A rebours de la Loi Biodiversité de 2016, le texte de loi ré-autorisant le retour des insecticides tueurs d’abeilles vient d’être adopté. Les milliers d’études scientifiques sur les conséquences des néonicotinoïdes sur l’environnement et la santé humaine n’auront pas fait le poids face aux exportations et à la dite « souveraineté » agroalimentaire de la filière betterave sucrière.
Dans le même temps, un projet de loi baptisé « ASAP » (Accélération et simplification de l’action publique) a été adopté par les députés. Sous couvert de « simplification », ce projet de loi détricote un peu plus le droit de l’environnement et met à mal la possibilité pour les citoyens de participer aux décisions qui affectent leur environnement. Avec ce texte, les préfets pourront décider de se dispenser de l’avis de certaines instances de concertation locales ou de remplacer l’enquête publique par une simple consultation sur internet. Ils pourront aussi autoriser un industriel à débuter des travaux sur un site avant même que cet industriel ait obtenu l’autorisation environnementale nécessaire. Des amendements réduisent également les possibilités de recours des associations et des citoyens, notamment en matière d’irrigation.