de recherches de terrain, en même temps que des pistes pour repolitiser ce que l’on ne cesse de stigmatiser. Car, pour sortir de l’impasse, il est nécessaire d’inventer une «&amp;nbsp;politique des banlieues&amp;nbsp;» s’appuyant sur la force des quartiers, sur le dynamisme des acteurs, les femmes, la jeunesse. Lutter contre le chômage et la délinquance est une nécessité&amp;nbsp;; mais l’intégration politique doit être la priorité. Il est urgent que les habitants deviennent des citoyens à part entière, c’est-à-dire des acteurs de la vie démocratique. Pour refaire les cités, il faut au préalable refaire la cité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Découvrir &lt;a href=&quot;http://www.franceculture.fr/emission-la-suite-dans-les-idees-refaire-la-cite-l-avenir-des-banlieues-2013-01-05&quot;&gt;ce livre en écoutant Michel Kokoreff et Didier Lapeyronnie sur France Culture&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Paroles d'habitants des quartiers en politique de la ville</title>
    <link>/index.php?post/2012/11/20/Paroles-d-habitants-des-quartiers-en-politique-de-la-ville</link>
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    <pubDate>Tue, 20 Nov 2012 08:00:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>La rédaction</dc:creator>
        <category>Quartiers, &quot;ghettos&quot;, émeutes, politique de la ville</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/index.php?post/2012/11/20/Paroles-d-habitants-des-quartiers-en-politique-de-la-ville/public/.livre_entendre_crier_s.jpg&quot; alt=&quot;livre_entendre_crier.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;livre_entendre_crier.png, nov. 2012&quot; /&gt;Ce rapport national est le fruit d’une rencontre entre deux réseaux&amp;nbsp;: celui des Centres sociaux et socioculturels de France, dont 600 d'entre eux sont implantés en territoire de la Politique de la Ville et Question de Ville, association des directeurs des centres de ressources pour la politique de la ville.&lt;br /&gt;
Il rend compte d’une démarche conduite au cours de l’année 2011 avec des groupes d’habitants de quinze quartiers différents, répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain et dans un département d’Outre-Mer. L’objectif était, à partir de rencontres successives, d’élaborer un premier rapport national sur la vie dans les quartiers.&lt;br /&gt;
Si les Centres sociaux sont des lieux en très grande proximité avec les territoires et leurs habitants, les centres de ressources sont au cœur des réflexions sur les questions urbaines et sociales. En s’associant, ils ont mis en commun leurs savoir-faire au service du développement social urbain.&lt;br /&gt;
Les deux réseaux défendent une même conception fondée sur une place plus grande laissée aux initiatives des habitants et à celles des associations. Ce rapport est donc une forme d'expression citoyenne, pouvant contribuer au débat indispensable sur l'avenir de ces «&amp;nbsp;morceaux de ville ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.professionbanlieue.org/c__1_169_Fiche_1902__0___On_voudrait_entendre_crier_toutes_les_voix_de_nos_cites_Paroles_d_habitants_des_quartiers_en_politique_de_la_ville.html&quot;&gt;Lire des extraits et commander ce livre&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Premières orientations générales pour la politique de la ville</title>
    <link>/index.php?post/2012/10/09/Premieres-orientations-generales-pour-la-politique-de-la-ville</link>
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    <pubDate>Tue, 09 Oct 2012 05:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laurent MUCCHIELLI</dc:creator>
        <category>Quartiers, &quot;ghettos&quot;, émeutes, politique de la ville</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/index.php?post/2012/10/09/Premieres-orientations-generales-pour-la-politique-de-la-ville/public/Logo_Gazette_des_communes.png&quot; alt=&quot;Logo_Gazette_des_communes.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Logo_Gazette_des_communes.png, janv. 2011&quot; /&gt;Dans un entretien accordé à la &lt;em&gt;Gazette des communes&lt;/em&gt;, François Lamy, ministre délégué chargé de la politique de la ville, lève le voile sur ses orientations. Il s’exprime sur la reprise des grands chantiers, gelés depuis 2010, comme la réforme de la géographie prioritaire, l’avenir de la contractualisation entre l’Etat et les collectivités ou encore la lutte contre le chômage des jeunes. Sur la prévention de la délinquance, il annonce que la vidéosurveillance n’est plus une priorité.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Lire &lt;a href=&quot;http://www.lagazettedescommunes.com/132857/banlieues-entretien-exclusif-avec-francois-lamy-ministre-delegue-charge-de-la-politique-de-la-ville/&quot;&gt;cet interview sur le site de La gazette&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La participation des habitants : (enfin) des pistes pour rénover la politique de la ville</title>
