Au terme de cette enquête, il apparaît fondé d’évoquer une « culture pénale partagée » entre Français et Allemands. Si sur des questions d’ordre général (finalités de la peine, rétablissement de la peine de mort, auto-positionnement politique sur une échelle gauche-droite) les préférences des deux populations divergent, leurs perceptions de la justice pénale et de son travail, et surtout leurs jugements sur les cas concrets sont souvent très proches. Par ailleurs, les facteurs socio-démographiques entrant en jeu dans la détermination de la peine prononcée pèsent d’un plus faible poids que les préférences idéologiques ou les représentations sociales : toutes choses égales par ailleurs, la représentation que l’on a de la justice et de son travail, ou bien de l’efficacité des peines, pèse d’un poids plus décisif que les facteurs démographiques.