Image_telerama.jpgC’est un arrêté discret du ministère de l’Intérieur, daté du 21 novembre 2011 et publié au Journal officiel. Claude Guéant y désigne – ou plutôt, y reconduit – les membres du groupe de travail sur l’amélioration du contrôle et de l’organisation des bases de données de la police. Exhumé par Michèle Alliot-Marie au moment du scandale du fichier Edvige, en 2008, ce « comité Théodule », parfaitement dans l’air du temps, rassemble notamment les syndicats de police et de magistrats, les associations de lutte contre les discriminations, la CNIL et le défenseur des droits. Jusqu’ici, rien d’anormal. Sauf qu’on y retrouve également quatre « personnalités qualifiées désignées par le ministre de l’Intérieur » : le criminologue ubiquiste Alain Bauer, un grand classique ; deux représentants de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ, un organisme placé sous la tutelle du Premier ministre), logique. Et puis il y a Jean-Marc Leclerc, journaliste au Figaro, dont la présence intrigue.

Nota bene : Jean-Marc Leclerc est le fils de Marcel Leclerc, ancien haut fonctionnaire de la police nationale devenu préfet, également ancien directeur de cabinet de Charles Pasqua au Conseil général des hauts-de-Seine.