images_republique_bananiere_amitie-entre-les-peuples.org.jpgRécemment, les princes qui nous gouvernent se sont comportés de façon telle que, si ces événements s'étaient produits de l'autre côté de la Méditerranée, on aurait sans doute dénoncé des mœurs de république bananière.
C'est, en premier lieu, la création par un arrêté du 13 février dernier d'une section de « criminologie » au sein du Conseil national des universités, instance universitaire chargée de gérer les carrières des enseignants-chercheurs dans notre douce France, qui suscite l'exaspération. Pourquoi ? En raison du comportement du gouvernement qui a révélé, à cette occasion, le mépris dans lequel il tient la communauté universitaire. L'idée d'une telle section a été défendue par un groupe de personnalités dont certaines, parmi les plus actives, n'ont pas d'autre légitimité que celle qui leur a été discrétionnairement octroyée par le pouvoir politique, indépendamment de tout critère d'ordre scientifique. Au prétexte fallacieux que l'Université française serait en retard sur tous les grands pays en raison du traitement dérisoire qu'elle accorde à cette science, les promoteurs de cette section ont obtenu ce qu'ils désiraient, à force de copinage politicien.

Illustration : amitie-entre-les-peuples.org