Photo_superblinkymac_flickr.jpgAu moment où la loi du 11 octobre 2010 « interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public » vient d’entrer en vigueur, l’Open Society Foundations (OSF), basé à Londres, communique les résultats d’une recherche rapide réalisée à l’automne 2010 en France auprès de 32 femmes portant le voile intégral. Certes, 32 femmes, ce n’est pas beaucoup, mais c’est plus qu’on n’en avait jamais interrogé, puisqu’aucune enquête sur ces femmes n’avait été réalisée avant que l’interdiction soit décrétée. Par ailleurs, ce n’est pas mal si l’on tient compte du fait que les femmes en question ne courent pas les rues… Pour pallier autant que possible le petit nombre de l’échantillon, l’enquête a été menée dans des contextes variés : Paris et sa région, Marseille, Lyon, Avignon, Rennes, et quelques petites villes. La démarche de l’OSF commence à être connue : il s’agit de confronter les discours médiatiques ou politiques avec les réalités que vivent ceux et celles dont on parle sans qu’ils aient eux-mêmes voix au chapitre. Donc d’introduire un effet de réalité dans un débat dominé par la méconnaissance et la peur.