    <link>/index.php?post/2012/09/11/La-participation-des-habitants-trois-pistes</link>
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    <pubDate>Tue, 11 Sep 2012 10:46:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>La rédaction</dc:creator>
        <category>Quartiers, &quot;ghettos&quot;, émeutes, politique de la ville</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/index.php?post/2012/09/11/La-participation-des-habitants-trois-pistes/public/Photo_Marc_Laapage_banlieue.jpg&quot; alt=&quot;Photo_Marc_Laapage_banlieue.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Photo_Marc_Laapage_banlieue.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;Depuis les origines de la politique de la ville, la nécessité de la participation des habitants est reconnue par tous. Bien que les dispositifs participatifs se
soient développés et diversifiés, ceux-ci relèvent plus souvent de l’information et de la consultation que d’une véritable possibilité de se faire entendre et
d’intervenir dans l’action publique. Tout en gardant à l’esprit les limites pouvant y être liées, beaucop considèrent aujourd’hui qu’il faudrait améliorer la qualité du débat public et associer davantage les citoyens aux décisions. Dès lors, comment partager le pouvoir d’expertise et de décision avec les habitants&amp;nbsp;? Comment mieux articuler participation et représentation&amp;nbsp;? Quelle ambition pour la politique de la ville&amp;nbsp;? Pour éclairer l’action publique française, cette note analyse les dynamiques étrangères les plus prometteuses en dégageant trois axes&amp;nbsp;: partager le pouvoir décisionnel avec les habitants au travers de “budgets participatifs de quartiers”&amp;nbsp;; garantir la qualité du débat public&amp;nbsp;; et permettre aux habitants de développer leur pouvoir d’agir.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Télécharger &lt;a href=&quot;http://www.strategie.gouv.fr/system/files/2012-05-09-participation_des_habitants-na-278_0.pdf&quot;&gt;cette note de Marion Carrel et Noémie Houard pour le CAS&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Illustration&amp;nbsp;: Marc Laapage (DR)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Banlieues : offrir des alternatives au désespoir</title>
    <link>/index.php?post/2012/08/23/Banlieues-offrir-des-alternatives-au-desespoir</link>
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    <pubDate>Thu, 23 Aug 2012 07:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>La rédaction</dc:creator>
        <category>Quartiers, &quot;ghettos&quot;, émeutes, politique de la ville</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/index.php?post/2012/08/23/Banlieues-offrir-des-alternatives-au-desespoir/public/Photo_Marc_Laapage_banlieue.jpg&quot; alt=&quot;Photo_Marc_Laapage_banlieue.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Photo_Marc_Laapage_banlieue.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;Avec l’émeute – ainsi est-elle qualifiée, mais jamais de révolte populaire – des jeunes dans la ZUP Nord d’Amiens, la question des banlieues et des quartiers populaires refait surface dans l’actualité. Et de nouveau le même scénario se développe&amp;nbsp;: oubli des causes déclencheuses (la perturbation par la police d’un deuil en période de Ramadan, comme l’avait été la poursuite à Clichy-sous-Bois de jeunes qualifiés de voleurs alors qu’ils revenaient d’un match)&amp;nbsp;; le harcèlement policier et les humiliations répétitives subies par une population paupérisée, de plus en plus exclue du marché du travail, sans avenir ni perspective&amp;nbsp;; la vigueur de la réaction gouvernementale en termes de répression policière et judiciaire&amp;nbsp;: huit et dix mois de prison avec sursis pour deux jeunes légèrement handicapés ayant mis le feu à des poubelles&amp;nbsp;; l’emballement médiatico-politique autour de la seule réponse proposée, la répression et l’augmentation des effectifs de police, pour résoudre un profond marasme social et économique.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Certes il est très regrettable que les violents affrontements qui ont suivi entre la police et les jeunes aient abouti au saccage et à la mise à feu d’équipements publics, école, etc…La révolte des banlieues de novembre 2005 nous y avait préparés, tant l’école est à la fois source d’espoir de promotion sociale, et lieu de sélection et d’exclusion précoce pour beaucoup d’enfants de migrants qui se heurtent à une culture écrite aux codes inconnus de leurs parents.&lt;br /&gt;
Mais la réponse peut-elle être de pure et simple répression&amp;nbsp;? Un gouvernement qui se dit socialiste peut-il reprendre à son compte les obsessions sécuritaires de la droite et passer par pertes et profits les causes réelles, profondes, du mal&amp;nbsp;?
