Photo_Justice_par_Eric_E._Johnson_sur_flickr.jpgLa mobilisation de toutes les catégories de fonctionnaires de justice et de police ainsi que des avocats est assez impressionnante. C'est une vingtaine d'organisations syndicales, tous métiers et toutes tendances confondues, qui soutiennent un manifeste et une pétition lancés pour refuser d'être les boucs-émissaires du pouvoir politique à la suite d'un nouveau fait divers dramatique. Ces fonctionnaires déclarent qu'ils n'ont plus les moyens de travailler (et notamment d'assurer le suivi des personnes condamnées), ils accusent le gouvernement d’amputer les budgets alloués au recrutement de personnels et au développement des partenariats qui permettaient pourtant la prise en compte individualisée des personnes placées sous main de justice, ils exigent du ministre de la Justice qu’il rende publics les rapports dont il était destinataire au sujet de la situation nantaise. L'ensemble de ces acteurs de la "chaîne pénale" appellent à une journée de manifestation le 10 février.
Le gouvernement dénonce un mouvement "pour une large part orchestrée par des syndicats". C'est un fait, mais qui ne dit rien sur le fond. Or la mobilisation était plus que prévisible tant ont été nombreux les signaux d'alarme envoyés ces derniers mois (voir par exemple notre précédente chronique sur le Livre blanc de l'USM). Nous reviendrons bientôt sur ce sujet, pour en analyser les ressorts profonds.