Le conseil des prud’hommes de Paris a donné raison de manière éclatante à vingt-cinq travailleurs du bâtiment, tous Maliens, tous sans-papiers et non déclarés par leur employeur à l’époque des faits, en 2016. Ils se sont vu accorder chacun près de 37 000 euros, en rappels de salaires et avantages afférents, mais aussi comme indemnisation de la non-déclaration de leur travail à l’administration, des conditions de travail dangereuses qu’ils ont subies, et, donc, de la discrimination dont ils ont été l’objet sur leur lieu de travail, en tant que groupe. Le jugement dénonce explicitement un « système organisé de domination raciste » existant sur le chantier. L’employeur est une petite entreprise du bâtiment, MT BAT, qui a été liquidée en 2017. C’est donc l’AGS, l’organisme d’assurance financé par les cotisations patronales, qui versera les sommes.