Lorsque le taux de décrochage scolaire précoce atteint 10 % des élèves…Lorsque l’on ne trouve plus ni stage, ni emploi, avec un taux officiel de chômage des moins de 25 ans de plus de 50 %(selon le Rapport annuel de l’Observatoire des ZUS) et qu’avant 25 ans on ne touche pas le RSA…&lt;br /&gt;
Lorsque l’on n’écoute plus des parents soit réduits au chômage après des années de labeur en usine, car les premiers licenciés, soit récemment arrivés des ex-colonies et travaillant dans le nettoyage de 6H à 10H du matin et du soir, c’est-à-dire que l’on ne voit jamais…Lorsque le seul groupe référent est celui de la bande, ou du réseau de deal…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quel est l’espoir de s’en sortir par des voies normales&amp;nbsp;? Quel est le taux de fréquentation, et de réponse apportée, des missions locales&amp;nbsp;? Un bilan a-t-il été au moins tiré des expériences et des politiques sociales menées tant par les gouvernements précédents que par les municipalités, sachant que sous la droite, les emplois-jeunes, qui fournissaient souvent le premier pied à l’étrier pour ces jeunes, ont été supprimés sans état d’âme par la droite en 2002, que les moyens des ZEP ont été réduits comme les subventions à tous les outils associatifs, que la police dite de proximité a été supprimée, et que l’accent a été mis par l’ANRU sur la seule réhabilitation du bâti pour attirer les classes moyennes en chassant de ces quartiers les plus pauvres de leurs habitants… ?&lt;br /&gt;
Pourtant, pour peu que l’on se positionne au plus près d’eux et que l’on gagne leur confiance, on ne peut qu’être étonnés par l’envie de s’en sortir de ces jeunes, par leur «&amp;nbsp;gnaque », par leurs talents et compétences tant niés, ignorés. Tant d’exemples de solidarité, d’hospitalité, d’inventivité…Pourquoi un tel gâchis la France fait-elle de ses enfants ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est temps, puisque nous avons un gouvernement qui se dit socialiste, de passer à un autre registre d’action. De donner les moyens à toute cette énergie citoyenne et créatrice de s’exprimer. De commencer à répondre à la demande sociale, en redonnant des moyens aux associations et aux projets, en revitalisant les services publics dans ces quartiers, mais avant tout sans doute, de permettre aux jeunes d’accéder à l’autonomie économique, soit par un travail salarié, soit en créant leur propre activité, en renforçant l’économie sociale et solidaire, et l’aide aux projets.&lt;br /&gt;
C’est en ce sens que j’ai proposé aux nouveaux membres de ce gouvernement, en juillet, de créer un&lt;em&gt; laboratoire expérimental d’autonomie populaire&lt;/em&gt;. Destiné à aider les projets d’accès à l’autonomie de tous les citoyens et habitants victimes d’exclusion et de relégation sociale, privés soit de toit, soit de travail ou de revenu, soit de papiers, ou de citoyenneté&amp;nbsp;: habitants des quartiers populaires, SDF, chômeurs, sans papiers, Roms ou dits tels…&lt;br /&gt;
Les forces vives sont là, il est temps de les impliquer dans la recherche et la mise en place de réelles alternatives concrètes, ici et maintenant, comme le recommandent Miguel Benasayag et Angélique Del Rey dans leur dernier ouvrage «&amp;nbsp;De l’engagement dans une époque obscure ». Rien ne sert d’enfoncer encore un peu plus les habitants de ces quartiers dans la stigmatisation. Il faut mener une véritable politique de développement social, renouer avec l’esprit du «&amp;nbsp;développement social des quartiers&amp;nbsp;» mis en place avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en 81 à partir de l’expérience de Dubedout à Grenoble. &lt;br /&gt;
Mais le temps presse. Trop de temps a déjà été perdu. Il s’agit de l’avenir de notre jeunesse urbaine, celle qui reflète le métissage du monde anticipé et attendu par Edouard Glissant.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Evelyne Perrin&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Sociologue, membre du Conseil Scientifique d’ATTAC et militante associative à Champigny-sur-Marne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A lire également sur la toile :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&quot;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/08/21/le-signal-d-alarme-sociale-des-quartiers-nord-d-amiens_1748255_3232.html&quot;&gt;Le signal d'alarme sociale des quartiers nord d'Amiens&lt;/a&gt;&quot;, par Cindy Léoni (présidente de SOS Racisme).&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&quot;&lt;a href=&quot;http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/200812/amiens-enieme-derive-droite-de-la-gauche-au-pou&quot;&gt;Amiens&amp;nbsp;: énième dérive à droite de la gauche au pouvoir&lt;/a&gt;&quot;, par Salvatore Palidda (Mediapart).&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Illustration&amp;nbsp;: Marc Laapage (DR)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Faire de la politique de la ville un projet de société</title>
