Logo_Genepi.pngIl aura fallu l’intervention du ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, pour que la direction de l’administration pénitentiaire revienne, mardi 18 avril, sur sa décision de réduire de 42 % la subvention accordée à l’association d’étudiants Genepi (sigle de Groupement étudiant national d’enseignement aux personnes incarcérées).
Le Genepi, fondé dans les années 1970, n’est plus le groupement des « gentils étudiants de Sciences Po » qui donnent des cours aux détenus. Si l’association a depuis toujours pris des positions publiques assez virulentes sur la politique carcérale et la condition des détenus, elle a modifié son objet social en 2011. Il ne s’agit plus de « collaborer à l’effort public en faveur de la réinsertion sociale des personnes incarcérées », mais d’œuvrer « en faveur du décloisonnement des institutions carcérales par la circulation des savoirs entre les personnes incarcérées, le public et ses bénévoles ».