Image_revues.org.jpgDans nos sociétés modernes, les statistiques occupent une place de plus en plus importante, non seulement dans le débat public mais aussi dans l'action des administrations, tant dans le secteur privé que désormais dans le secteur public. L'intérêt primordial de la mesure, de l'objectivation et de la transparence est clair, c'est même un élément de la démocratie. A condition toutefois que la production, la publication et l'utilisation de ces statistiques respectent un minimum de règles et de déontologie. Or l'on assiste actuellement à une certaine dérive de la statistique publique, récemment dénoncée par un collectif de statisticiens et de chercheurs publics sous la pseudonyme de Lorraine Data (voir la présentation de ce livre et lire les premières pages). Raison de plus pour redoubler de vigilance et de travail avant de prétendre utiliser les statistiques pour parler de la société. Rappelons à ce propos trois règles d'or :
- On ne peut rien dire d'un chiffre si l'on ignore comment il a été fabriqué.
- Un seul chiffre ne saurait permettre de décrire ni mesurer un phénomène social complexe.
- Les chiffres ne "parlent pas d'eux-mêmes", c'est nous qui les faisons parler.

En matière de délinquance, il existe une pluralité de statistiques. Pour aider le lecteur à s'y retrouver, nous lui proposons ci-dessous de découvrir une analyse de la nature des différentes sources statistiques, une présentation des lieux de leur production et des liens pour les trouver sur Internet, une bibliographie des travaux scientifiques sur la mesure des délinquances, et enfin la liste des publications disponibles sur ce site, illustrant tel ou tel usage des statistiques sur les délinquances.