    <link>/index.php?post/2012/08/20/Faire-de-la-politique-de-la-ville-un-projet-de-societe</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ac14e3ff1711a09d39c8a241b9366604</guid>
    <pubDate>Mon, 20 Aug 2012 08:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>La rédaction</dc:creator>
        <category>Quartiers, &quot;ghettos&quot;, émeutes, politique de la ville</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/index.php?post/2012/08/20/Faire-de-la-politique-de-la-ville-un-projet-de-societe/public/ministere_de_la_ville.jpg&quot; alt=&quot;ministere_de_la_ville.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;ministere_de_la_ville.jpg, août 2012&quot; /&gt;La relance de la politique de la ville revient au premier plan de l'actualité et constitue un défi pour le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, face à l 'héritage légué par 10 ans de sarkozysme et à la crise persistante des banlieues.&lt;br /&gt;
La priorité donnée au renouvellement urbain, déconnecté d'un volet social sans ambition et aux moyens de plus en plus réduits et allant de pair avec une baisse des aides aux associations, n'a pas fait revenir les couches moyennes dans les quartiers populaires, mais a contribué à casser les relations sociales qui préexistaient. Au plan social, la politique de la droite, dans la logique d'économies budgétaires, s'est focalisée sur la promotion d'une élite, tout en stigmatisant la grande masse de la jeunesse des quartiers et plus particulièrement les jeunes d'origine étrangère, rendus responsables de l'insécurité et des difficultés des quartiers et objet d'une discrimination ethnique. Une frénésie de lois sécuritaires en réponse à chaque fait divers, l'entreprise d'ethnicisation du débat social à travers la question de l'identité nationale, l'invention d'une nouvelle catégorie de «&amp;nbsp;français d'origine étrangère », moins français que les autres, etc. complètent le tableau et alourdissent l'héritage de ces années.&lt;br /&gt;
C'est dire l'enjeu pour la gauche. Il ne s'agit pas de proposer une révision à la marge de la politique actuelle, mais bien d'opérer un renversement radical . Il y a urgence.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Lire &lt;a href=&quot;/index.php?post/2012/08/20/Faire-de-la-politique-de-la-ville-un-projet-de-societe/public/Faire_de_la_politique_de_la_ville_un_projet_de_societe.pdf&quot;&gt;ce texte inédit de Jean LAFONT (conseiller régional Ile-de-France)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Après l'émeute, retour à Amiens</title>
    <link>/index.php?post/2012/08/18/Apres-les-emeutes-retour-a-Amiens</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:aafb498448b652dc26a8e2c028b6e1bd</guid>
    <pubDate>Sat, 18 Aug 2012 14:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>La rédaction</dc:creator>
        <category>Quartiers, &quot;ghettos&quot;, émeutes, politique de la ville</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/index.php?post/2012/08/18/Apres-les-emeutes-retour-a-Amiens/public/.amiens-nord-emeutes_s.jpg&quot; alt=&quot;amiens-nord-emeutes.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;amiens-nord-emeutes.jpg, août 2012&quot; /&gt;«&amp;nbsp;C’est là où je vis depuis 25 piges.&amp;nbsp;» Nous avions rencontré Nabil (le prénom a été changé), la quarantaine, à Amiens-Nord en mars 2011 et fait un bout de chemin ensemble. C’était près de la zone industrielle. Deux fois, il s’était arrêté pour nous montrer quelques blocs à deux kilomètres du centre-ville&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;A Amiens, tu vis déjà en marge, dans une région pauvre. Mais Amiens-Nord, c’est la marge de la marge. Au début, tu ne te rends pas compte. Et un jour, tu comprends que tu vis dans une prison et que tu as pris une longue peine&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;
