Ving-huit attaques contre des populations roms ont été comptabilisées fin mars par l’association La Voix des Rroms. Ces dernières font suite à des messages circulant en France au sujet d’enlèvements présumés d’enfants par des Roms conduisant une camionnette blanche. Les motifs évoqués ? Viols d’enfants ou « trafics d’organes ».
Or ces rumeurs, suivies d’actes extrêmement graves sont loin d’être récentes ou anodines en France : plusieurs agressions et attaques avaient déjà été commises en 2018, notamment dans l’Essonne. Désormais elles se sont intensifiées. Comment comprendre ces mécanismes psychologiques qui entretiennent et nourrissent la rumeur au point de déclencher de véritables assauts organisés à l’encontre d’une population ?