palais_de_justice_2.jpgCette thèse essaye de comprendre comment le système judiciaire hexagonal réussit à concilier ses exigences d'indivisibilité et d'égalité avec la pluralité des territoires. L'analyse, qualitative et quantitative (exploitation des données des juridictions et du casier judiciaire national) montre que les institutions judiciaires sont productrices d'injustices. Plus ou moins asphyxiés par les flux de délits à réprimer, les tribunaux de grande instance ne condamnent pas uniformément à l'échelle nationale, d'autant plus qu'ils doivent suivre les priorités définies dans la politique pénale des procureurs. Possédant une propension diverse à devenir de véritables acteurs politiques de leur territoire, ces derniers accentuent l'iniquité du système. L'égalité républicaine est abandonnée au profit d'une stigmatisation des territoires les plus défavorisés qui sont plus sévèrement condamnés que ne laisserait attendre la géographie des délits.