De retour un an après dans cette vaste plaine de grands ensembles, coincée entre la zone industrielle et les champs, nous nous souvenons de ses mots. Dans la nuit de lundi à mardi, des heurts ont éclaté entre jeunes de certains quartiers d’Amiens-Nord (25 000 habitants) et les forces de l’ordre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Lire &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2012/08/18/apres-les-violences-amiens-nord-continue-sa-vie-la-marge-de-la-marge-234673&quot;&gt;la suite de cet article de Ramses Kefi et Camille Polloni sur Rue 89&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Philippe Labbé &quot;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/08/17/le-quartier-nord-d-amiens-a-besoin-de-travailleurs-sociaux_1747020_3232.html&quot;&gt;Le quartier nord d'Amiens a besoin de travailleurs sociaux&lt;/a&gt;&quot; (lemonde.fr).&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Louise Fessard &quot;&lt;a href=&quot;http://www.mediapart.fr/journal/france/170812/emeutes-damiens-deux-lampistes-condamnes-du-sursis-pour-des-feux-de-poubelle&quot;&gt;Emeutes d'Amiens&amp;nbsp;: deux «lampistes» condamnés à du sursis pour des feux de poubelle&lt;/a&gt;&quot; (Mediapart)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Émeute à Amiens : au-delà du &quot;retour à l'ordre&quot;, quelle ambition politique ?</title>
    <link>/index.php?post/2012/08/16/emeute-a-amiens-au-dela-du-retour-a-l-ordre-quelle-ambition-politique</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7fa03ac8ecb27d8ccf65b40cdc566d69</guid>
    <pubDate>Thu, 16 Aug 2012 09:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Laurent MUCCHIELLI</dc:creator>
        <category>Quartiers, &quot;ghettos&quot;, émeutes, politique de la ville</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/index.php?post/2012/08/16/emeute-a-amiens-au-dela-du-retour-a-l-ordre-quelle-ambition-politique/public/.emeute_a_Amiens_s.jpg&quot; alt=&quot;emeute_a_Amiens.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;emeute_a_Amiens.jpg, août 2012&quot; /&gt;Une centaine de policiers ont été dépêchés en renfort à Amiens mardi 14 août pour contrer d’éventuels nouveaux débordements après les violents affrontements qui ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi dans la banlieue nord de cette agglomération. Seize policiers ont été blessés et des infrastructures publiques (gymnase, école maternelle…) incendiées. Le président François Hollande a promis de mettre en oeuvre &quot;tous les moyens de l'État&quot; pour lutter contre les violences, tandis que le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, s'est rendu sur place mardi après-midi. Il a parlé de &quot;guérilla urbaine&quot; et déclaré que &quot;rien ne peut excuser, rien, qu'on tire sur des policiers, qu'on tire sur des forces de l'ordre et qu'on brûle des équipements publics&quot;. Hué à son arrivée sur place, le ministre a ensuite ajouté&amp;nbsp;: &quot;Je ne suis pas venu pour qu'on passe au kärcher ce quartier&quot;, en allusion à la phrase prononcée par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, pendant une visite à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) en 2005.&lt;br /&gt;
Pourquoi Amiens brûle-t-il&amp;nbsp;? Et comment analyser la réaction du gouvernement de Jean-Marc Ayrault face à cette explosion de violence ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Lire &lt;a href=&quot;http://www.france24.com/fr/20120814-emeutes-amiens-effet-zone-deserte-ete-police-ayrault-valls-hollande-karcher&quot;&gt;notre interview sur le site de France 24&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Lire aussi&amp;nbsp;; Louise Fessard &quot;&lt;a href=&quot;http://www.mediapart.fr/journal/france/150812/amiens-valls-demande-lordre-republicain-et-les-habitants-une-police-moins-prov&quot;&gt;À Amiens, Valls demande «l'ordre républicain» et les habitants une police moins «provocatrice»&lt;/a&gt;&quot; (Mediapart).&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Photo&amp;nbsp;: lexpress.fr&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La politique de la ville : un constat d'échec récurrent</title>
    <link>/index.php?post/2012/07/19/La-politique-de-la-ville-un-constat-d-echec-recurrent</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:dff6b7b9ec4c7f5db07a6df8072362a7</guid>
    <pubDate>Thu, 19 Jul 2012 07:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Renaud EPSTEIN</dc:creator>
        <category>Quartiers, &quot;ghettos&quot;, émeutes, politique de la ville</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/index.php?post/2012/07/19/La-politique-de-la-ville-un-constat-d-echec-recurrent/public/.images_politique_de_la_ville_s.jpg&quot; alt=&quot;images_politique_de_la_ville.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;images_politique_de_la_ville.jpg, juil. 2012&quot; /&gt;Les rapports sur la politique de la ville se suivent et se ressemblent. Après le rapport d’information du Sénat (La politique de la ville&amp;nbsp;: une efficacité entravée, 2007), celui du Comité d’évaluation et de contrôle de l’Assemblée Nationale (Quartiers défavorisés ou ghettos inavoués&amp;nbsp;: la République impuissante, 2010), les rapports annuels du Comité d’évaluation et de suivi de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine et ceux de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles, c’est au tour de Cour des Comptes d’établir l’échec de la politique de la ville.&lt;br /&gt;
