Changement_de_cap.jpgLe Conseil national des villes (CNV) veut relancer le débat. Après la publication, en janvier dernier, d’une enquête cinglante sur la politique de prévention de la délinquance alors menée par le gouvernement de François Fillon, cette instance consultative, présidée par le Premier ministre et composée d’élus et de professionnels de banlieue, renouvelle son appel à une redéfinition de l’action gouvernementale.
Sous la forme d’une note d’orientations, adoptée le 13 septembre, le CNV fait passer le message : la loi du 5 mars 2007 sur la prévention de la délinquance est – tout autant que le plan éponyme mis en œuvre en 2010 – « en décalage profond avec les besoins locaux », car « centrée sur le traitement de la délinquance et le renforcement des sanctions, plutôt que sur la prévention de la délinquance ».
Ce constat d’échec, relayé ces dernières années par les inspections générales du ministère de l’Intérieur comme par les associations d’élus, s’appuie sur un diagnostic particulièrement sévère.

Illustration : chroniquescathares.blog.lemonde.fr