Image_cite_par_borix1_sur_flickr.jpgLe Premier ministre entend « renforcer la politique de la ville ». Le communiqué de presse diffusé ce 18 février indique qu'« il a réuni le comité interministériel des villes (CIV) afin de définir les orientations politiques qui guident l’action du gouvernement en faveur des habitants des quartiers prioritaires. (...) (il) a arrêté la feuille de route pour les mois à venir de chacun des ministères concernés ». Il s'est voulu volontariste et optimiste : « la situation change et des évolutions très encourageantes méritent d’être soulignées ». Il a annoncé des contrats d'autonomie pour les jeunes, des places en internat ainsi que le lancement de « l’acte II de la rénovation urbaine ».
Faut-il en rire ou en pleurer ? Ces quelques contrats et places en internat sont des gouttes d'eau dans la mer. Pour le reste, le Premier ministre n'a fait que réaffirmer ce qui existe déjà et annoncer sans calendrier des réformes en souffrance depuis des années, à commencer par la géographie de la politique de la ville dont on annonce toujours la révision. Il n'a pas tenu compte des évaluations scientifiques réalisées ces dernières années. Et si l'essentiel des budgets continue à être englouti dans la rénovation urbaine - c'est-à-dire principalement dans le béton -, on peut déjà prévoir que la situation globale des quartiers n'est pas prête de s'arranger.

Actualisation (22 février) : cette opération de communication du Premier ministre a également été critiquée vertement par l’Association des maires de Ville et banlieue ainsi que par l’Association des maires des grandes villes de France.

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