Photo_CNAM_wikipedia.jpgAlors qu’il existe une seule unité d’enseignement de criminologie au CNAM qui a reçu 17 inscrits en 2011-2012 et 16 inscrits en 2012-2013, la direction du CNAM propose de créer quatre postes de criminologie pour la rentrée 2014. On peut en effet lire dans les propositions de renouvellement et de création de postes d’enseignants-chercheurs de l’École Management et société (MS) du CNAM, les demandes de création d’un poste de professeur de Finances criminelles, au sein du département économie finances assurance banque (EFAB), et d’un poste de maître de conférences en sciences criminelles au sein du département DISST. Parmi les propositions de l’École des sciences industrielles et technologies de l’information ( SITI) du CNAM, il est également prévu de créer deux postes : un Professeur spécialisé en Cyber criminalité dans le département Informatique, et un professeur en criminalistique dans le département d’ingéniérie mathématique (Imath).
Rien ne justifie ces propositions : ni la procédure d’instruction, ni les priorités pédagogiques et scientifiques du CNAM, ni une soi-disant « demande ministérielle ». Depuis les tentatives d’imposer au CNAM un pôle national de criminologie, avec l’appui du président Sarkozy, c’est toujours la même démarche : instrumentaliser le CNAM pour développer une orientation et un courant en matière de criminologie en dehors de toute confrontation avec le monde académique, sans concertation avec les enseignants-chercheurs du Conservatoire, leurs équipes pédagogiques et de recherche. Le CNAM mérite mieux que de servir de refuge à de telles manœuvres.