Image_laborantin.jpgElle est l'une des rares figures du monde de la recherche médicale à s'être rebellée et à avoir porté l'affaire devant la justice. Audacieuse mais "pas suicidaire", elle préfère ne pas exposer son nom pour ne pas contrarier de prochains entretiens d'embauche.
A 32 ans, cette ingénieure, mariée et mère de deux enfants, a enchaîné onze années de contrats à durée déterminée dans un centre de recherche en cancérologie à Nantes avant de se retrouver sur le carreau. Pour l'heure, "c'est la galère", dit-elle – après douze CDD, et six avenants prolongeant ces contrats, "au sein d'une seule et même équipe de recherche médicale".
Longtemps, elle a cru à un CDI, "jusqu'à ce que le couperet tombe". Et que l'administration lui signifie son congé définitif. "On m'a certifié que cela n'avait rien à voir avec mes compétences et mon investissement, mais qu'il s'agissait d'une aberration administrative. Désormais, j'ai trop d'ancienneté pour signer un nouveau CDD. Il n'y a pas le budget pour pérenniser mon poste, juste les crédits pour lancer un nouveau CDD."