Photo_Jacques_Chirac_Rue_89.jpgL'ouverture du procès de Jacques Chirac (proche ou à plus forte raison reportée) mérite une réflexion qui va au-delà du cas particulier en s'interrogeant sur la tolérance dont ont longtemps bénéficié beaucoup d'acteurs politiques. Certes, la situation a un caractère exceptionnel qui voit un ancien président de la République assigné en justice pour des faits d'apparence dérisoire par rapport à la prestigieuse fonction qu'il a occupée. Certains s'interrogent sur l'opportunité d'une telle mise en jugement et parlent de « procès d'épicier ». Et l'on peut parier qu'ils seront de plus en plus nombreux à se faire entendre dans les prochaines semaines.
Alors, ce procès est-il inutile ? Pire, dégrade-t-il le fonctionnement de la démocratie par un mélange de rigorisme moral et d'intransigeance juridique ? Les défenseurs de cette thèse sortent peu à peu du bois. Que leur répondre ?