Rixe_dans_la_rue.jpgEn 2017, le ministère de l'Intérieur a recensé 218 rixes. Un chiffre élevé, mais à relativiser selon le sociologue Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS au laboratoire méditerranéen de sociologie, et auteur de nombreux ouvrages sur les homicides, la banlieue ou les politiques sécuritaires. En 2007, il a notamment dirigé avec Marwan Mohammed un livre réunissant des historiens et des sociologue pour faire le bilan des connaissances à ce sujet (Les Bandes de jeunes : des « blousons noirs » à nos jours, éditions La Découverte). Pour lui, cette actualité, bien qu'anxiogène, n'a rien de nouveau. Le sentiment d'insécurité serait d'ailleurs plutôt paradoxal, puisque les rixes entre bandes ont tendance à se faire plus rares sur le long terme.

Photo : lepoint.fr