une-ravi-121-250.jpgVous terminez un livre sur le clientélisme à Marseille. Quel en est le fil rouge ?

Je m’intéresse depuis longtemps à la notion de gouvernance. D’autant qu’elle est aujourd’hui très à la mode et qu’on a tendance à la vider de son sens puisqu’on la dépolitise. Or, par essence, gouverner, c’est choisir. Notamment de donner à certains et pas à d’autres. Je me suis donc intéressé à la manière dont on gouverne une ville - en l’occurrence, Marseille - à travers la redistribution de ressources : les logements, les emplois, les subventions... Et donc, à comment une élite politique, à travers le pouvoir discrétionnaire dont elle dispose pour répondre à la demande sociale, établit une hiérarchie entre différents groupes sociaux.