Photo_Justice_par_Eric_E._Johnson_sur_flickr.jpgLa justice des mineurs, en France, fût longtemps un objet de fierté. Elle a servi de référence à de nombreux pays et les principes d’action de l’ordonnance du 2 février 1945 continuent d’inspirer des réformes législatives à l’étranger. Paradoxalement, aujourd’hui, en France, ce qui a fait la force et l’originalité de notre modèle de justice des mineurs est délégitimé et déconstruit. Sous la double pression d’une inflation législative sécuritaire et de restrictions budgétaires notre justice des mineurs tend à devenir une justice de stigmatisation et d’exclusion. Pourtant, le projet que l’on conçoit pour l’enfance en difficulté permet toujours de mesurer l’ambition que porte une société à sa jeunesse. Pour renouer avec un traitement de la délinquance des mineurs efficace sur le long terme, il est temps de restaurer les leviers éprouvés, de revenir sur les errements et de favoriser la diffusion des bonnes pratiques.
A la veille d’une échéance démocratique importante, l’Association Française des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille (AFMJF) soumet aux candidats à l’élection présidentielle ses constats et ses propositions.