La loi Borloo, votée le 1er aout 2003, avait profondément réformé politique de la ville, avec l’objectif affiché de réduire significativement les écarts entre les ZUS et le reste du territoire. Dix ans plus tard, il suffit de lire les titres des cinq chapitres de ce rapport pour prendre la mesure de l’échec&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;•	une décennie de reformes mais d’inégalités persistantes entre les quartiers&amp;nbsp;;
- une politique insuffisamment pilotée&amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
- un effort sans précédent de rénovation urbaine encore mal articulé avec le volet social de la politique de la ville ;&lt;br /&gt;
- une faible mobilisation des politiques publiques dans les quartiers ;&lt;br /&gt;
- une répartition insatisfaisante des moyens spécifiques de la politique de la ville.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On ne peut d’ailleurs qu’être frappé par la récurrence des critiques ainsi adressées par la Cour des comptes à la politique de la ville, dont le rapport 2012 reprend bon nombre des éléments qui figuraient déjà dans ceux de 1995, 2002 et 2007&amp;nbsp;: enchevêtrement des institutions, des procédures et des périmètres&amp;nbsp;; saupoudrage inefficace et inéquitable des moyens&amp;nbsp;; déficit de suivi et d’évaluation… Au passage, la Cour des Comptes omet soigneusement de rappeler que les préconisations de son rapport de 2002 ont été au fondement de la réforme de 2003, avec le succès que l’on voit. Cette amnésie lui permet d’en rajouter une couche sur l’impératif de concentration des moyens sur les quartiers les plus en difficulté, l’indispensable simplification administrative et la nécessité de renforcer l’arsenal d’objectifs et d’indicateurs permettant de quantifier les moyens et les résultats de la politique de la ville. Faute de s’interroger sur la nature même du problème que la politique de la ville doit traiter et donc sur l’objectif de mixité sociale qui lui est assigné, les magistrats financiers en reviennent toujours aux mêmes solutions teintées de bon sens néo-managérial, qu’on retrouvera très probablement à l’identique dans le rapport qu’ils publieront en 2017&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Si leur rapport 2012 reprend des éléments qui figurent dans les multiples rapports consacrés à la politique de la ville au cours des cinq dernières années, il s’en différencie cependant sur un point d’importance. Alors que ces rapports établissaient l’échec de la politique de la ville pour aussitôt proclamer le «&amp;nbsp;succès incontestable&amp;nbsp;» du Programme national de rénovation urbaine (PNRU) –incontestable car les opérations de démolition-reconstruction produisent des transformations visibles dans l’espace urbain–, le rapport de la Cour des comptes égratigne aussi le PNRU, pointant le faible niveau de réalisation de ses couteuses opérations, la faiblesse de ses effets et l’absence de moyens pour le conduire à son terme. Ce rapport marque ainsi probablement la fin de la rénovation urbaine (et de son illusion d’une dissolution de la question sociale dans l’urbain), du moins d’une politique de rénovation urbaine de grande ampleur dont la poursuite avait été envisagée en ces termes par François Lamy&amp;nbsp;:  «&amp;nbsp;Un second programme national de rénovation urbaine, s’il constitue un engagement présidentiel, ne pourra être lancé qu’après l’évaluation complète du premier, après la réforme de la géographie prioritaire, et en fonction des marges de manœuvre que le gouvernement pourra dégager.&amp;nbsp;» Au vu du rapport qui vient de lui être remis et eu égard aux financements nécessaires pour la poursuite de la rénovation urbaine (il manque 6 milliards d’euros pour la seule année 2013), on voit mal comment un PNRU2 pourrait être lancé.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/La-politique-de-la-ville-une-decennie-de-reformes&quot;&gt;Lire ce rapport de la Cour des Comptes&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Illustration&amp;nbsp;: horslesmurs.fr&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
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